• Interview de Richard Armitage :

    Dr Jekyll and Mr Hyde pour Audible, My Zoe, et le Hobbit et plus encore.

    15 novembre 2017

     

    Photos © Audible / NBC / Warner

    Article original à lire ici

    Traduction de l'anglais réalisée par Jolie pensée

     

     

    Richard Armitage discute avec nous de sa nouvelle production pour Audible, Dracula,

    Le Hobbit, ses projets à venir et plus…

     

    Il y a juste un mois, nous avons eu le plaisir de discuter avec Richard Armitage pendant la promotion de Pilgrimage, mais le hasard (et sa productivité) faisant, nous avons eu la chance d’assister à une prise pour sa prochaine performance vocale avec Audible, "Mr Jekyll and Mr Hyde". (1)

    Le roman classique de Robert Louis Stevenson s’intègre dans « The monster collection », une trilogie gothique incluant une lecture de "Frankenstein" par Dan Stevens et "Dracula" par Greg Wise. Il y a aussi une préface de Dr Maria Mellins et Dr Peter Howell, maîtres de conférence Sénior en littérature gothique à l’université Sainte Marie de Londres, qui aussi étrange que cela puisse paraître sont les deux personnes avec qui j’ai pris le plus de plaisir à travailler depuis des années, le monde est petit.

    Notre conversation nous a permis de trouver Richard en forme comme d’habitude, nous avons discuté du procédé et de sa liberté dans son travail vocal, la nature de l’horreur, ses projets à venir et juste un petit peu du roi sous la montagne…

     

    - Den of GeekDoG : Comment Audible s’est rapproché de vous pour travailler sur "Dr Jekyll et Mr Hyde" ?

    RA : J’ai beaucoup travaillé pour Audible. Je fais quelque chose avec eux environ une fois par an, parfois deux. En général je fais plutôt un long livre et ces petites choses qui prennent parfois une journée ou une journée et demi. J’ai fait quelques petites choses pour la Saint-Valentin il y a quelques années, j’en ai fait une pour Noël et je n’en avais pas encore fait pour Halloween, donc ils sont venus et m’ont dit « Tu aimerais lire ce livre ? », c’est quelque chose que j’aime vraiment faire, donc j’ai dit oui et j’aime la littérature gothique, ça me correspond vraiment !

     

    DoG : Est-ce qu’ils vous ont soumis un choix de livres à lire ou avaient-ils "Jekyll and Hyde" en tête pour vous ?

    RA : Non, c’était celui qu’ils voulaient que je lise, mais parfois il y a une sélection et je ne connaissais pas vraiment ce livre, je connaissais l’histoire comme beaucoup de personnes mais ça a été une réelle surprise pour moi quand j’ai lu le livre et c’est intéressant parce que vous vous imaginez un roman beaucoup plus gros, plus lourd parce que tout le monde a beaucoup écrit là-dessus, mais finalement c’est juste une suite de lettres, presque comme le fichier d’un médecin, j’ai trouvé ça fascinant.

     

    DoG : C’est intéressant que vous disiez cela, parce que je pense que particulièrement avec les histoires d’horreur ou la littérature gothique, il y a eu tellement d’interprétations à travers les âges, vous vous imaginez que vous connaissez l’histoire et quand j’ai relu "Frankenstein" il y a quelques années, j’ai été surpris par la petite taille du livre par rapport à mon souvenir parce que ça a été tellement dilué par la quantité de films ou de versions pour la télé.

    - Den of GeekRA : Oui c’est une histoire, dans une histoire, dans une autre histoire. Il y a 3 niveaux de Frankenstein.

     

    DoG : Vous disiez que vous aviez travaillé sur de longs livres pour Audible, mais ce doit être légèrement plus intimidant comparé à la lecture d’un script, parce qu’on ne peut pas le faire à la va-vite ?

    RA : Vous savez quoi, quand je lis un script, c’est intéressant – je n’avais pas réalisé cela jusqu’à ce que je parle avec d’autres personnes de ma façon de préparer un projet – mais quand je lis un script, je lis les mises en scènes à voix haute, je lis vraiment les lignes à haute voix, parce que ça change la connexion avec l’histoire et j’aime lire les mises en scène, parce que ça place la scène dans mon imagination et je suis vraiment vieille école  quand on en arrive à la « storytelling » (2) et la simple construction d’un audiobook, comparé à un film très high tech en haute définition, il n’y a pas vraiment de différences, tout commence par « il était une fois », bon, je ne dis pas vraiment ces mots mais je lis les lignes de mise en scène de la même manière.

    Je m’intéresse à un script en ce moment et c’est super de voir comment vous interprétez juste sur papier et bien sûr quand ils le mettront en image ou… Ce n’est pas toujours pareil quand vous l’avez en image, mais avec un audiobook, je contrôle tout, je m’assieds là et je lis l’histoire comme je la ressens. Ça m’a pris un long moment pour prendre conscience de ma vision, la mienne est probablement traditionnelle, mais c’est unique, et chaque personne aura une version différente de cette histoire et faire que ça titille leur propre imagination est très important.

     

    DoG : Et il y a une différence entre ce que vous avez en tête et comment ça sonne vocalement parlant, particulièrement si vous lisez un long récit et si vous interprétez les voix des personnages ?

    RA : Ça dépend vraiment de l’auteur, la plupart du temps, un auteur historique ou un auteur d’une certaine période parce qu’il n’y avait aucune idée de créer un personnage à l’écran donc les mots utilisés pour décrire les personnages, leur apparence, de quoi ils avaient l’air, comment ils se tenaient et toutes ces choses. En fait il y a plus de détails dans les écrits du courant dramatique que dans l’écriture contemporaine parce que nous sommes plus habitués à une description visuelle qu’à une description littéraire.

    Avec Stevenson ou Dickens, c’est beaucoup beaucoup plus clair dès le début, on saisit l’apparence du personnage, de quoi il a l’air et éventuellement il va tomber dans le stéréotype ou l’archétype si j’ose dire, mais j’aime assez ça. Je pense que le fossé entre le stéréotype et l’archétype est vraiment ténu et souvent quand on trouve un archétype c’est parce qu’il y a quelque chose de reconnaissable et c’est simple. Quand vous parlez d’un docteur, par exemple dans Jekyll et Hyde, on saisit l’époque, ils sont bien éduqués, plutôt studieux et c’est assez facile à reconnaître, mais c’est bien de casser ces stéréotypes aussi, j’ai un peu fait cela avec ce livre.

     

    DoG : Quand vous parlez de la liberté d’interprétation, est-ce que vous avez un directeur ou est-ce que c’est plus un technicien audio ?

    RA : Un peu les deux. Ce sont des techniciens audio mais il m’arrive parfois de leur dire « est-ce que tu penses que c’est une bonne voix pour ce personnage ? » et ils me disent « Oui, fais un peu plus comme ci ou comme ça » ils gardent aussi une trace de toutes les différentes voix que j’ai créées, particulièrement chez Dickens où il y a pléthore de personnages.

    Parfois vous vous surprenez à répéter un type parce qu’il peut correspondre à des centaines de personnages, donc ils vont surveiller ça. On les crée séparément donc c’est bien d’être guidé par quelqu’un et lui dire « est-ce que ça marche ? » et ils vous répondent « oui, oui, c’est vraiment bien, c’est drôle ou essaye de le faire plus profond » donc c’est bien qu’il y ait cette personne avec qui échanger.

     

    DoG : Donc c’est presque comme avoir un public en live plutôt qu’un directeur en soi, non ?

    RA : Oui c’est exactement ça, mais je pense aussi qu’Audible et le directeur veulent que vous alliez de l’avant, ils s’intéressent à votre interprétation et j’adore créer les voix de tous ces personnages, donc c’est plus une performance qu’une simple lecture, mais je crois que si j’abordais quelque chose qui serait plus dans le documentaire, j’aurais une lecture plus neutre pour ne pas m’éloigner du sujet.

     

    DoG : Quand je pense à Jekyll and Hyde, génériquement parlant, je me dis que ce qui est le plus impressionnant, c’est que pour un livre écrit en 1886, il n’a rien perdu en résonance. La société évolue technologiquement parlant et dans d’autres domaines, mais mon interprétation est que la civilisation ressent comme une retenue anormale pour l’humanité, comme si on luttait perpétuellement contre nos désirs irrépressibles.

    RA : Je comprends et ce qui m’a intéressé et ça m’a paru très réel, parce que comme je l’ai dit précédemment, ça ressemblait à une suite de documents venant d’un psychologue, donc à un moment quand vous lisez ça, vous vous dites que ça ne ressemble pas à de la fiction, ça ressemble juste au compte-rendu de la vie d’un homme qui travaillait sur l’addiction aux drogues et les problèmes de santé mentale et quand vous ramenez ça à notre époque, parce qu’on a l’impression qu’une conversation démarre, mais la conversation que nous avons en ce moment sur la santé mentale, les anti-dépresseurs et ce sentiment, particulièrement chez les hommes, et effectivement dans cette histoire, le protagoniste en vient au suicide et je pense que c’est exactement ce que vous venez de dire, on a évolué technologiquement mais sur le plan humain on a les mêmes problèmes et pour moi c’est le cœur de l’histoire.

    DoG : Je crois toujours avec les histoires d’horreur, comme avec beaucoup de genres, on est pris par un truc énorme et la raison pour laquelle j’ai toujours aimé cela, c’est que ça contient bien plus que ce que les gens en perçoivent. Ça peut être ouvertement politique et les gens l’ignorent presque, peu importe le message que vous faites passer. Quelle relation avez-vous avec la littérature ou les films d’horreur ? Est-ce que vous avez baigné dedans dès l’enfance ?

    RA : J’ai toujours été contre ça pour être honnête. Je ne vois pas forcément ça comme de l’horreur, je vois ça comme… du gothique, la source du psychisme et de la psychologie, ce côté de l’horreur me captive. Le genre de Stephen King est un peu une version moderne de ça mais quand ça tourne au gore avec du sang et des boyaux je décroche et si ça bascule un peu trop vers un monde socio-religieux, comme "La Malédiction" (3), je décroche un peu aussi.

    Mais ce genre d’analyses médicales, j’adore. L’horreur est très à la mode (ndlt : du jour – en français dans le texte) en ce moment et je pense que c’est une sorte de remarque sur où on en est politiquement et sociétalement parlant. Je pense que les gens se tournent vers l’horreur parce que c’est un peu comme une saignée si vous me passez l’expression. Je pense qu’on aime ça parce qu’on a comme envie de vomir notre maladie dedans. Je le ressens comme si on était pas au mieux à un certain moment  et on regarde l’horreur comme une façon de se purger.

    DoG : C’est un genre purificateur, les films sont souvent décrits comme des circuits de montagnes russes, mais avec l’horreur, ce peut être un processus purificateur pour se soulager en s’impliquant.

    RA : Oui, la transformation est intéressante aussi, je pense que les gens aiment vraiment l’idée, parce qu’on essaye toujours d’échapper un peu à soi-même, que ce soit un demi-verre de vin pour vous relaxer ou de choses beaucoup plus extrêmes que cela. Dans chaque aspect, même en se distrayant, on a besoin d’être transportés et cette histoire est un peu la source de cette transformation et ça m’a toujours intéressé, on essaye toujours de sortir un peu de soi-même.

    - Den of GeekDoG : C’est intéressant parce que quand vous travailliez pour Hannibal, pour le coup c’est généralement vu comme de l’horreur, mais le dragon rouge est plus psychologique dans le sens où il dérange.

    RA : Oui, c’est un homme qui a tellement souffert, il se détestait lui-même, il voulait vraiment changer de peau, transformer son corps physiquement, d’où les tatouages dans le dos, parce qu’il veut se transformer en quelque chose autre que lui, quelqu’un de plus puissant encore, c’est peut-être particulièrement masculin, mais pas nécessairement, non ? Je pense que beaucoup de gars vont faire du sport parce qu’ils pensent « je veux un corps plus beau, je ne veux pas être moi-même, je veux une nouvelle version de moi-même », fascinant, non ?

    DoG : Finalement, la recherche de la paix intérieure est un peu comme une longue quête en quelque sorte ! La dernière fois que je vous ai parlé, pour "Pilgrimage", vous aviez parlé d’un film irlandais inspiré d’une histoire vraie au tournant du siècle ? C’est toujours d’actualité ?

    RA : Je suis parti à Berlin pendant 5 mois, donc tout est en attente, mais c’est mon projet, comme une passion donc je ne vais pas le laisser tomber, mais c’est toujours en phase de développement, et je vais me replonger dedans.

    DoG : Vous vous le gardez sous le coude !

    RA : Oui, j’ai une autre chose que je prépare pour février avec Julie Delpy ("My Zoe"), qui est mon prochain projet, c’est une histoire vraiment cool d’un couple qui est en train de se séparer et ils s’occupent de leur petite fille, c’est un peu une relation tragique et ça tourne à la … ça touche à la science-fiction dans le dernier tiers. C’est une super oeuvre, c’est elle qui l’a écrite et qui la dirige, c’est super.

    DoG : Ah super, et quand allez-vous commencé à le filmer ?

    RA : Nous faisons les préparatifs juste avant Noël et nous commençons à filmer en février. Ce sera filmé à Berlin. Il y aura Julie Delpy, Daniel Brühl, Gemma Aterton et moi. C’est un petit casting mais c’est une histoire fantastique.

    DoG : Donc un retour à Berlin pour vous du coup.

    RA : Berlin, Londres et Moscou. Ce sera une petite aventure très intéressante !

    DoG : Quand j’ai publié la dernière interview que j’ai faite avec vous, c’est la première fois qu’il y a eu une telle activité sur mon compte Twitter alors qu’habituellement, il reste sans intérêt. Vos fans vous soutenaient incroyablement, alors j’ai demandé à RA US si elles avaient une question particulière pour vous. Une concernait la télé, une sur le cinéma, une sur la scène et une autre sur l’audio, alors laquelle préférez-vous ?

    RA : Hum… la scène.

    DoG : Elles disaient que l’annonce de "Macbeth" était une belle surprise, mais vous êtes si bon dans les comédies, est-ce que vous avez cherché d’autres projets théâtraux avant et quelles sont les chances que vous cherchiez une comédie socialement plus pertinente comme "Love, Love, Love" ?

    RA : L’annonce de "Macbeth" était sûrement un peu prématurée, on parlait de cette pièce, mais il y a 3 autres "Macbeth" en cours à Londres en 2018, donc on va peut-être revenir sur cette idée ! (rires) et repartir sur autre chose que nous avions déjà abordée, plus social… (4) quelque chose qui n’a encore jamais été fait, une pièce grecque.

    C’était donc une sorte de fausse piste, mais je cherche. Je suis allé voir récemment la nouvelle pièce de Mike Bartlett (5) « Albion » à l’Almeida qui est probablement la meilleure pièce que j’ai vue ces 5 dernières années. J’ai adoré travailler sur ses textes et je recherche une comédie, mais j’aime aussi ces choses qui vont provoquer la conscience sociale et si vous arrivez à faire ça dans une comédie, ou une comédie noire, eh bien je pense que vous faites ce qu’il y a de mieux dans le théâtre, donc je vise quelque chose comme cela.

    DoG : J’étais un peu limité la dernière fois que nous nous sommes parlés et je n’avais pas évoqué le "Hobbit" du tout et j’étais curieux, parce que ça a occupé votre vie si longtemps, particulièrement avec toutes les conférences de presse. Maintenant avec du recul, comment le ressentez-vous ?

    - Den of GeekRA: Ça me manque et j’ai adoré travailler en Nouvelle-Zélande, j’ai adoré travailler avec Warner Bros, j’ai travaillé 3 fois avec eux jusqu’à maintenant et j’ai travaillé sur "Ocean’s 8" au début de l’année, film qui sortira en juin l’année prochaine, donc je vais repartir dans les conférences de presse pour la promotion du film. C’est bien parce que vous faites autant d’effort à travailler sur le film qu’à le faire réellement et il m’est arrivé de détester cette partie du travail mais maintenant j’aime ça. Parce que c’est le moment où vous sortez du film, vous parlez face à face avec les fans, parfois avec les films indépendants on fait des festivals et comme la diffusion du film est limitée, vous ne vous attendez pas toujours à parler avec beaucoup de gens et parler de vos projets donc à cet égard, je pourrais parler du Hobbit le restant de mes jours tellement que j’y ai pris du plaisir.

    J’étais sur le point de travailler avec Peter Jackson, Philippa Boyens et Fran Walsh cette année sur le dernier film de Christian Rivers (Mortal Engines) (6) , mais je n’ai pas pu le faire à cause de Berlin Station, mais je sais que je travaillerai à nouveau avec eux à l’avenir et je retournerai en Nouvelle-Zélande. Le Hobbit a laissé une telle empreinte en moi que c’est comme un petit cœur battant pour lequel j’aurai toujours énormément de reconnaissance.

    DoG : C’est une façon adorable de le décrire. Et il faut que je vous dise que mon fils qui a 3 ans, qui a vu quelques scènes des deux premiers volets du "Hobbit" est en train de composer des chansons pour vous parce qu’il a l’air de croire que vous et les nains pourriez chanter une chanson qui s’appelle « Special pie » !

    RA : Special pie ! Oui qu’on le fasse ! C’est une bonne chanson, il faut qu’on aille l’écrire, Special pie !

    DoG : Je mettrai un copyright sur les paroles quand il aura fini de l’écrire dans quelques années ! Merci encore pour le temps que vous m’avez consacré et bonne continuation pour la suite.

    RA : Merci beaucoup, j’étais content de parler avec vous !

    DoG : Richard Armitage, merci beaucoup !

     


     

    NDLT :

    • (1) "Dr Jekyll and Mr Hyde" en français « L’étrange cas du Dr Jekyll et M. Hyde » est une nouvelle de Robert Louis Stevenson, écrivain écossais, écrite en 1886. On connaît Stevenson surtout pour « L’île au trésor ». Cette nouvelle raconte l’histoire d’un médecin, le Dr Jekyll qui met au point une drogue lui permettant de séparer ses bons côtés de ses mauvais. Le soir venu, c’est le mauvais côté qui prend le dessus et transforme le médecin en M. Hyde. De nombreuses interprétations cinématographiques ont été réalisées, des plus fidèles au plus parodiées, comme "Dr Jerry et Mr Love" avec Jerry Lewis.
    • (2) Le storytelling est une technique utilisée dans le marketing, la littérature ou la politique qui consiste à mettre l’accent sur les points qui vont susciter l’attention, l’émotion du lecteur, de l’auditeur ou du spectateur. C’est une sorte de mise en récit de l’histoire. Dans le cinéma c’est une lecture à voix haute de l’histoire avec tous les intervenants. Le metteur en scène et les acteurs vont alors lire et donner les lignes directrices sur le ton de l’histoire et les émotions à faire passer, tout en exprimant leurs sentiments et points de vue.
    • (3) "La Malédiction", "The Omen" en anglais, est un film d’horreur de Richard Donner sorti en 1976.
    • (4) Nous pouvons imaginer Richard mimer avec les doigts des guillemets pour reprendre la formule de RA US.
    • (5) Mike Bartlett est un dramaturge anglais. C’est lui qui a écrit notamment "Love, Love, Love" dans laquelle Richard avait joué. Il a écrit également pour la télé (Dr Who par exemple) et de nombreuses reprises théâtrales.
    • (6) Christian Rivers est un dessinateur et technicien en effet spéciaux qui a beaucoup travaillé avec Peter Jackson puisqu’il a collaboré avec celui-ci sur "King Kong", les trilogies du "Seigneur des Anneaux" et du "Hobbit". Il a d’ailleurs reçu un Oscar et une récompense de la British Academy of film pour son travail dans "King Kong". En 2015 et 2016, il réalise deux courts métrages et en 2018, il réalise son premier film, "Mortal Engines".
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  • Interview exclusive avec Richard Armitage sur son nouveau film Pilgrimage,

    le lien avec ses personnages, et plus encore

    9 juillet 2017

     

    Photos © RLJ Entertainment

    Article original à lire ici

    Traduction de l'anglais réalisée par Jolie pensée

     

    Alex Moreland a discuté avec Richard Armitage de son nouveau film Pilgrimage... 

     

    - Flickeringmyth.com RLJ Entertainment

    AM : Qu'est-ce que vous a attiré dans ce projet à la base ?

    RA : La période m'intéressait, j'ai toujours aimé cette partie de l'histoire. Je me suis souviens à l'école primaire, je m'intéressais à Richard Cœur de Lion et à la conquête normande (1). Dans cette version particulière de l'histoire, j'étais fasciné par ce garçon élevé pendant l'occupation de l'Irlande rurale et le conflit d'un groupe de moines pacifistes contre cette famille, en particulier Raymond de Merville qui, comme le jeune prince, a grandi en période de guerre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

     

    AM : Le film traite de la foi et de la force de conviction, etc. Quel est votre lien avec ces idées et est-ce qu'elles ont une place dans votre propre vie ? 

    RA : Je pense que ce qui m'a vraiment interpe pendant le tournage c'est quand la relique a finalement été révélée sur ce promontoire rocheux, chacun y mettant tout son espoir et tenant cet objet avec tant de vénération et de force que c'est devenu comme un mythe. Je pense dans un sens que la réaction du personnage dans cette histoire est un peu moqueuse (critique) et on fait un peu la même chose dans nos sociétés contemporaines. On porte des idées avec tant d'importance, quel que soit le Dieu dans lequel on croit, c'est projeter quelque chose dans quelque chose qui n'a pas de valeur. C'est le fil conducteur du film.

     

    AM : Pensez-vous que le film soit critique sur ce point de vue ?

    RA : Je trouve que vers la fin du film, vous commencez à réaliser que l'auteur Jamie (Hannigan, le scénariste) et le réalisateur (Brendan Muldowney) ont vraiment travaillé sur la camaraderie et la célébration de la vie au moment où se produit le carnage sur cette plage. Ils suggèrent qu'on ne devrait pas placer autant d'importance dans ces reliques et est-ce que ça vaut le coup de mourir pour ça ?

     

    AM : Quand vous regardez le film, trouvez-vous étrange de vous voir dans ce rôle ?

    RA : Oui, c'est toujours un peu étrange et une des choses que je devais faire était de jouer en français. Je travaillais au Canada quand j'ai eu le rôle et j'ai commencé à travailler sur la langue et les canadiens m'encourageaient alors je suis allé tourner en Irlande et le professeur m'a dit "oh vous parlez avec l'accent québécois". Alors elle a commencé à m'apprendre avec l'accent irlandais! Quand je suis allé sur l'autre lieu de tournage, ils m'ont dit que je parlais français avec l'accent irlandais. L'enseignant là-bas était belge donc j'ai fini par parler français avec l'accent belge. C'était sympa de préparer ce rôle, je me focalisais sur le langage de mon personnage, donc il colle assez à ce monde. J'ai aimé jouer son rôle, il est très sombre mais j'ai essayé de trouver les raisons et le déclencheur qui ont fait qu'il soit devenu comme cela.

     

    - Flickeringmyth.com RLJ EntertainmentAM : Sur ce point, vous avez précédemment parlé de quelque chose que j'ai trouvé assez intéressant qui est l'idée de chercher un certain dualisme dans vos personnages. Vous pourriez nous dire ce que vous entendez par là ? Avez-vous trouvé la même caractéristique dans ce personnage en particulier ?

    RA : Oui. Je crois, avec ce personnage, c'était assez difficile à trouver mais ce que j'ai fait, dès que le personnage a un rôle, dans le cas de Raymond c'est de suivre la relique à tout prix, même si cela peut lui coûter la vie, c'est un récit assez sombre, un but sombre à suivre. Vous devez comprendre ce qui le motive, même dans les moments les plus sombres, il reste humain, il a des éléments provocateurs. L'un d'eux est le fait que son père est faible, il dit de lui que c'est un lâche, et sa famille est en train de s'effondrer. Son but est de maintenir sa famille en vie et en prenant la relique et en se faisant bien voir de son roi, il combat cela en quelque sorte. Donc l'ambition est vraiment dans ses tripes et pour être honnête, en tant qu'acteur, je peux comprendre comment l'ambition peut vous dévorer à vos dépens. Il est donc question d'équilibre et malheureusement, Raymond n'a pas trouvé cet équilibre.

     

    AM: Pensez-vous que le personnage est franchement méchant ou est-ce que son ambition est trompeuse ? 

    RA : Vous savez, pour être honnête, je ne l'ai jamais considéré comme un méchant. Je le vois un peu comme un porteur de guerre, d'un point de vue moderne, on considère les belligérants comme des personnes méchantes, mais je pense que dans cette période brutale dont on parle, il aurait été considéré comme un héros ou un champion parce qu'il poursuit sa quête. Mais oui, j'avais comme un goût amer dans la bouche de jouer ça.

     

    AM : Pour revenir à ce que vous disiez sur les différentes langues, ce que j'ai trouvé intéressant dans Pilgrimage est la façon dont le langage est utilisé, en passant souvent de l'un à l'autre et bien sûr le personnage de Jon Berntal avait très peu de dialogues contrairement à vous. Est-ce que cela a une quelconque incidence sur votre performance ?

    RA : Eh bien chacun de nous à différents niveaux ne parlait pas forcément dans sa langue maternelle et ça aide pour s'immiscer totalement dans une autre époque, dans la peau d'un autre personnage. Je pense que ça pousse le texte dans une dimension plus poétique, ce que Jamie Hannigan a très bien réussi. Mais, comme vous disiez, le personnage de Jon Bernthal ne parle pas mais je pouvais le sentir, à chaque moment, dans chaque rapport que j'avais avec lui, tout ce qui faisait était écrit dans son esprit, il ne l'exprimait pas tout simplement. C'est quelque chose qui m'a toujours fasciné dans un personnage, la plupart du temps, vous ne dites pas la vérité, il y a plein de choses que vous voulez dire mais vous choisissez de ne pas les dire. Les silences sont très importants dans le langage. Oui je suis fasciné par le langage, je trouve tout cela intéressant.

     

    - Flickeringmyth.com RLJ EntertainmentAM : Ce que vous disiez sur le silence, l'intériorité, comment avez-vous travaillé le processus de réflexion et le profil de votre personnage ?

    RA : Le scénariste m'avait donné de nombreuses indications - Il venait de Rouen et avait grandi principalement en Irlande. Il y a eu l'occupation quand il était jeune homme, approximativement alors qu'il était adolescent, donc j'ai cherché dans les racines de sa famille, dans le manque de mère ou d'énergie féminine. Je pense que cela en dit pas mal sur le style et la tonalité de l'oeuvre. Je l'ai construit comme cela et je l'ai associé à des images, des musiques. Mais vraiment, c'est un peu comme un road movie linéaire, l'arrière-plan du personnage était décoratif. Il fallait qu'il y ait le ici, le maintenant et le après, c'est là qu'il fallait être avec ce personnage qui est quelqu'un de déterminé, ambitieux et qui va de l'avant.

     

    AM : Quelles sortes de musiques et d'images avez-vous utilisées pour ce personnage ?

    RA : Il a un artiste très kitsch qui s'appelle Odd Nerdrum (2), que j'ai utilisé à cette époque. En fait, j'ai trouvé un gros livre sur son œuvre et je l'ai envoyé à Brendan avant le tournage, parce que pour moi, cela représentait vraiment le monde. J'ai aussi utilisé un album de Joselyn Pook (3) qui fait une musique aux sonorités spirituelles, mais en même temps c'est très moderne et électronique. Je l'écoutais tous les matins dans la voiture pour aller sur le tournage.

     

    AM : Est-ce une chose que vous faites pour chacun de vos rôles ?

    RA : Oui, c'est ma manière de me concentrer. Parce qu'il y a tellement de distraction mentale quand vous travaillez sur un film que trouver un morceau de musique peut vraiment vous aider à focaliser votre esprit et vous remettre en place. Oui, j'ai tendance à faire ça.

     

    AM : Quand vous travaillez aux côtés d'un acteur comme Tom Holland qui a approximativement l'âge que vous aviez lorsque vous avez débuté il me semble, est-ce que cela vous rappelle votre carrière ? Auriez-vous un conseil à lui donner ?

    RA : Oui, en effet. Quand je repense à moi au même âge, c'est un acteur courageux, audacieux, inspiré, je ne pense que pas j'avais une once de son talent au même âge. J'ai beaucoup d'admiration pour lui. Il est tellement dévoué et voir autant d'engagement dans un acteur si jeune, c'est vraiment super et je crois qu'une incroyable carrière s'ouvre à lui.

     

    AM: Vous avez fait beaucoup de théâtre, de film et de télévision. Comment pensez-vous que ces différents arts affectent votre approche ?

    RA : Cela dépend de ce qu'on va me demander. Quand vous travaillez pour du théâtre, j'ai tendance à, c'est plus une habitude qu'une tendance, s'y adapter. Vous devez jouer 8 fois par semaine pendant douze semaines, vous devez être endurant. C'est la même chose pour un film, mais parce que vous jouez scène par scène vous pouvez garder votre énergie et la dépenser de différentes façons. Préparer un rôle est à peu près la même chose, avec le temps qui vous est imparti, vous essayez de contracter le plus de petites choses que vous pouvez pour votre rôle. J'écris beaucoup, et j'écoute de la musique, regarde des images et vous transportez votre imagination là où vous devez la transporter.

     

    AM : Vers où va votre choix ?

    RA : Je ne me suis jamais vu comme un acteur de cinéma, j'ai toujours été attiré par la scène. Mais j'ai travaillé plus sur des films que nulle part ailleurs et quand vous travaillez sur un film j'ai l'impression d'avoir beaucoup de temps, d'avantage que pour un téléfilm et particulièrement avec une production indépendante, j'ai l'impression que l'expérience est bien plus vaste. Donc pour le moment, j'aime beaucoup travailler pour des films indépendants au budget modeste, parce que c'est là que je fais évoluer ma carrière d'acteur et il n'y a pas de production terrifiée par les risques encourus. Donc pour le moment, c'est ce que je trouve excitant.

     

    AM : Que pensez-vous de la place des films indépendants dans cette industrie en ce moment ? Trouvez-vous qu'on les soutient assez ?

    RA : C'est toujours un grand combat mais je trouve aussi que les plateformes multimédia disponibles ont ouvert le champ des possibles pour voir un film. Sortir un film n'est plus un chemin de croix, Netflix et Amazon y ont contribué et ce sont de super plateformes pour diffuser des films. Les gens regardent les films de différentes façons, regarder un film à la maison sur un grand écran n'est plus un compromis. C'est bien, parce qu'au bout du compte, on veut juste travailler et faire de bons films. Maintenant, on se fiche de savoir si ça sort au cinéma ou pas.

     

    AM : Y a t-il des rôles que vous aimeriez jouer ou que vous n'avez pas pu jouer ? Rôles spécifiques ou d'autres genres ?

    RA : Je ne sais pas vraiment. Il y a plein de personnages historiques que j'adorerais jouer mais je ne suis pas assez vieux pour cela. Je suis en train de travailler sur un personnage dans un film que j'essaye de produire conjointement avec Irish Film Board, basé sur une histoire vraie et j'espère vraiment que je serai à la hauteur. J'aimerais bien aussi faire de la science-fiction. J'ai étudié la science-fiction que je préparais mon A-Level (4) et ça m'a toujours fasciné. Mon prochain projet s'aventure un peu dans la science-fiction, donc ça va être intéressant.

     

    AM : Bon cela nous amène à ma dernière question. Est-ce que vous pourriez nous en dire plus sur vos projets à venir ?

    RA : Oui, alors il y a un film écrit par Julie Delpy qu'elle va produire et diriger et qui s'appelle My Zoe. C'est un projet qui la passionne et elle travaille dessus depuis une dizaine d'années. Il y est question d'un mariage et de ce qui arrive à une petite fille, ça commence par une histoire de famille assez tragique et intéressante et il y a un peu de science-fiction.

     

    AM : En définitive, qu'aimeriez-vous que le public retienne de Pilgrimage et de votre travail en général ?

    RA : J'espère qu'ils seront transportés dans un monde et une époque très très loin de l'époque dans laquelle ils vivent, mais en même temps ils peuvent s'identifier aux passions de ces personnes d'il y  a des siècles, qui sont finalement comme nous le sommes maintenant, pleins d'ambition, de rage et très pieux. J'espère qu'on aura permis au public de s'y identifier. En ce qui concerne ma carrière et mon travail, je souhaite que le public ne me reconnaisse pas dans la peau de personnage mais qu'ils voient le personnage avant de me voir moi. C'était mon but ultime.

     

    AM : Richard Armitage, merci beaucoup 

     


    Ndlt:

    (1) Période du Moyen-âge au cours de laquelle le duc de Normandie Guillaume le Conquérant envahit le royaume d'Angleterre. Cette invasion a pour événement marquant la bataille de Hastings en 1066 qui se solde par une victoire des normands et est la source du rayonnement du duché de Normandie sur l'Europe.

    (2) Odd Nerdrum est un peintre contemporain norvégien autoproclamé kitsch dont les œuvres sont très controversées de par leur violence et leur connotation sexuelle ou dérangeante.

    (3) Joselyn Pook est une compositrice de musiques de films. Elle a travaillé notamment sur Eyes Wide Shut ou Gangs of New-York.

    (4) A-Level est en quelque sorte l'équivalent du bac en France.

     

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  • Traduction de l'interview de Richard au journal "Pnay Plus"

    15 décembre 2016

     

    Un grand merci à richardarmitagenet.com et @soneekk1 pour le scan et la traduction en anglais

    et pour leurs autorisations.

    Scans de l'interview à voir ici et 

     Crédit photo ©Tracey Nearmy 

     

    Traduction de l'anglais réalisée par Jolie pensée

     

    - Pnay Plus

    Richard 1er

    Le tournage du Hobbit l'a sidéré, puis il s'est tourné vers l'épouvante dans Hannibal en dépit du fait qu'il déteste les films d'horreur et même s'il aime vraiment les Etats-Unis, il est très pressé d'en partir et de retourner au bercail, en Angleterre.

    Voici une interview du grand acteur britannique Richard Armitage, qui joue dans la série d'espionnage "Berlin Station".

     

    LE HOBBIT

     

    " Je me souviens de mon premier jour sur le tournage du Hobbit, quand je suis arrivé et que j'ai vu cette énorme production avec des centaines de personnes, disponibles à tout moment. J'étais scotché. "

    " Pour moi, il y a une vie avant le Hobbit et après. Non seulement parce qu'il s'agit d'une trilogie diffusée à travers le monde, mais aussi parce que travailler sur ce genre de film m'a beaucoup aidé dans mon travail. Quand vous travaillez sur un film, vous savez que des millions d'yeux sont braqués sur vous, donc vous vous immergez à fond dans le projet et ça vous enrichie et vous renforce en tant qu'acteur. Je savais que si je n'étais pas à la hauteur, je n'aurais pas eu d'autre chance. Je me souviens avoir dit à Peter (ndlt: Peter Jackson) que c'était la chance de ma vie et que je n'allais pas la gâcher ", dit Armitage en riant.

     

    Prendre part à une grosse franchise comme celle-ci nécessite un certain engagement vis à vis des fans ? Vous êtes allés à des conventions ou des manifestations de ce genre ?

    RA: " C'est facultatif. Je ne suis pas allé à ce type de convention. Pour moi, le personnage vit à travers le film et ça ne m'intéresse pas de le sortir du contexte. Toucher de l'argent pour signer des autographes, très peu pour moi ! "

     

    Est-ce que la trilogie du Hobbit est la plus grosse production sur laquelle vous ayez travaillé ?

    RA: " Absolument. On ne peut pas faire plus gros. Ce qui est intéressant, c'est que Peter et ses partenaires, Fran Walsh et Philippa Boyens, dirigent cette énorme machine avec une immense modestie. La plupart du temps, vous pouviez leur parler directement et ils étaient les premiers à me guider. Donc cette énorme production avec des milliers de personnes avait une âme familiale. "

     

    Votre personnage dans le Hobbit, Thorin Oakenshield, semble être le plus complexe psychologiquement parlant, un rôle riche ?

    RA: " C'est justement de qu'ils voulaient: un personnage qui allait évoluer au fil de la trilogie aux côtés de Bilbon Saquet, même si le roman d'origine est relativement mince, avec peu d'informations sur ceux qui entourent Bilbon. Je leur en étais vraiment reconnaissant. Fantaisie ou non, je voulais un personnage que je pouvais jouer intensément, sincèrement. C'est ce que j'aime tant chez Tolkien, c'est plus une histoire que de la fantaisie. "

     

    BERLIN STATION

     

    " J'ai toujours aimé les films d'espionnage. J'ai joué dans MI-5 pendant plusieurs saisons, j'ai lu de nombreux romans de John Le Carré *. Pour me préparer à jouer dans cette série, j'ai fait une étude complète du sujet. J'ai été attiré par le côté moderne, politique de l'espionnage, en phase avec la situation en Europe. Ce qui était incroyable, c'est que durant le tournage on a poussé la série à la limite du raisonnable dramatiquement parlant mais finalement, la réalité nous a rattrapé et est même devenue plus dramatique."

    " Daniel est un super patriote. Mais il commence à s'interroger sur les motivations de l'organisation et le pays qui l'ont envoyé là. Et si vous ne pouvez pas avoir confiance en votre propre pays, en particulier quand vous êtes un espion, en qui ou quoi d'autre pouvez-vous croire ? "

    " Quand vous allez travailler chaque matin, entourés d'acteurs ayant un tel talent, ça vous met en confiance. Ils sont fantastiques, ils ont mis la barre très haut. Travailler avec Richard Jenkins vous rend encore meilleur acteur. Il n'y a pas une seule journée où je suis venu travailler sans sentir son charisme, non seulement en tant qu'acteur mais aussi en tant que personne. Il est entouré d'une aura. Pour moi, c'était un immense honneur et plaisir de travailler avec lui. "

     

    Les épisodes ont été tournés à Berlin, bien sûr, et je suis sûr que la ville s'est invitée sur le tournage ?

    RA: " Berlin est une ville aux multiples facettes, masques et identités, et elle est devenue un personnage à part entière dans les épisodes. Elle est riche d'histoire avec tous ses stigmates, jeune et bourrée d'énergie."

     

    C'est probablement pour cela que les israéliens continuent à visiter Berlin avec un tel plaisir.

    RA: " Je peux tout à fait le comprendre. Berlin est un endroit vraiment cool parce qu'elle soutient les initiatives individuelles, elle soutient l'art. Vous sentez que vous pouvez être vous-même, que vous pouvez vous exprimer (et bien manger). C'est un super endroit que j'aime vraiment. "

     

    HANNIBAL

     

    " J'ai toujours dit que je ne jouerais jamais dans un film d'horreur. Mais ce que le réalisateur Bryan Fuller a fait avec Hannibal est vraiment spécial. Personne n'avait encore tourné de série telle que celle-ci, fait de tels films. Hannibal est une série très sombre, mais je pense aussi que c'est du grand art. En dehors de mon aversion pour ce genre, ce qui m'a attiré est que les personnages sont psychologiquement très complexes. Francis Dolarhyde est un monstre mais la psychologie de ses actes est profonde et très compliquée. Il est très mal dans sa peau. "

     

    Il faut avouer que jouer dans un rôle comme celui-ci a un prix ? 

    RA: " Oui, c'était terrifiant. Le matin j'écoutais de la musique inquiétante pour me préparer. Le tournage n'a pas duré très longtemps mais à un moment, ça s'immisce dans votre peau, dans vos rêves, ça perturbe votre sommeil. Et la façon dont les gens vous regardent est un peu... hey, c'est moi, pas le personnage. En bref, c'est un personnage très intéressant à jouer, mais c'est bien aussi d'arrêter ce rôle. "

      

    Donc pas d'autres films ou séries d'horreur ?

    RA " Je ne sais pas... C'est bien de jouer dans un thriller psychologique, mais un projet sur des gens qui dissèquent d'autres gens est un projet pour lequel je n'aurai pas de difficultés à dire non, quel que soit le cachet qu'on offre. Il y a tant d'histoires à raconter, alors pourquoi celles-ci ? "

     

    VIVRE AUX ETATS-UNIS

     

    " Mon chez moi, c'est évidemment l'Angleterre et j'espère vraiment pouvoir y rentrer l'année prochaine (2017) . Avec tout ce qu'il se passe ici en terme de politique, je sens qu'il est urgent de partir... J'ai le sentiment d'avoir achevé ici ce que j'étais venu y faire et l'idée de rentrer me remplit de bonheur. J'aime l'Amérique, j'aime travailler ici, mais je suis loin de mes amis, de ma famille et ce n'est pas facile ".

     

    Note de la traductrice : 

    * John Le Carré est un romancier britannique. Ancien employé du MI-5 et MI-6, il a commencé à écrire au début des années 60. Son troisième roman, "L'espion qui venait du froid" est son roman le plus connu et s'est vendu à travers le monde.

    Néanmoins, d'autres romans très célèbres, ont été adaptés au cinéma entre autres La Taupe, the Constant Gardener ou le Tailleur de Panama.

    Plus d'informations sur cet auteur: http://www.johnlecarre.com/

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  • Traduction de l'interview que Richard a accordé au magazine en ligne Anthem

    15 octobre 2016

     

    Traduction par Jolie pensée

    Photos ©Reto Sterchi

    Article original à lire ici

     

    - Anthem

     

    "On m'a branché pour le rôle de Pennywise", se souvient avec joie Richard Armitage. "Ça vient probablement d'une cassette d'audition qui traîne où l'on me voit nu en train de devenir fou." Le britannique de 45 ans fait référence, bien sûr, au terrifiant clown qui se cache dans les égouts et au film d'Andrés Muchietti 'It' *. Une nouvelle adaptation du roman de Stephen King va être réalisé en 2017. Bill Skarsgård, 26 ans, frère d'Alexander et fils de Stellan, a depuis assumé le rôle. Cette information nous est parvenue après avoir terminé l'interview et, franchement, c'est tout ce dont nous disposons.

    Armitage est là pour parler de son rôle dans la série originale d' EPIX 'Berlin Station', un thriller d'espionnage créé par le romancier-espion Olen Steinhauer. Il  y joue Daniel Miller, un analyste de la CIA chargé d'une opération d'infiltration pour retrouver Thomas Shaw, qui est l'instigateur de fuites juteuses au sein de la CIA. Armitage - qui est peut-être plus connu pour son rôle du chef nain Thorin dans la trilogie du Hobbit - se glisse facilement et avec une intensité qui vous emberlificote, dans ce rôle extraordinaire d'un homme ordinaire, faisant de Daniel un agent de bureau convaincant en homme de terrain.

     

    Quand vous avez vu le premier épisode terminé, est-ce que cela correspondait à ce que vous aviez imaginé ?

    RA: En fait, c'était vraiment différent. Nous avons passé un long moment, peut-être même tout le temps des 10 épisodes, à ne pas vraiment savoir dans quel type de série nous étions. Ce qui n'était pas plus mal, finalement. J'ai l'impression que ces personnages évoluent dans un monde si incertain ! C'est comme s'ils patinaient sur une fine couche de glace tout le long de la série. J'étais assez content de ne pas connaître le ton de la série ni son rendu. Je n'avais pas vu une seule séquence avant la fin. Du coup, quand j'ai vu la première séquence, j'ai fait "Ok, ce n'est pas vraiment ce que je pensais. Ça prend son temps. On sonde bien l'histoire." Je pensais que ce serait quelque chose de plus mouvementé, mais je suis content que ce ne soit pas le cas. Je suis content que les pièces narratives soient là pour être reconstituées, plutôt que ça vous tombe dessus brutalement.

     

    - AnthemVous dites qu'il n'y avait qu'un seul script quand vous vous êtes embarqué dans l'aventure. Quand vous signez pour une série complète, ne pensez-vous pas que ce serait bénéfique de savoir vers quoi vous allez ?

    RA: Parfois oui, parfois non. En réalité, ça n'aide pas toujours. Par exemple, pour Le Hobbit c'était, bien sûr, totalement différent parce que j'étais très fan du Seigneurs des Anneaux. J'étais très fan de Tolkien donc je connaissais l'univers où je mettais les pieds. Etre conscient de cela c'était bien parce que ça me permettait de passer outre l'idée stéréotypée qu'on se fait de cet univers. Je suis encore surpris d'avoir été choisi pour être Thorin, même si je comprends pourquoi. C'est étrange, n'est-ce pas ? Parce que jusqu'à ce que je me vois dans le film, je n'avais jamais réalisé que j'étais aussi grand. On ne se voit pas de la même façon. Ça me choque toujours quand je me vois sur pellicule, "je suis vraiment plus grand que cette personne" ou "je suis plus charpenté que cette personne". Encore une fois, c'est bien de ne pas être conscient de cela parce que je veux être capable de jouer n'importe quel rôle.

     

    Les personnages et bien sûr, par extension, les acteurs sont vraiment agréables à regarder dans cette série. 

    RA: Merci beaucoup. Pour moi, en tant qu'acteur, c'est important d'être curieux du monde dans lequel je rentre. Il fallait que j'amène cette curiosité à Daniel parce qu'on va voir les gens à travers ses yeux, ce qui apporte cette touche douce. Daniel a une fascination pour ces personnes. L'étude et l'analyse psychologique de ses ennemis et de ses collègues se fait en douceur.

     

    L'Allemagne est si festive et si belle à cette époque de l'année ! Le seul endroit où j'ai déjà ressenti cette gaieté était dans le Minnesota. Mais, je ne suis jamais allé à Berlin.

    RA: Berlin fait partie de ces villes incroyables. On en a beaucoup parlé. C'est un vrai personnage de la série. Les- Anthem personnages portent tous des masques et ils jouent tous différentes personnes qui vont faire vivre l'environnement dans lequel ils se trouvent. Je pense que Berlin en tant que ville est pareille. Il y a eu tellement de périodes de conflit: la République de Weimar dans les années 20, la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la Stasi dans les années 60, la chute du Mur en 89 et le Berlin moderne, une ville futuriste qui va de l'avant. Elle a tellement de facettes. On a capturé tout cela dans la série. C'est présent dans l'architecture et dans les gens.

     

    Est-ce qu'ils vous ont laissé dirigé des épisodes ? Ils le font souvent à la télé.

    RA: Non, Oh mon Dieu ! Je pense qu'il faut que je prenne du gallon pour faire cela. Nous avons eu cinq réalisateurs: Michaël Roskam, Giuseppe Capotondi, Christoph Schrewe, Joshua Martson et John David Coles. Des super réalisateurs. C'est ce que j'ai adoré. Pour la saison 2, on essaiera de trouver une réalisatrice.

     

    Et Richard Armitage !

    RA: Pour la saison 9.

     

    Mais cela vous intéresse ?

    RA: Oui, j'en ai envie, c'est sûr. Mais, je serais complètement dépassé et il faudrait que j'étudie beaucoup. Je ne saurais pas par où commencer, mais je saurais ce que je veux ou ne veux pas. Je pense que je serais un directeur d'acteur vraiment super et que j'obtiendrais de bonnes performances. 

     

    Note de la traductrice :

    * "Pennywise" ("Grippe-Sou" en français) personnage du roman "It" ("Ça" en français) de Stephen King, déjà adapté à l'écran: https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%87a_(film,_2017)

    P.S.: Nous n'avons pas traduit les questions/réponses auxquelles Richard avait déjà répondu dans d'autres interviews concernant 'Berlin Station' et dont nous avons fait les traductions.

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  • Traduction de l'interview de Richard Armitage et Michelle Forbes par LRM

    13 octobre 2016

     

    Article original à lire ici

    Traduction par Jolie pensée

     

     

    A ce stade, il est évident que les histoires qu'on nous raconte à la télé ont commencé à être sur un pied d'égalité voire à surpasser les films au cinéma et ce week-end, EPIX Network entre dans la danse avec les deux premières séries originales EPIX, dont 'Berlin Station', un thriller d'espionnage avec un casting de stars. On y retrouve Richard Armitage (Le Hobbit) dans le rôle de Daniel Miller, un agent de la CIA appelé à travailler sous couverture dans le bureau de Berlin et chargé de trouver d'où partent les fuites lancées par une informateur connu sous le nom de "Thomas Shaw", avec son ami et collègue de longue date, Hector DeJean (Rhys Ifans). Ils travaillent avec le chef du bureau de la CIA à Berlin Steven Frost (Richard Jenkins) et son administratrice Valerie Edwards jouée par Michelle Forbes (The Killing, True Blood). LRM a rencontré Richard Armitage et Michelle Forbes alors qu'ils faisaient la promotion de la série à New-York.

     

    LRM: Votre accent américain dans la série est super !

    RA: Oh merci ! J'étais beaucoup avec les gars de l'équipe. Ils ne s'en rendaient pas compte mais je les étudiais minutieusement.

     

    LRM: Ça m'a vraiment impressionné. Je pense que si le gens ne connaissaient pas votre carrière théâtrale en Angleterre, ils pourraient se dire que vous êtes américain.

    RA: C'est toujours compliqué et vous vous dites "Oh Mon Dieu, vais-je le perdre ?". Mais en fait, j'ai gardé cette façon de parler, n'est-ce pas ?

    MF: Oui, c'est vrai

    RA: Même quand on sortait dîner le soir, je ne pouvais pas le laisser tomber.

    MF: Oui, tu étais vraiment... pas de l'horrible manière dont un acteur peut le jouer... C'est devenu une partie de toi.

     

    LRM: De nos jours il y a un très intéressant changement de cap avec les acteurs, parce qu'avant ils faisaient de la télé quand ils ne trouvaient pas de rôles au cinéma, mais c'était presqu'en dernier recours, mais maintenant...

    RA: Maintenant, c'est le contraire

     

    LRM: Pour cela, il y a Eric Roth qui écrit et dirige, et il y a un incroyable casting.

    RA: Dieu merci !


    LRM: Qu'est-ce qui vous a poussé à partir dans cette direction ?

    RA: Je recherchais une série télé car il y a de superbes histoires et des indépendants super, et vous pouvez raconter des histoires incroyables, raconter l'histoire d'un personnage pendant 10 épisodes voire plus, trouver le développement d'un personnage était vraiment attrayant. Ce qui m'attirait, aussi, c'était de jouer avec des acteurs de premier ordre. Oui, je cherchais quelque chose de politique, actuel, pertinent et excitant. Il fallait qu'il y ait tout ça et il fallait qu'il y ait du peps. J'ai trouvé cela dans le script. C'est le genre que j'aime.

     

    LRM: J'ai juste vu les deux premiers épisodes, mais étiez-vous à Berlin tout le temps du tournage ?

    RA: Nous sommes restés cinq mois à Berlin et nous avons fait quelques shooting aux Canaris, qui ressemblent beaucoup à Panama, on le verra dans les épisodes 9 et 10.

     

    LRM: La série est vraiment d'actualité car il y est question de personnes qui alertent l'opinion, du moins en surface, et il y a quelque chose entre 'Snowden' * et Julien Assange **. Pouvez-vous nous parler de cet aspect de la série sans nous dévoiler la saison.

    RA: Oui l'histoire commence par une information sur l'identification d'une fuite et cette fuite s'appelle Thomas Shaw. Il étale au grand jour les secrets de la CIA, donc tout le monde est potentiellement impliqué et nous avons tous des secrets à cacher. Daniel est envoyé pour découvrir qui diffuse les informations et s'il y a possibilité de les endiguer et bien sûr tout le monde se referme pour garder ses secrets.

     

    LRM: Je parlais du casting tout à l'heure et c'est vraiment une super équipe qui inclut Richard Jenkins et Rhys Ifans qui a un rôle totalement différent de ses autres rôles. Comment est-ce de travailler avec un tel casting sur une telle série ?

    RA: On est arrivé à peu près ensemble à différentes étapes. Quand je suis arrivé, Richard Jenkins et Rhys étaient déjà engagés. Et toi, tu étais sur le point d'y être, c'est cela ?

    MF: Je crois que tu es arrivé juste après moi.

    RA: Oui, on signe sans problème quand on sait avec qui on va travailler, des gens vraiment bien, des gens qui vont vous faire évoluer. Les moments mémorables sont ceux où j'ai travaillé avec Rhys parce que les deux personnages sont à l'opposé l'un de l'autre et sont motivés par quelque chose qui s'est passé entre eux dans le passé. C'est comme une relation sérieuse mais dangereuse et Rhys est un comédien né et un clown, une personne à deux facettes. Il arrive à faire passer ça à travers son personnage, tu ne trouves pas ?

    MF: Carrément ! J'aime cette relation entre vous. Vous vous renforcez mutuellement.

    RA: Merci

     

    LRM: C'était la première fois que vous travailliez ensemble ?

    RA: Oui oui, je me suis éclaté aussi avec Valérie et Robert.

    MF: Oui, ils sont très drôles.

     

    LRM: J'imagine que le tournage du 'Hobbit' était une longue implication. Ça vous a pris combien de temps pour tourner les 10 épisodes de la saison 1 ?

    RA: Combien de temps ? Aux alentours de...

    MF: Cinq mois. Non cinq mois et quelques, parce que toi et moi sommes arrivés trois semaines avant et je suis restée trois semaines après, ce que je n'avais jamais fait avant.

    RA: Juste pour être à Berlin et traîner dans cette super ville.

    MF: Pour travailler les dialogues allemands.

    RA: Pour faire le travail préparatoire, oui. C'était comme travailler sur cinq films parce que ce sont 5 épisodes de 2 heures, et c'est vraiment deux heures sans coupures publicitaires. Que sont 57 minutes incluant les mentions de crédits ? Et chaque réalisateur étaient des réalisateurs de cinéma, donc c'était vraiment excitant. Chaque réalisateur avait 2 épisodes chacun et bien sûr la ville changeait pendant ce temps. Nous sommes arrivés au moment des fêtes et c'était super agréable et puis les températures sont beaucoup descendues. Je pense que Hagen (Bogdanski, le directeur de la photographie) a suivi l'évolution de la ville. Les températures ont commencé à remonter vers la fin. C'était vraiment intéressant.

     

    LRM: Comment c'était de travailler avec différents réalisateurs sur une série comme celle-ci ? Quand vous regardez un épisode, ça a l'air d'un film donc j'imagine que si vous regardez les 10 épisodes d'un
    coup, ça ressemble à un très long film, mais vous changez de réalisateur...

    RA: On change de réalisateur, mais le directeur de la photographie reste, donc on garde l'ambiance... Je pense que quand chaque réalisateur arrive, il veut laisser son empreinte mais en même temps la ligne directrice de la série reste là. Je pense que Hagen a fait quelque chose de super. Je pense aux éclairages et à la manière dont il a filmé cette ville. Il connaît cette ville, il y habite, alors...

    MF: Il connaît la ville comme sa poche et c'est un photographe talentueux.

    RA: Je pense aussi à l'équipe allemande, à chacun d'eux. L'habilleur, l'endroit... Bien sûr, Marco Bittner Rosser, dont on n'a jamais vraiment parlé, le chef décorateur, son coup d'oeil, son travail, le détail, les lieux qu'il a trouvés. Vous entrez dans tous ces lieux et vous faites "oh" parce que c'est si authentique, extraordinaire et tellement captivant.

    MF: ... Et Michael Sheiler, la colonne vertébrale allemande de la série.

     

    LRM: Donc on a 10 épisodes qui vont sortir, mais est-ce que ça a été fait de telle manière qu'il y ait une suite? Ou est-ce que l'histoire se termine là ?

    RA: Vous savez quoi ? Je ne sais pas. On a tourné deux fins, donc personne ne connaît vraiment la fin parce que je n'ai pas vu la fin de l'épisode 10. Donc, on ne sait pas ce qui va se passer...

    MF: Mouais-ouais, mais vous savez l'horizon est sans fin...

    RA: Oui.

     

    LRM: Espérons que les gens l'aiment assez pour qu'à la fin il soit décidé d'écrire "A suivre ..."

    MF: Oui, exactement.

    RA: Ca me plaît. J'aime les fins qui laissent entrevoir une suite.

     

     Notes de la traductrice:

    * Snowden (en français 'Nous sommes tous sur écoute') est un film d'Oliver Stone datant de 2016. Ce biopic raconte l'histoire d'Edward Snowden, informaticien, administrateur systèmes chez Booz Allen Hamilton (jusqu'au 10 juin 2013). Il a révélé l'existence des programmes de surveillance électronique de citoyens (PRISM, XKeyscore), d'entreprises et d'États par les agences de renseignements américaines (NSA, FBI), britanniques (GCHQ), canadiennes (CSEC), australiennes (DSD) et néo-zélandaises (GCSB). Source: allocine

    **  Julian Paul Assange, né le 3 juillet 1971 à Townsville, est un informaticien et cybermilitant australien. Il est surtout connu en tant que fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de WikiLeaks. Craignant une extradition aux États-Unis où il fait l'objet de poursuites judiciaires et toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par la Suède, il vit réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres depuis juin 2012. Source : wikipedia

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  •  Traduction de l'interview de Richard dans Parade.com du 14 octobre 2016

    Article original ici

    Crédit photos Epix

    Traduction par Jolie pensée

     

     

    Les nouvelles séries télé ne se limitent plus aux "Big 3" (1) . Avec les géants du streaming comme Netfilx ou Amazon, de plus en plus de nouveaux contenus sont disponibles pour les spectateurs avisés et les petits supports les talonnent avec du contenu aussi. EPIX entre dans la danse avec ses histoires originales scénarisées et met un point d'honneur à engager des stars. Nick Nolte et Sela Ward dans 'Graves', l'histoire d'un ancien président des Etats-Unis faisant son mea culpa et le 16 octobre sort sur Epix " Berlin Station ", un thriller d'espionnage dans la lignée de " MI-5 " (série dans laquelle, comble de la coïncidence, jouait Richard Armitage) et de " La Taupe ". On y trouve Richard Armitage (Nord et Sud), Michelle Forbes (Orphan Black) et Rhys Ifans (Coup de foudre à Notting Hill).

    On s'est pausé avec Richard Armitage cet été pour parler de la série. 

     

    Pour ceux qui ne connaissent pas " Berlin Station ", pouvez-vous nous en dire plus sur votre personnage et la série ?

    Le personnage s'appelle Daniel Miller, un agent de la CIA qui identifie une fuite dans l'agence de Berlin. Il est envoyé à Berlin pour identifier la taupe, Thomas Shaw. Nous suivons Daniel dans Berlin et il nous emmène dans l'agence de Berlin où on commence à suivre chaque personnage.


    Je trouve que votre personnage a des ressemblances avec vos personnages dans " MI-5 " et " Strike Back ". Qu'est-ce qui vous guide vers ces rôles ?

    Celui-ci en particulier est assez différent à mes yeux car j'étais fasciné par le fait qu'il s'agissait d'un américain joué par un européen, dans un sens, Daniel a grandi à l'européenne. Ce qui m'a intéressé, c'est l'idée qu'il s'agit d'un patriote qui s'interroge sur son patriotisme, sur son gouvernement et sur l'institution pour laquelle il travaille, la CIA.
    Et contrairement à " MI-5 " et " Strike Back" , c'est une personne tout à fait normale. Il excelle dans son travail mais ce n'est pas un super héros. C'est une personne normale avec des défauts comme tout le monde et il se retrouve dans des circonstances qui le tiraillent et le forcent à se remettre en question. Je pense que c'est ce qui m'a plu.

     

    Entre le théâtre, la télé et le cinéma, vers où vont vos préférences ?

    Cela dépend. Quand je suis sur scène, j'aime la réaction immédiate qu'on obtient du public, cet effet immédiat et la longévité de la pièce. Et le fait que quand on commence, on plonge tout entier dans le personnage pendant deux heures et demi à trois heures et demi, peut-être.
    Mais en même temps, dans le cinéma, j'aime assembler le personnage et l'histoire par petits morceaux et ainsi on peut vraiment travailler sur des détails infimes. Et j'aime en parler avec le monteur qui va rendre tout cela cohérent et le rendre plus excitant qu'il n'était au début. Et puis, j'aime aussi le fait de travailler dans une sphère d'intimité relative, pour le donner au public par la suite. Donc, ça dépend où je suis.

     

    Vous étiez un de mes choix pour être le prochain James Bond. Si vous l'étiez, que changeriez-vous dans le personnage ou auriez-vous une approche différente ?

    De James Bond ? J'imagine que ce qui est stimulant , pour moi , c'est qu'il s'agit d'un personnage héroïque qui doit sans arrêt s'interroger sur tout pour sauver son gouvernement. Dans le cas de James Bond , sa reine et son pays, son sentiment de fierté national, et l'institution pour laquelle il travaille, tout cela est sur le fil du rasoir et vous vous demandez alors qui sont les gentils et qui sont les méchants parce qu'il y a des zones d'ombre. Je pense que se serait une manière fascinante d'aborder le personnage.

     

    Vous avez tendance à vous orienter vers des rôles sérieux bien que vous ayez fait " The vicar of Dibley ". Ferez-vous plus de comédies à l'avenir ?

    J'étais censé jouer dans une petite comédie cet été. Mais malheureusement, le film est tombé à l'eau. C'est définitivement dans ma ligne de mire. Quand je vois une comédie, je saute sur l'occasion. La pièce dans laquelle je joue pour le reste de l'année sur Broadway, " Love Love Love " est une comédie noire. Elle a une connotation politique. Elle est écrite par Mike Bartlett qui, à mon avis, est, à l'heure actuelle, quasiment un dramaturge politique prolifique. Son ton est humoristique et je suis impatient.

     

    Suivez-vous la politique américaine et qu'en pensez-vous?

    Je suis scotché aux informations en continu, je ne peux pas en détourner les yeux.


    Que pensez-vous de Trump et Clinton ?

    La chose qui m'embête le plus, et c'est assez inhabituel pour moi, c'est que je déteste vraiment cet état d'esprit agressif entre les personnes.
    En Angleterre, on vote pour le parti. On ne vote pas pour le premier ministre ou le président. On entend beaucoup de débats politiques. C'est en train de changer et ça ne me plaît pas. Je ne comprends pas pourquoi deux personnes opposées ne peuvent se dire :" J'entends votre point de vue, je ne suis pas d'accord, voilà pourquoi...".
    Ça se résume à critiquer les gens sur différentes choses, et ce n'est pas leur travail. C'est le travail des médias. Leur job, c'est d'être des personnes raisonnables qui savent débattre entre elles. Normalement, elles vont devoir travailler sur la même chose. Elles devraient le faire. Ça me dérange.


    Votre personnage dans " Hannibal " était silencieux la majeure partie du temps. Avez-vous travaillé différemment ?

    Je n'ai jamais pensé que c'était un personnage silencieux. Je pense qu'à travers la manière dont il est décrit dans le livre, la parole le place dans une position gênante à cause de son défaut d'élocution, mais en fait, je me suis toujours senti comme un acteur silencieux à l'écran.
    Je viens de la scène donc j'aime la présence physique du personnage à l'écran. Je suis persuadé que les plus grands films sont ceux qu'on regarde sans les dialogues. Le dialogue parfois appartient au théâtre, aux transitions, à la télévision, mais dans un film, on peut couper 90% du dialogue et il raconte toujours une incroyable histoire. En quelque sorte, j'étais dans mon élément.

     

    Je crois comprendre que vous avez de l'expérience dans la danse ?

    Oui, je me suis entraîné et j'ai dansé quand j'étais très jeune. Mais, je n'ai jamais été très bon. Mon esprit était trop actif. Je voulais des dialogues, de la poésie, de la littérature. Alors j'ai laissé tomber.


    Y a-t-il des causes que vous soutenez et dont vous voulez nous parler ?

    Oui effectivement, il y a quelques causes. J'ai toujours travaillé avec des organismes caritatifs protégeant les enfants et j'ai tourné un film récemment, pas si récemment que cela en fait, qui s'appelle " Urban and the Shed Crew ". On essaye de le diffuser en ce moment. Une partie des profits va aller à un organisme caritatif 'Action for children'. Le film traite de la condition des enfants dans le nord de l'Angleterre. C'est quelque chose qui me passionne. Je travaille aussi avec 'Young Minds' qui est une oeuvre de charité pour les enfants ayant des problèmes de santé mentale en Angleterre. Je crois que la manière dont nous protégeons et prenons soin de nos jeunes est ce qui créera notre société à venir.


    Jouez-vous d'un instrument ?

    Oui, je joue de la flûte et du violoncelle. Récemment, j'ai commencé à apprendre la guitare. 

     

    Des projets ou informations dont vous aimeriez nous parler ?

    La pièce " Love Love Love " écrite par Mike Bartlett. Comme je l'ai déjà dit, il est probablement notre dramaturge contemporain le plus socio-politique. Un auteur plein d'esprit, il est dans la veine d'Harold Pinter, surtout maintenant. Le fil conducteur de la pièce est la génération Baby Boom et leur rapport avec la génération X  (2) . Ce ne pourrait pas être plus d'actualité avec ce qui se passe au Royaume-Uni avec le vote pour le Brexit. Ça traite de ce sujet. 

     

    Je vais à Londres pour la première fois, que me recommanderiez-vous qui ne soit pas touristique, un restaurant loin des sentiers battus ?

    C'est une colle ! Je dirais la Royal Academy of Arts. Il y a toujours de supers expositions là-bas. Je dirais aussi faire le tour d'Hyde Park à pied. Je vais vous dire aussi ce qui est super: Around Brick Lane et Spitalfields Market (dans le quartier de White Chapel). On y trouve un super curry. Vous allez découvrir la vraie diversité de Londres, c'est génial.

     

    Quel est votre repas préféré ?

    Un repas japonais. 

     

    Vous faites un repas romantique, qu'est-ce que vous cuisineriez ? Vous cuisinez ou vous commandez ?

    Etant britannique, je suis plutôt bon en rôti. Je fais un poulet rôti et je réussis très bien les pommes de terre au four. 

     

    Quel est le dernier livre que vous avez lu, quel est votre livre préféré ?

    Le dernier livre que j'ai lu s'intitule ' Jilted Generation ' (3). C'était en préparation pour ma pièce, ça traite des Baby Boomers. En fiction, le dernier livre que j'ai lu était ' Le Chardonneret ' de Donna Tartt. 

     

    Quel votre musicien préféré ou votre chanson préférée ?

    En ce moment, mon groupe préféré est Muse. Je suis très branché sur eux, je ne sais pas pourquoi et il y a une chanson qui s'appelle ' Butterflies and Hurricanes ' qui est vraiment très bonne.

     

    Quelle chanson chantez-vous sous la douche ?

    Je l'ai déjà dit et je vais le redire. C'est Aerosmith ' Love in the elevator '. J'adore cette chanson.

     

    Quelle est la dernière série que vous ayez regardé à l'excès ?

    " House of cards ". J'ai dû la regarder 3 fois. Je suis carrément obsédé par ça. J'adore les séries politiques.

     

    Qui est la première célébrité qui vous ait fait craquer ?

    Cate Blanchett. Vous voulez dire quand j'étais enfant ? En fait , j'ai eu une période Cate Blanchett.

     

    Y-a-t-il un rôle que vous n'avez pas encore joué et que vous aimeriez vraiment joué ?

    A peu près un million de rôles. Il n'y en a pas un en particulier qui me vienne à l'esprit, mais oui.

     

    Café ou thé ?

    Café.

     

    L'endroit favori à visiter ?

    Rome.

     

    Avez-vous un film préféré ou un film que vous pouvez regarder encore et encore ?

    " Il faut sauver le soldat Ryan ".

     

    Quel est votre dessert préféré ?

    Le délice des anges.

     

    Qu'est-ce que c'est ?

    C'est comme de la crème fouettée. Vous avez ça aux Etats-Unis ? C'est en sachet et vous mélangez avec de l'eau. Ça date des années 70. Ça se solidifie comme le pudding mais c'est plein de colorants et arômes artificiels.

     

    De quoi avez-vous une sainte horreur ?

    L'intolérance.

     

    Notes de la traductrice:

    (1) Big Three Networks: les 3 grosses chaînes que sont ABC, NBC et CBS

    (2) Génération X : la génération X représente les personnes nées entre 1961 et 1981.

    (3) Jilted Generation : de Ed Howker et Shiv Malik ou comment les Britanniques ont ruiné leur jeunesse.

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  • Traduction de la courte interview de Richard dans l'article UPI du 22 septembre 2016.

     

    Article original à lire ici 

    Traduction par Jolie pensée

     

    Richard Armitage nous parle de sa vie à New-York et de ses débuts à Broadway :

    "C'est un peu comme un rêve pour un acteur". 

     

    'Love, Love, Love', produit par Roundabout Theatre Company - avec Alex Hurt, Zoe Kazan, Ben Rosenfield et Amy Ryan - Début prévu jeudi soir.

     

    - Traduction de l'interview UPI, 22 septembre 2016

     

    NEW YORK, 22 septembre (UPI) - L'acteur britannique de cinéma, de théâtre et de télévision Richard Armitage dit que vivre à New-York et faire ses débuts sur scène à Broadway dans la pièce "Love, Love, Love" de Mike Bartlett c'est "un peu comme un rêve".

    La production Roundabout Theatre Company emploie aussi Alex Hurt, Zoe Kazan, Ben Rosenfiled et Amy Ryan. Avec une soirée officielle prévue pour le 19 octobre, la pièce sera jouée en représentations limitées jusqu'au 18 décembre au théâtre Laura Pels au Harold et Miriam Steinberg Center for Theatre. La comédie à l'humour noir est mise en scène par Michael Mayer.

    " Nous avons besoin du public, donc tout le monde est très excité et pressé de jouer, " a dit Richard Armitage à UPI lors d'une interview téléphonique.


    "C'est une première pour moi, mais c'est une pièce sympa. C'est une bonne pièce. Cela traite de différents sujets importants mais en même temps, c'est très drôle. J'ai répété pendant 4 semaines et je crois que j'ai ri tous les jours, ce qui était vraiment motivant ", ajoute-t-il. " Je voulais travailler avec Michael Mayer depuis longtemps. Je suis aussi un admirateur du travail de Mike Bartlett depuis un moment, donc l'opportunité de travailler sur une pièce anglaise dans un cadre américain, était, je pense, vraiment très bien. Je voulais travailler avec Roundabout depuis un moment aussi. Donc l'association des trois est très bien tombée ".

    L'acteur de 45 ans a dit qu'il aimait vivre à New-York.

    " C'est fascinant. C'est tellement chouette de sortir de chez soi, prendre le métro et arriver dans la 42ème pour aller travailler. C'est un peu comme un rêve pour un acteur. Je devais me pincer chaque jour. Alors oui, j'adore ça. C'est vraiment vibrant, " a-t-il dit.

    Quand on lui demande s'il attire beaucoup plus l'attention de ses fans quand il sort, il répond:

    "J'ai toujours eu de la chance avec ça. En général, on ne me reconnait pas. Les affiches de ma nouvelle série télé 'Berlin Station' ont commencé à être éditées donc il y a quelques personnes qui marquent un temps d'arrêt quand elles me croisent mais globalement c'est vraiment facile de vivre à New-York. Je pense qu'il y a plein de personnalités avec qui les gens sont vraiment cool. "

    Armitage est connu pour son rôle dans Le Hobbit, ainsi que dans les séries télévisées Hannibal, MI-5, Robin Hood et North and South. Sa nouvelle série d'espionnage Berlin Station débute le 16 octobre sur EPIX.

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  • Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016

    Un gRAnd merci aux ladies de richardarmitagecentral.co.uk pour la transcription à lire ici

    Photos ©RichardArmitageFrance from Urban and the Shed Crew video

     

    En fait, j'ai lu le script à l'aéroport, en rentrant à New York, j'ai été si happé par l'histoire que je suis allé sur Internet, j'ai trouvé le livre de Bernard Hare et j'ai été vraiment inspiré par son expérience et ce qu'il a fait. Le fait que tout ça soit rassemblé dans une grande histoire si cohérente était vraiment une évidence.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016En fait, je n'ai jamais joué auparavant une personne qui existe mais j'ai toujours dit que c'est quelque chose que je voulais faire. Ca ne devait pas être nécessairement une personne célèbre mais je voulais jouer quelqu'un qui est toujours en vie, avec qui je pourrais parler. Je l'ai fait depuis Urban & the Shed Crew dans un autre projet et c'est, en fait, assez difficile, parce qu'au moment où j'ai rencontré la vraie personne, celui où je me suis assis à côté de Bernard Hare, en tant qu'acteur, je me suis senti incroyablement gêné et je sais qu'en tant que personne il s'est senti très gêné parce qu'on s'étudiait l'un l'autre. Il m'étudiait et pensait à ce que j'allais faire de l'histoire de sa vie et je le regardais en pensant 'vais-je apporter la vérité et le sérieux dont a besoin l'histoire de votre vie ? '. Mais, cela a été une expérience vraiment agréable, et, vous savez, nous avons raconté l'histoire pour divertir le public mais, en même temps, il y a dedans un message, alors on espère avoir réussi les deux.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016Je n'avais jamais travaillé autant avec des enfants ou des animaux avant ceci, mais j'étais vraiment excité à l'idée de travailler avec tous ces gosses - les acteurs qui les interprètent - et, en fait, nous avons du rencontrer certains des vrais Shed Crew, qui, bien sûr, ont grandi, mais avoir cette contribution c'était vraiment précieux. Vous savez, l'expérience la plus excitante a été de tourner avec Frasier Kelly qui m'a inspiré chaque jour que nous travaillions, c'est un enfant si intelligent, perspicace et empathique ! C'est la chose qui m'a surpris chez Frasier. Des enfants de cet âge ne ressentent pas forcément d'empathie, mais lui, il en a vraiment, et j'ai cherché à faire quelque chose pour m'amuser avec le rôle parce que j'ai tendance à jouer des personnages sombres. 

    C'est un monde terrible que nous dépeignons, mais il y avait tant d'amour entre ces deux personnages qui s'aident mutuellement pour survivre dans une situation désespérée que je voulais vraiment trouver cela dans la relation entre moi et Urban, joué par Frasier Kelly, et alors, je suis allé travailler chaque jour avec l'unique ambition de le faire sourire et rire.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016Anna Friel n'a apporté rien d'autre que des ennuis à ce film. Non ! Anna... Je ne pouvais imaginer une meilleure personne pour jouer Greta. C'est une actrice très consciencieuse, elle va très loin. Je pense qu'elle amène quelque chose au personnage. Il y a quelque chose de brisé dans ce personnage, mais Anna lui a apporté une dimension chaleureuse, ce qui fait que vous vous attachez vraiment à elle et entre de mauvaises mains ce personnage n'aurait pas été sympathique.

    Mon lien avec la ville de Leeds vient du fait que mon père et deux de ses sœurs y ont grandi. Je pense que la famille de la sœur de mon père, de Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016ma tante, vit encore ici.  J'ai une grande famille ici, et je ne pense pas qu'ils soient forcément dans la même situation désespérée parce que les enfants dont nous parlons dans l'histoire n'avaient pas la vie facile. Alors, je ressens un vrai lien avec la ville, et une de mes référence, en fait, est le mari de ma cousine, qui est policier. Malheureusement, il connaît très bien tous les endroits où nous avons tourné parce que ce sont des zones plutôt défavorisées et qui ont une réputation malfamée, aussi, j'ai beaucoup parlé avec lui sur les expériences de baston qu'il avait eues.

    Je pense qu'aujourd'hui, la situation pour les enfants sans-abris et les enfants malchanceux au Royaume-Uni est toujours difficile et c'est encore un défi, parce que plus nos vies deviennent aisées plus nous nous protégeons face à cela. Nous n'allons pas dans ces parties de la ville comme ça on n'en voit pas trop. Ça n'intéresse pas les médias parce que ce n'est pas agréable à regarder, alors, on a tendance à le reléguer aux oubliettes. C'est pour cela que je suis ambassadeur pour des œuvres de charité qui s'occupent d'enfants ayant des problèmes de santé mentale, de harcèlement en ligne et maintenant d' 'Action for Children' qui a travaillé sur ce film. Je pense que le travail qu'ils font est très important parce qu'ils fournissent toutes sortes d'aides psychologiques différentes, d'abris, la forme la plus simple d'aide, tout ce à quoi ils peuvent penser. C'est ce que Bernard Hare avait compris, qu'il ne s'agit pas que d'argent, mais que c'est vraiment de l'attention et du temps, et il a passé tellement de temps à s'occuper de ces enfants ! Je pense qu'ils vont bien maintenant mais, il y a encore beaucoup de travail à faire, et il y en aura toujours.

    'Action for Children' soutient notre film, Urban & the Shed Crew, pour aider les enfants comme Urban qui sont en situation difficile dans les rues de l'Angleterre d'aujourd'hui. J'espère que ce film sensibilisera le public et aidera leur cause.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016
      Captures écran ©RichardArmitageFrance  
    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016
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  • A l'occasion de la sortie, le 9 janvier 2016, du livre 'David Copperfield' narré par Richard pour Audible, traduction des Q&A Twitter du 21 décembre 2015

     

    Merci à Audible pour la vidéo mise en ligne sur sa chaîne Youtube ainsi que les extraits postés sur son compte Instagram

    Merci à richardarmitagecentral.co.uk pour la transcription

    Photos ©RAFrance

     

    Q: Si vous étiez 'coincé' sur une île déserte, quels sont les 3 personnages de fiction avec lesquels vous aimeriez vous retrouvez et pourquoi ?

    RA: Ok, Lily. Puis-je dire le 'Docteur Who' ? Parce qu'il a le Tardis et que je pourrais quitter cette île déserte ; un très grand chef - peut-être un livre de cuisine de Gordon Ramsey - parce qu'il pourrait cuisiner quelque chose lorsque nous nous échapperions, c'est un peu de la triche... Je ne sais pas, quelque chose... Peut-être une BD comme 'Captain America'. Voilà !

     

    Q: Comment faites vous pour changer de nuances dans votre voix pour incarner un personnage, et comment faites-vous pour ne pas oublier ces voix pendant que vous enregistrez un livre ?

    RA: Ok, Hariclea. En fait, Dickens vous donne vraiment toutes les informations dont vous avez besoin pour créer ces nuances. C'est un auteur si descriptif qui dépeint l'aspect physique d'une personne. Quelque fois, il décrit sa voix, mais parfois, c'est juste une chose instinctive. Vous entendez la voix de la personne grâce à la description qui en est faite... C'est une des raisons pour lesquelles je choisis le livre.

     

    Q: Vous êtes-vous déjà basé sur la voix de quelqu'un que vous avez rencontré pour trouver la qualité vocale d'un personnage ?

    RA: Ok, Crystal. Il y a une petite histoire avec ce livre audio en particulier parce que lorsque j'étais à l'Ecole d'Art dramatique, nous avons fait une adaptation de 'David Copperfield ' pendant la troisième année. Cela a été une des premières choses que nous avons faites. Ca fait maintenant 20 ans, mais certaines voix qui étaient dans cette pièce -particulièrement la mienne, je jouais Uriah Heep - sont revenues à mon esprit. Certaines non, certaines dont je ne pouvais pas me souvenir, mais quelques-unes des voix - les plus identifiables - ont été, sans aucun doute, influencées par certains de mes camarades de classe.

     

    Q: Quel est le tout premier livre que vous avez lu étant enfant ?

    RA: Vale. Bizarrement, je pense que le premier livre dont je me souviens est 'Le Hobbit'. On me l'a lu à l'école et je l'ai emprunté parce que le professeur avait fait une voix tellement géniale de Gollum que je voulais l'imiter, et cela m'a donné le goût de la lecture. Voilà, c'était ça.

     

    Q: Est-ce qu'il y a un livre qui a changé votre opinion sur quelque chose ?

    RA: Ok, Lara. Oui, je pense qu'il y a un livre qui a eu un grand impact sur moi et c'était 'Crime et Châtiment' (1). Je me souviens encore du moment où il commet le meurtre, mais en tant que lecteur, on est si impliqué avec le personnage qu'on souhaite qu'il ne le commette pas et on veut lui pardonner, même si c'est une chose terrible. Et, je pense que la raison pour laquelle il m'a transformé c'est parce qu'il m'a donné la capacité d'éprouver de l'empathie pour des personnes qui font des choses terribles. En fait, par la suite, à travers mon travail d'acteur, j'ai toujours été attiré par ces personnages qui suivent un chemin sombre ou qui choisissent le mauvais chemin, des gens bien qui font des choses mauvaises, et je pense que c'est ce livre qui m'a définitivement influencé.

     

    Q: Combien de temps cela vous prend-il pour enregistrer un livre audio ?

    RA: Ok, Tina. Cela dépend de la longueur du livre audio, mais nous calculons qu'à l'allure à laquelle j'ai lu Dickens, nous avons fait 100 pages par jour. Nous étions à 1400 pages et cela a pris 14 jours. Quand j'ai commencé la préparation, je pensais que nous irions un peu plus vite que cela, mais ça fait à peu près ça.

     

    Q: Ecoutez-vous vos propres livres audio après les avoir enregistrés ?

    RA: Sarah, jamais ! Je ne le fais pas. Je ne regarde pas vraiment le travail que j'ai fait avant, non plus. Il faut qu'on me force la main, parce que lorsque vous êtes là, vous le vivez vraiment. Ce que je veux dire, c'est que j'écoute des extraits pendant que nous enregistrons parce que ça fait partie du montage. Mais, il y a beaucoup d'autres livres audio que je préférerais écouter et une autre interprétation, peut-être.

     

    Q: Qu'est-ce que vous faites pour garder votre voix en forme quand vous avez à parler pendant longtemps ?

    RA: Betty, j'ai toujours fait un bon régime dans les règle du travail de voix - cela implique à peu près 15-20 minutes de Technique Alexander (2) , un échauffement en chanson... C'est un des échauffements que j'ai utilisé dans 'Le Hobbit', mais ça vient aussi des années passées à l'Ecole d'Art dramatique, et vous savez, j'ai une voix assez résistante, alors ça va vraiment. Mais avec ce genre de travail vous devez être capable de rester très calme, de ne pas bouger et d'être toujours capable de produire un son intense, ce qui est assez difficile, alors je fais des choses variées.

     

    Q: Comment passez-vous d'Hannibal à Dickens ? Comment vous débarrassez-vous de cette folie ?

    RA: Kathryn. Et bien, 'Hannibal' date d'un moment. Je pense que j'ai fini ça fin mars et je n'ai pas commencé ceci avant le mois d'août, alors il s'était volatilisé, même si vous amenez toujours un petit peu des personnages marquants que vous jouez. Vous emportez toujours un petit peu d'eux, et je crois qu'il y avait quelque chose dans le personnage d'Hannibal qui a juste ressurgit après 20 ans de mouvements physiques. De même, quand je faisais la voix d'Uriah Heep (3) dans le livre, il y avait une trace de souvenirs, quelque chose, une cloche qui sonne, qui me rappelaient Francis Dolarhyde. Bien sûr, ils n'ont rien en commun et Uriah Heep est un fraudeur. Il n'est pas un tueur en série mais, je ne sais pas, ils sont connectés et j'ai laissé cette connexion se produire.

     

    Notes de la traductrice :

    (1) Crime et Châtiment est un roman de l'écrivain russe Fiodor Dostoeïvski publié en 1867. Le roman dépeint l'assassinat d’une vieille prêteuse sur gage et de sa sœur par un étudiant fauché âgé de 23 ans, Rodion Romanovitch Raskolniko, et de ses conséquences émotionnelles, mentales et physiques sur le meurtrier. 

    (2) Technique Alexander : cette technique permet à chacun d'apprendre à se défaire de certaines habitudes d'utilisation de soi qui interfèrent avec le fonctionnement naturel de l'organisme dans toutes les activités quotidiennes. Ces habitudes sont activées par la personne sans qu'elle s'en aperçoive (il s'agit par exemple du raccourcissement chronique du cou, des lombaires, le rétrécissement de la cage thoracique, etc.), ce qui altère le fonctionnement général de l'organisme (respiration, digestion, circulation, etc.), diminue l'efficacité, crée de la fatigue et peut avoir des conséquences lourdes à plus ou moins long terme sur la santé. La technique Alexander est une méthode d'éducation et ne s'apparente pas à une technique de relaxation ou une forme d'exercice. La technique F. M. Alexander tire son nom de Frederick Matthias Alexander, acteur australien qui a commencé à formuler ses principes entre 1890 et 1900. (Source Wikipedia

    (3) Uriah Heep: ce personnage se caractérise par son humilité mielleuse, son obséquiosité et son hypocrisie. Sa façon de s'adresser à David par 'Maître Copperfield' est si souvent répétée par Dickens qu'il ne peut paraître sincère. Il est l'antagoniste central de la partie finale de l'ouvrage. David le rencontre pour la première fois alors qu'il habite avec M. Wickfield et sa fille Agnès. Uriah travaille en tant que commis de M. Wickfield, en raison de l'alcoolisme de M. Wickfield, Uriah contrôle la plus grande part de la vie et des affaires de son patron. Il parvient finalement à se hisser au rang d'associé dans les affaires de ce dernier. Son ambition ultime étant d'épouser Agnès afin d'obtenir la fortune de Wickfield. Comme la plupart des méchants de Dickens, sa principale motivation est la cupidité. (Source Wikipedia

     

    Audible a aussi mis sur son compte Instagram des moments coupés lors de l'interview

    Voici la traduction 

     

    https://www.instagram.com/p/_kYCLHFXo3/?taken-by=audible_com " Le tout premier livre que j'ai lu, je pense, était un basique de la littérature enfantine. Je crois que ça devait être quelque chose comme 'Mister Tikle' (ndlt: série d'albums pour enfants éditée en France sous le nom de 'Monsieur'). Si ça compte comme lecture de livres, pour moi, c'était de regarder les images. "

     

    https://www.instagram.com/p/_nMyPllXkB/?taken-by=audible_com " J'ai écouté Stephen Fry lire beaucoup de livres audio, qui a, je pense, une voix narrative fascinante et intéressante. Et, je crois que j'ai écouté Bill Nighy enregistrer quelque chose, encore une voix incroyable. "

     

    https://www.instagram.com/p/_pv8R_FXn5/?taken-by=audible_com " Je trouve que des haricots sur des toasts et la moitié d'un paquet de 'Marlboro light' sont le meilleur moyen pour garder votre voix... Non, je plaisante !  "

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  • Traduction de l'interview de Richard parue dans The Mirror à l'occasion de la sortie de Hannibal saison 3 en DVD

    18 décembre 2015

     

    AVERTISSEMENT: Ce tabloïd anglais n'est pas réputé pour être du journalisme de grande qualité ! Il n'est pas dit dans l'article à quel moment cette interview a été réalisée ou si toutes les réponses de Richard proviennent d'une seule et même interview.

     

    Traduction par Jolie Pensée

     

    Richard Armitage dit que son pote Aidan Turner "aime" être un sex symbol

     

    Ces deux stars du Hobbit  sont tous les deux des coqueluches à l'écran mais Armitage estime que son ami se sent plus à l'aise dans la peau d'un objet de désir.

     

     

    Aidan Turner, le beau gosse de Poldark, aime attirer l'attention des femmes selon Richard Armitage, co-acteur du Hobbit.

    Alors que Richard Armitage a toujours eu du mal avec l'intérêt que son physique avantageux a suscité depuis qu'il a joué le rude propriétaire d'usine John Thornton dans l'adaptation de la BBC de Nord et Sud , Aidan Turner n'a pas été aussi perturbé.

    "Je pense qu'il aime tout cela ", dit Richard Armitage en riant, "il est vraiment fait pour jouer ces rôles. Quand je me suis retrouvé avec ce rôle de John Thornton, je ne réalisais pas ce que ça représentait. Je pense qu'Aidan attire ces rôles. Il a à peine 30 ans. Je suis sûr qu'il va explorer ce côté de son talent, puis aller trouver des choses différentes qui l'intéressent. "

    Armitage, 44 ans, a connu sa renommée en 2004 quand après la diffusion du premier épisode de la série victorienne Nord et Sud, le standard de la BBC a explosé.

    Depuis lors, ce bel acteur ténébreux a de fidèles fans qu'on appelle l'Armitage Army.

    Malgré le fait qu'il soit adoré par des milliers de femmes, Richard n'a jamais souhaité se reposer sur son physique.

    Dans le rôle de Thorin Oakenshield dans le Hobbit, il était une authentique star de blockbuster et l'année dernière il a reçu des éloges pour son rôle dans The Crucible à l'Old Vic.

    Pendant un temps, il a fait une parenthèse en étant l'amoureux de Dawn Franch dans The Vicar of Dibley, Richard a travaillé dur pour se débarrasser de son statut de coqueluche.


    Pour Richard, ce qui l'a intéressé dernièrement c'était de jouer le tueur en série Francis Dolarhyde dans la série star aux USA Hannibal.

    Il dit : " Je l'ai ressenti comme un vrai défi pour continuer de surprendre mes fans et leur présenter quelqu'un qu'ils ne vont pas aimer. Je savais que Francis Dolarhyde serait controversé parce que savais que beaucoup de personnes de l'aimeraient pas. Parce qu'ils aiment que vous soyez une idole, que vous soyez attirant. Donc j'ai vu ça comme "voyons si nous pouvons changer les goûts des gens. "

    Il est de notoriété publique que l'acteur se dévoue entièrement à ses rôles, allant jusqu'à subir une torture par l’eau* pour son rôle dans la série d'espionnage Spooks.

    Pourtant. il y a eu des moments, quand il trouvait comment rentrer dans la tête d'un psychopathe, qui étaient épuisants.

    " Je rentrais chez moi et je me prenais la tête entre les mains et j'essayais de me sortir de ça. De ces horribles choses qu'il a faites aux gens... Je n'aurais pas pu le jouer durant cette période particulièrement longue sans notes d'humour  ".

    Richard vit actuellement à New-York pour être au plus près de grands rôles et d'opportunités.

    Même s'il apprécie son anonymat à New-York, il admet avoir été frustré de ne pas être reconnu grimé en Thorin à cause de tout son maquillage et ses prothèses.

    J'étais enthousiasmé par le fait de disparaître et me transformer physiquement, du coup les gens ne savait pas que c'était moi, mais après trois années entièrement consacrées à ce film, de voir que les gens ne réalisent toujours pas que c'était moi, c'est frustrant. Vous allez à des réunions, des casting et on vous dit 'Je ne vous ai pas vu dans tel ou tel film?' et vous faites 'oui, j'étais dans ce film...' et ils ne font toujours pas le rapprochement. Ca ne vous aide pas dans la suite de votre carrière  ".

    Cependant, c'est un rôle qu'il a aimé malgré les contraintes physiques: "Thorin était caché sous une épaisse combinaison. Le rôle consistait surtout à être capable physiquement de remuer l'épée autour de soi. C'était dur. Un jour j'ai vomi dans un seau. C'était dans le tunnel des gobelins dans le premier film. Ils avaient construit ce décor qui était sombre et était éclairé par des torches. C'était incroyablement chaud. Le plateau de tournage était en béton, ce qui le transformait en four. De mémoire, c'était le jour le plus dur. Même les cascadeurs ont eu du mal ce jour là. "

    Comme beaucoup de ses contemporains, Richard a fait l'objet de rumeurs quant à l'éventualité d'être le futur James Bond.

    Il dit: " Je pense que c'est à cause de Spooks. Si vous courez avec un flingue et que vous êtes convaincant, on pense 'il peut jouer James Bond'. Et imaginez si GQ ** vous photographie dans un costume bien coupé ! A chaque fois que j'ai fait des séances photos pour promouvoir quoi que ce soit, on me met dans un costume en disant : est-ce que c'est le nouveau James Bond ?  "

    Pourtant il admet qu'il ne refuserait pas.

    " Je pense que c'est une hypothèse géniale. Je me concentrerais plus sur son côté espion. Je pense que la franchise James Bond a besoin d'une bouffée d'air frais. Cela nécessite une remise à neuf, ce qu'a fait Daniel Craig, mais il n'y a pas que cela, le vieux dinosaure a besoin d'être dépoussiéré. Cela doit rester une grosse franchise et qui ne veut pas aller voir un grand James Bond ?  "

     

     

    Notes de la traductrice

    * Water boarding : simulation de noyade qui consiste à ligoter la victime sur une planche inclinée de façon à ce que la tête soit plus basse que les pieds, on recouvre alors la tête de la victime d'un tissu et de l'eau est versée dessus et, sa respiration devenant très difficile, la victime est mise dans l'angoisse d'une mort prochaine par asphyxie. (Source Wikipédia)

    ** Richard fait référence aux photos qu'il a faites pour le magazine GQ en 2014.

     

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