• Traduction de l'interview de Richard au journal "Pnay Plus"

    15 décembre 2016

     

    Un grand merci à richardarmitagenet.com et @soneekk1 pour le scan et la traduction en anglais

    et pour leurs autorisations.

    Scans de l'interview à voir ici et 

     Crédit photo ©Tracey Nearmy 

     

    Traduction de l'anglais réalisée par Jolie pensée

     

    - Pnay Plus

    Richard 1er

    Le tournage du Hobbit l'a sidéré, puis il s'est tourné vers l'épouvante dans Hannibal en dépit du fait qu'il déteste les films d'horreur et même s'il aime vraiment les Etats-Unis, il est très pressé d'en partir et de retourner au bercail, en Angleterre.

    Voici une interview du grand acteur britannique Richard Armitage, qui joue dans la série d'espionnage "Berlin Station".

     

    LE HOBBIT

     

    " Je me souviens de mon premier jour sur le tournage du Hobbit, quand je suis arrivé et que j'ai vu cette énorme production avec des centaines de personnes, disponibles à tout moment. J'étais scotché. "

    " Pour moi, il y a une vie avant le Hobbit et après. Non seulement parce qu'il s'agit d'une trilogie diffusée à travers le monde, mais aussi parce que travailler sur ce genre de film m'a beaucoup aidé dans mon travail. Quand vous travaillez sur un film, vous savez que des millions d'yeux sont braqués sur vous, donc vous vous immergez à fond dans le projet et ça vous enrichie et vous renforce en tant qu'acteur. Je savais que si je n'étais pas à la hauteur, je n'aurais pas eu d'autre chance. Je me souviens avoir dit à Peter (ndlt: Peter Jackson) que c'était la chance de ma vie et que je n'allais pas la gâcher ", dit Armitage en riant.

     

    Prendre part à une grosse franchise comme celle-ci nécessite un certain engagement vis à vis des fans ? Vous êtes allés à des conventions ou des manifestations de ce genre ?

    RA: " C'est facultatif. Je ne suis pas allé à ce type de convention. Pour moi, le personnage vit à travers le film et ça ne m'intéresse pas de le sortir du contexte. Toucher de l'argent pour signer des autographes, très peu pour moi ! "

     

    Est-ce que la trilogie du Hobbit est la plus grosse production sur laquelle vous ayez travaillé ?

    RA: " Absolument. On ne peut pas faire plus gros. Ce qui est intéressant, c'est que Peter et ses partenaires, Fran Walsh et Philippa Boyens, dirigent cette énorme machine avec une immense modestie. La plupart du temps, vous pouviez leur parler directement et ils étaient les premiers à me guider. Donc cette énorme production avec des milliers de personnes avait une âme familiale. "

     

    Votre personnage dans le Hobbit, Thorin Oakenshield, semble être le plus complexe psychologiquement parlant, un rôle riche ?

    RA: " C'est justement de qu'ils voulaient: un personnage qui allait évoluer au fil de la trilogie aux côtés de Bilbon Saquet, même si le roman d'origine est relativement mince, avec peu d'informations sur ceux qui entourent Bilbon. Je leur en étais vraiment reconnaissant. Fantaisie ou non, je voulais un personnage que je pouvais jouer intensément, sincèrement. C'est ce que j'aime tant chez Tolkien, c'est plus une histoire que de la fantaisie. "

     

    BERLIN STATION

     

    " J'ai toujours aimé les films d'espionnage. J'ai joué dans MI-5 pendant plusieurs saisons, j'ai lu de nombreux romans de John Le Carré *. Pour me préparer à jouer dans cette série, j'ai fait une étude complète du sujet. J'ai été attiré par le côté moderne, politique de l'espionnage, en phase avec la situation en Europe. Ce qui était incroyable, c'est que durant le tournage on a poussé la série à la limite du raisonnable dramatiquement parlant mais finalement, la réalité nous a rattrapé et est même devenue plus dramatique."

    " Daniel est un super patriote. Mais il commence à s'interroger sur les motivations de l'organisation et le pays qui l'ont envoyé là. Et si vous ne pouvez pas avoir confiance en votre propre pays, en particulier quand vous êtes un espion, en qui ou quoi d'autre pouvez-vous croire ? "

    " Quand vous allez travailler chaque matin, entourés d'acteurs ayant un tel talent, ça vous met en confiance. Ils sont fantastiques, ils ont mis la barre très haut. Travailler avec Richard Jenkins vous rend encore meilleur acteur. Il n'y a pas une seule journée où je suis venu travailler sans sentir son charisme, non seulement en tant qu'acteur mais aussi en tant que personne. Il est entouré d'une aura. Pour moi, c'était un immense honneur et plaisir de travailler avec lui. "

     

    Les épisodes ont été tournés à Berlin, bien sûr, et je suis sûr que la ville s'est invitée sur le tournage ?

    RA: " Berlin est une ville aux multiples facettes, masques et identités, et elle est devenue un personnage à part entière dans les épisodes. Elle est riche d'histoire avec tous ses stigmates, jeune et bourrée d'énergie."

     

    C'est probablement pour cela que les israéliens continuent à visiter Berlin avec un tel plaisir.

    RA: " Je peux tout à fait le comprendre. Berlin est un endroit vraiment cool parce qu'elle soutient les initiatives individuelles, elle soutient l'art. Vous sentez que vous pouvez être vous-même, que vous pouvez vous exprimer (et bien manger). C'est un super endroit que j'aime vraiment. "

     

    HANNIBAL

     

    " J'ai toujours dit que je ne jouerais jamais dans un film d'horreur. Mais ce que le réalisateur Bryan Fuller a fait avec Hannibal est vraiment spécial. Personne n'avait encore tourné de série telle que celle-ci, fait de tels films. Hannibal est une série très sombre, mais je pense aussi que c'est du grand art. En dehors de mon aversion pour ce genre, ce qui m'a attiré est que les personnages sont psychologiquement très complexes. Francis Dolarhyde est un monstre mais la psychologie de ses actes est profonde et très compliquée. Il est très mal dans sa peau. "

     

    Il faut avouer que jouer dans un rôle comme celui-ci a un prix ? 

    RA: " Oui, c'était terrifiant. Le matin j'écoutais de la musique inquiétante pour me préparer. Le tournage n'a pas duré très longtemps mais à un moment, ça s'immisce dans votre peau, dans vos rêves, ça perturbe votre sommeil. Et la façon dont les gens vous regardent est un peu... hey, c'est moi, pas le personnage. En bref, c'est un personnage très intéressant à jouer, mais c'est bien aussi d'arrêter ce rôle. "

      

    Donc pas d'autres films ou séries d'horreur ?

    RA " Je ne sais pas... C'est bien de jouer dans un thriller psychologique, mais un projet sur des gens qui dissèquent d'autres gens est un projet pour lequel je n'aurai pas de difficultés à dire non, quel que soit le cachet qu'on offre. Il y a tant d'histoires à raconter, alors pourquoi celles-ci ? "

     

    VIVRE AUX ETATS-UNIS

     

    " Mon chez moi, c'est évidemment l'Angleterre et j'espère vraiment pouvoir y rentrer l'année prochaine (2017) . Avec tout ce qu'il se passe ici en terme de politique, je sens qu'il est urgent de partir... J'ai le sentiment d'avoir achevé ici ce que j'étais venu y faire et l'idée de rentrer me remplit de bonheur. J'aime l'Amérique, j'aime travailler ici, mais je suis loin de mes amis, de ma famille et ce n'est pas facile ".

     

    Note de la traductrice : 

    * John Le Carré est un romancier britannique. Ancien employé du MI-5 et MI-6, il a commencé à écrire au début des années 60. Son troisième roman, "L'espion qui venait du froid" est son roman le plus connu et s'est vendu à travers le monde.

    Néanmoins, d'autres romans très célèbres, ont été adaptés au cinéma entre autres La Taupe, the Constant Gardener ou le Tailleur de Panama.

    Plus d'informations sur cet auteur: http://www.johnlecarre.com/

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  • Traduction de l'interview que Richard a accordé au magazine en ligne Anthem

    15 octobre 2016

     

    Traduction par Jolie pensée

    Photos ©Reto Sterchi

    Article original à lire ici

     

    - Anthem

     

    "On m'a branché pour le rôle de Pennywise", se souvient avec joie Richard Armitage. "Ça vient probablement d'une cassette d'audition qui traîne où l'on me voit nu en train de devenir fou." Le britannique de 45 ans fait référence, bien sûr, au terrifiant clown qui se cache dans les égouts et au film d'Andrés Muchietti 'It' *. Une nouvelle adaptation du roman de Stephen King va être réalisé en 2017. Bill Skarsgård, 26 ans, frère d'Alexander et fils de Stellan, a depuis assumé le rôle. Cette information nous est parvenue après avoir terminé l'interview et, franchement, c'est tout ce dont nous disposons.

    Armitage est là pour parler de son rôle dans la série originale d' EPIX 'Berlin Station', un thriller d'espionnage créé par le romancier-espion Olen Steinhauer. Il  y joue Daniel Miller, un analyste de la CIA chargé d'une opération d'infiltration pour retrouver Thomas Shaw, qui est l'instigateur de fuites juteuses au sein de la CIA. Armitage - qui est peut-être plus connu pour son rôle du chef nain Thorin dans la trilogie du Hobbit - se glisse facilement et avec une intensité qui vous emberlificote, dans ce rôle extraordinaire d'un homme ordinaire, faisant de Daniel un agent de bureau convaincant en homme de terrain.

     

    Quand vous avez vu le premier épisode terminé, est-ce que cela correspondait à ce que vous aviez imaginé ?

    RA: En fait, c'était vraiment différent. Nous avons passé un long moment, peut-être même tout le temps des 10 épisodes, à ne pas vraiment savoir dans quel type de série nous étions. Ce qui n'était pas plus mal, finalement. J'ai l'impression que ces personnages évoluent dans un monde si incertain ! C'est comme s'ils patinaient sur une fine couche de glace tout le long de la série. J'étais assez content de ne pas connaître le ton de la série ni son rendu. Je n'avais pas vu une seule séquence avant la fin. Du coup, quand j'ai vu la première séquence, j'ai fait "Ok, ce n'est pas vraiment ce que je pensais. Ça prend son temps. On sonde bien l'histoire." Je pensais que ce serait quelque chose de plus mouvementé, mais je suis content que ce ne soit pas le cas. Je suis content que les pièces narratives soient là pour être reconstituées, plutôt que ça vous tombe dessus brutalement.

     

    - AnthemVous dites qu'il n'y avait qu'un seul script quand vous vous êtes embarqué dans l'aventure. Quand vous signez pour une série complète, ne pensez-vous pas que ce serait bénéfique de savoir vers quoi vous allez ?

    RA: Parfois oui, parfois non. En réalité, ça n'aide pas toujours. Par exemple, pour Le Hobbit c'était, bien sûr, totalement différent parce que j'étais très fan du Seigneurs des Anneaux. J'étais très fan de Tolkien donc je connaissais l'univers où je mettais les pieds. Etre conscient de cela c'était bien parce que ça me permettait de passer outre l'idée stéréotypée qu'on se fait de cet univers. Je suis encore surpris d'avoir été choisi pour être Thorin, même si je comprends pourquoi. C'est étrange, n'est-ce pas ? Parce que jusqu'à ce que je me vois dans le film, je n'avais jamais réalisé que j'étais aussi grand. On ne se voit pas de la même façon. Ça me choque toujours quand je me vois sur pellicule, "je suis vraiment plus grand que cette personne" ou "je suis plus charpenté que cette personne". Encore une fois, c'est bien de ne pas être conscient de cela parce que je veux être capable de jouer n'importe quel rôle.

     

    Les personnages et bien sûr, par extension, les acteurs sont vraiment agréables à regarder dans cette série. 

    RA: Merci beaucoup. Pour moi, en tant qu'acteur, c'est important d'être curieux du monde dans lequel je rentre. Il fallait que j'amène cette curiosité à Daniel parce qu'on va voir les gens à travers ses yeux, ce qui apporte cette touche douce. Daniel a une fascination pour ces personnes. L'étude et l'analyse psychologique de ses ennemis et de ses collègues se fait en douceur.

     

    L'Allemagne est si festive et si belle à cette époque de l'année ! Le seul endroit où j'ai déjà ressenti cette gaieté était dans le Minnesota. Mais, je ne suis jamais allé à Berlin.

    RA: Berlin fait partie de ces villes incroyables. On en a beaucoup parlé. C'est un vrai personnage de la série. Les- Anthem personnages portent tous des masques et ils jouent tous différentes personnes qui vont faire vivre l'environnement dans lequel ils se trouvent. Je pense que Berlin en tant que ville est pareille. Il y a eu tellement de périodes de conflit: la République de Weimar dans les années 20, la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale, la Stasi dans les années 60, la chute du Mur en 89 et le Berlin moderne, une ville futuriste qui va de l'avant. Elle a tellement de facettes. On a capturé tout cela dans la série. C'est présent dans l'architecture et dans les gens.

     

    Est-ce qu'ils vous ont laissé dirigé des épisodes ? Ils le font souvent à la télé.

    RA: Non, Oh mon Dieu ! Je pense qu'il faut que je prenne du gallon pour faire cela. Nous avons eu cinq réalisateurs: Michaël Roskam, Giuseppe Capotondi, Christoph Schrewe, Joshua Martson et John David Coles. Des super réalisateurs. C'est ce que j'ai adoré. Pour la saison 2, on essaiera de trouver une réalisatrice.

     

    Et Richard Armitage !

    RA: Pour la saison 9.

     

    Mais cela vous intéresse ?

    RA: Oui, j'en ai envie, c'est sûr. Mais, je serais complètement dépassé et il faudrait que j'étudie beaucoup. Je ne saurais pas par où commencer, mais je saurais ce que je veux ou ne veux pas. Je pense que je serais un directeur d'acteur vraiment super et que j'obtiendrais de bonnes performances. 

     

    Note de la traductrice :

    * "Pennywise" ("Grippe-Sou" en français) personnage du roman "It" ("Ça" en français) de Stephen King, déjà adapté à l'écran: https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%87a_(film,_2017)

    P.S.: Nous n'avons pas traduit les questions/réponses auxquelles Richard avait déjà répondu dans d'autres interviews concernant 'Berlin Station' et dont nous avons fait les traductions.

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  • Traduction de l'interview de Richard Armitage et Michelle Forbes par LRM

    13 octobre 2016

     

    Article original à lire ici

    Traduction par Jolie pensée

     

     

    A ce stade, il est évident que les histoires qu'on nous raconte à la télé ont commencé à être sur un pied d'égalité voire à surpasser les films au cinéma et ce week-end, EPIX Network entre dans la danse avec les deux premières séries originales EPIX, dont 'Berlin Station', un thriller d'espionnage avec un casting de stars. On y retrouve Richard Armitage (Le Hobbit) dans le rôle de Daniel Miller, un agent de la CIA appelé à travailler sous couverture dans le bureau de Berlin et chargé de trouver d'où partent les fuites lancées par une informateur connu sous le nom de "Thomas Shaw", avec son ami et collègue de longue date, Hector DeJean (Rhys Ifans). Ils travaillent avec le chef du bureau de la CIA à Berlin Steven Frost (Richard Jenkins) et son administratrice Valerie Edwards jouée par Michelle Forbes (The Killing, True Blood). LRM a rencontré Richard Armitage et Michelle Forbes alors qu'ils faisaient la promotion de la série à New-York.

     

    LRM: Votre accent américain dans la série est super !

    RA: Oh merci ! J'étais beaucoup avec les gars de l'équipe. Ils ne s'en rendaient pas compte mais je les étudiais minutieusement.

     

    LRM: Ça m'a vraiment impressionné. Je pense que si le gens ne connaissaient pas votre carrière théâtrale en Angleterre, ils pourraient se dire que vous êtes américain.

    RA: C'est toujours compliqué et vous vous dites "Oh Mon Dieu, vais-je le perdre ?". Mais en fait, j'ai gardé cette façon de parler, n'est-ce pas ?

    MF: Oui, c'est vrai

    RA: Même quand on sortait dîner le soir, je ne pouvais pas le laisser tomber.

    MF: Oui, tu étais vraiment... pas de l'horrible manière dont un acteur peut le jouer... C'est devenu une partie de toi.

     

    LRM: De nos jours il y a un très intéressant changement de cap avec les acteurs, parce qu'avant ils faisaient de la télé quand ils ne trouvaient pas de rôles au cinéma, mais c'était presqu'en dernier recours, mais maintenant...

    RA: Maintenant, c'est le contraire

     

    LRM: Pour cela, il y a Eric Roth qui écrit et dirige, et il y a un incroyable casting.

    RA: Dieu merci !


    LRM: Qu'est-ce qui vous a poussé à partir dans cette direction ?

    RA: Je recherchais une série télé car il y a de superbes histoires et des indépendants super, et vous pouvez raconter des histoires incroyables, raconter l'histoire d'un personnage pendant 10 épisodes voire plus, trouver le développement d'un personnage était vraiment attrayant. Ce qui m'attirait, aussi, c'était de jouer avec des acteurs de premier ordre. Oui, je cherchais quelque chose de politique, actuel, pertinent et excitant. Il fallait qu'il y ait tout ça et il fallait qu'il y ait du peps. J'ai trouvé cela dans le script. C'est le genre que j'aime.

     

    LRM: J'ai juste vu les deux premiers épisodes, mais étiez-vous à Berlin tout le temps du tournage ?

    RA: Nous sommes restés cinq mois à Berlin et nous avons fait quelques shooting aux Canaris, qui ressemblent beaucoup à Panama, on le verra dans les épisodes 9 et 10.

     

    LRM: La série est vraiment d'actualité car il y est question de personnes qui alertent l'opinion, du moins en surface, et il y a quelque chose entre 'Snowden' * et Julien Assange **. Pouvez-vous nous parler de cet aspect de la série sans nous dévoiler la saison.

    RA: Oui l'histoire commence par une information sur l'identification d'une fuite et cette fuite s'appelle Thomas Shaw. Il étale au grand jour les secrets de la CIA, donc tout le monde est potentiellement impliqué et nous avons tous des secrets à cacher. Daniel est envoyé pour découvrir qui diffuse les informations et s'il y a possibilité de les endiguer et bien sûr tout le monde se referme pour garder ses secrets.

     

    LRM: Je parlais du casting tout à l'heure et c'est vraiment une super équipe qui inclut Richard Jenkins et Rhys Ifans qui a un rôle totalement différent de ses autres rôles. Comment est-ce de travailler avec un tel casting sur une telle série ?

    RA: On est arrivé à peu près ensemble à différentes étapes. Quand je suis arrivé, Richard Jenkins et Rhys étaient déjà engagés. Et toi, tu étais sur le point d'y être, c'est cela ?

    MF: Je crois que tu es arrivé juste après moi.

    RA: Oui, on signe sans problème quand on sait avec qui on va travailler, des gens vraiment bien, des gens qui vont vous faire évoluer. Les moments mémorables sont ceux où j'ai travaillé avec Rhys parce que les deux personnages sont à l'opposé l'un de l'autre et sont motivés par quelque chose qui s'est passé entre eux dans le passé. C'est comme une relation sérieuse mais dangereuse et Rhys est un comédien né et un clown, une personne à deux facettes. Il arrive à faire passer ça à travers son personnage, tu ne trouves pas ?

    MF: Carrément ! J'aime cette relation entre vous. Vous vous renforcez mutuellement.

    RA: Merci

     

    LRM: C'était la première fois que vous travailliez ensemble ?

    RA: Oui oui, je me suis éclaté aussi avec Valérie et Robert.

    MF: Oui, ils sont très drôles.

     

    LRM: J'imagine que le tournage du 'Hobbit' était une longue implication. Ça vous a pris combien de temps pour tourner les 10 épisodes de la saison 1 ?

    RA: Combien de temps ? Aux alentours de...

    MF: Cinq mois. Non cinq mois et quelques, parce que toi et moi sommes arrivés trois semaines avant et je suis restée trois semaines après, ce que je n'avais jamais fait avant.

    RA: Juste pour être à Berlin et traîner dans cette super ville.

    MF: Pour travailler les dialogues allemands.

    RA: Pour faire le travail préparatoire, oui. C'était comme travailler sur cinq films parce que ce sont 5 épisodes de 2 heures, et c'est vraiment deux heures sans coupures publicitaires. Que sont 57 minutes incluant les mentions de crédits ? Et chaque réalisateur étaient des réalisateurs de cinéma, donc c'était vraiment excitant. Chaque réalisateur avait 2 épisodes chacun et bien sûr la ville changeait pendant ce temps. Nous sommes arrivés au moment des fêtes et c'était super agréable et puis les températures sont beaucoup descendues. Je pense que Hagen (Bogdanski, le directeur de la photographie) a suivi l'évolution de la ville. Les températures ont commencé à remonter vers la fin. C'était vraiment intéressant.

     

    LRM: Comment c'était de travailler avec différents réalisateurs sur une série comme celle-ci ? Quand vous regardez un épisode, ça a l'air d'un film donc j'imagine que si vous regardez les 10 épisodes d'un
    coup, ça ressemble à un très long film, mais vous changez de réalisateur...

    RA: On change de réalisateur, mais le directeur de la photographie reste, donc on garde l'ambiance... Je pense que quand chaque réalisateur arrive, il veut laisser son empreinte mais en même temps la ligne directrice de la série reste là. Je pense que Hagen a fait quelque chose de super. Je pense aux éclairages et à la manière dont il a filmé cette ville. Il connaît cette ville, il y habite, alors...

    MF: Il connaît la ville comme sa poche et c'est un photographe talentueux.

    RA: Je pense aussi à l'équipe allemande, à chacun d'eux. L'habilleur, l'endroit... Bien sûr, Marco Bittner Rosser, dont on n'a jamais vraiment parlé, le chef décorateur, son coup d'oeil, son travail, le détail, les lieux qu'il a trouvés. Vous entrez dans tous ces lieux et vous faites "oh" parce que c'est si authentique, extraordinaire et tellement captivant.

    MF: ... Et Michael Sheiler, la colonne vertébrale allemande de la série.

     

    LRM: Donc on a 10 épisodes qui vont sortir, mais est-ce que ça a été fait de telle manière qu'il y ait une suite? Ou est-ce que l'histoire se termine là ?

    RA: Vous savez quoi ? Je ne sais pas. On a tourné deux fins, donc personne ne connaît vraiment la fin parce que je n'ai pas vu la fin de l'épisode 10. Donc, on ne sait pas ce qui va se passer...

    MF: Mouais-ouais, mais vous savez l'horizon est sans fin...

    RA: Oui.

     

    LRM: Espérons que les gens l'aiment assez pour qu'à la fin il soit décidé d'écrire "A suivre ..."

    MF: Oui, exactement.

    RA: Ca me plaît. J'aime les fins qui laissent entrevoir une suite.

     

     Notes de la traductrice:

    * Snowden (en français 'Nous sommes tous sur écoute') est un film d'Oliver Stone datant de 2016. Ce biopic raconte l'histoire d'Edward Snowden, informaticien, administrateur systèmes chez Booz Allen Hamilton (jusqu'au 10 juin 2013). Il a révélé l'existence des programmes de surveillance électronique de citoyens (PRISM, XKeyscore), d'entreprises et d'États par les agences de renseignements américaines (NSA, FBI), britanniques (GCHQ), canadiennes (CSEC), australiennes (DSD) et néo-zélandaises (GCSB). Source: allocine

    **  Julian Paul Assange, né le 3 juillet 1971 à Townsville, est un informaticien et cybermilitant australien. Il est surtout connu en tant que fondateur, rédacteur en chef et porte-parole de WikiLeaks. Craignant une extradition aux États-Unis où il fait l'objet de poursuites judiciaires et toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt international lancé par la Suède, il vit réfugié à l’ambassade d’Équateur à Londres depuis juin 2012. Source : wikipedia

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  •  Traduction de l'interview de Richard dans Parade.com du 14 octobre 2016

    Article original ici

    Crédit photos Epix

    Traduction par Jolie pensée

     

     

    Les nouvelles séries télé ne se limitent plus aux "Big 3" (1) . Avec les géants du streaming comme Netfilx ou Amazon, de plus en plus de nouveaux contenus sont disponibles pour les spectateurs avisés et les petits supports les talonnent avec du contenu aussi. EPIX entre dans la danse avec ses histoires originales scénarisées et met un point d'honneur à engager des stars. Nick Nolte et Sela Ward dans 'Graves', l'histoire d'un ancien président des Etats-Unis faisant son mea culpa et le 16 octobre sort sur Epix " Berlin Station ", un thriller d'espionnage dans la lignée de " MI-5 " (série dans laquelle, comble de la coïncidence, jouait Richard Armitage) et de " La Taupe ". On y trouve Richard Armitage (Nord et Sud), Michelle Forbes (Orphan Black) et Rhys Ifans (Coup de foudre à Notting Hill).

    On s'est pausé avec Richard Armitage cet été pour parler de la série. 

     

    Pour ceux qui ne connaissent pas " Berlin Station ", pouvez-vous nous en dire plus sur votre personnage et la série ?

    Le personnage s'appelle Daniel Miller, un agent de la CIA qui identifie une fuite dans l'agence de Berlin. Il est envoyé à Berlin pour identifier la taupe, Thomas Shaw. Nous suivons Daniel dans Berlin et il nous emmène dans l'agence de Berlin où on commence à suivre chaque personnage.


    Je trouve que votre personnage a des ressemblances avec vos personnages dans " MI-5 " et " Strike Back ". Qu'est-ce qui vous guide vers ces rôles ?

    Celui-ci en particulier est assez différent à mes yeux car j'étais fasciné par le fait qu'il s'agissait d'un américain joué par un européen, dans un sens, Daniel a grandi à l'européenne. Ce qui m'a intéressé, c'est l'idée qu'il s'agit d'un patriote qui s'interroge sur son patriotisme, sur son gouvernement et sur l'institution pour laquelle il travaille, la CIA.
    Et contrairement à " MI-5 " et " Strike Back" , c'est une personne tout à fait normale. Il excelle dans son travail mais ce n'est pas un super héros. C'est une personne normale avec des défauts comme tout le monde et il se retrouve dans des circonstances qui le tiraillent et le forcent à se remettre en question. Je pense que c'est ce qui m'a plu.

     

    Entre le théâtre, la télé et le cinéma, vers où vont vos préférences ?

    Cela dépend. Quand je suis sur scène, j'aime la réaction immédiate qu'on obtient du public, cet effet immédiat et la longévité de la pièce. Et le fait que quand on commence, on plonge tout entier dans le personnage pendant deux heures et demi à trois heures et demi, peut-être.
    Mais en même temps, dans le cinéma, j'aime assembler le personnage et l'histoire par petits morceaux et ainsi on peut vraiment travailler sur des détails infimes. Et j'aime en parler avec le monteur qui va rendre tout cela cohérent et le rendre plus excitant qu'il n'était au début. Et puis, j'aime aussi le fait de travailler dans une sphère d'intimité relative, pour le donner au public par la suite. Donc, ça dépend où je suis.

     

    Vous étiez un de mes choix pour être le prochain James Bond. Si vous l'étiez, que changeriez-vous dans le personnage ou auriez-vous une approche différente ?

    De James Bond ? J'imagine que ce qui est stimulant , pour moi , c'est qu'il s'agit d'un personnage héroïque qui doit sans arrêt s'interroger sur tout pour sauver son gouvernement. Dans le cas de James Bond , sa reine et son pays, son sentiment de fierté national, et l'institution pour laquelle il travaille, tout cela est sur le fil du rasoir et vous vous demandez alors qui sont les gentils et qui sont les méchants parce qu'il y a des zones d'ombre. Je pense que se serait une manière fascinante d'aborder le personnage.

     

    Vous avez tendance à vous orienter vers des rôles sérieux bien que vous ayez fait " The vicar of Dibley ". Ferez-vous plus de comédies à l'avenir ?

    J'étais censé jouer dans une petite comédie cet été. Mais malheureusement, le film est tombé à l'eau. C'est définitivement dans ma ligne de mire. Quand je vois une comédie, je saute sur l'occasion. La pièce dans laquelle je joue pour le reste de l'année sur Broadway, " Love Love Love " est une comédie noire. Elle a une connotation politique. Elle est écrite par Mike Bartlett qui, à mon avis, est, à l'heure actuelle, quasiment un dramaturge politique prolifique. Son ton est humoristique et je suis impatient.

     

    Suivez-vous la politique américaine et qu'en pensez-vous?

    Je suis scotché aux informations en continu, je ne peux pas en détourner les yeux.


    Que pensez-vous de Trump et Clinton ?

    La chose qui m'embête le plus, et c'est assez inhabituel pour moi, c'est que je déteste vraiment cet état d'esprit agressif entre les personnes.
    En Angleterre, on vote pour le parti. On ne vote pas pour le premier ministre ou le président. On entend beaucoup de débats politiques. C'est en train de changer et ça ne me plaît pas. Je ne comprends pas pourquoi deux personnes opposées ne peuvent se dire :" J'entends votre point de vue, je ne suis pas d'accord, voilà pourquoi...".
    Ça se résume à critiquer les gens sur différentes choses, et ce n'est pas leur travail. C'est le travail des médias. Leur job, c'est d'être des personnes raisonnables qui savent débattre entre elles. Normalement, elles vont devoir travailler sur la même chose. Elles devraient le faire. Ça me dérange.


    Votre personnage dans " Hannibal " était silencieux la majeure partie du temps. Avez-vous travaillé différemment ?

    Je n'ai jamais pensé que c'était un personnage silencieux. Je pense qu'à travers la manière dont il est décrit dans le livre, la parole le place dans une position gênante à cause de son défaut d'élocution, mais en fait, je me suis toujours senti comme un acteur silencieux à l'écran.
    Je viens de la scène donc j'aime la présence physique du personnage à l'écran. Je suis persuadé que les plus grands films sont ceux qu'on regarde sans les dialogues. Le dialogue parfois appartient au théâtre, aux transitions, à la télévision, mais dans un film, on peut couper 90% du dialogue et il raconte toujours une incroyable histoire. En quelque sorte, j'étais dans mon élément.

     

    Je crois comprendre que vous avez de l'expérience dans la danse ?

    Oui, je me suis entraîné et j'ai dansé quand j'étais très jeune. Mais, je n'ai jamais été très bon. Mon esprit était trop actif. Je voulais des dialogues, de la poésie, de la littérature. Alors j'ai laissé tomber.


    Y a-t-il des causes que vous soutenez et dont vous voulez nous parler ?

    Oui effectivement, il y a quelques causes. J'ai toujours travaillé avec des organismes caritatifs protégeant les enfants et j'ai tourné un film récemment, pas si récemment que cela en fait, qui s'appelle " Urban and the Shed Crew ". On essaye de le diffuser en ce moment. Une partie des profits va aller à un organisme caritatif 'Action for children'. Le film traite de la condition des enfants dans le nord de l'Angleterre. C'est quelque chose qui me passionne. Je travaille aussi avec 'Young Minds' qui est une oeuvre de charité pour les enfants ayant des problèmes de santé mentale en Angleterre. Je crois que la manière dont nous protégeons et prenons soin de nos jeunes est ce qui créera notre société à venir.


    Jouez-vous d'un instrument ?

    Oui, je joue de la flûte et du violoncelle. Récemment, j'ai commencé à apprendre la guitare. 

     

    Des projets ou informations dont vous aimeriez nous parler ?

    La pièce " Love Love Love " écrite par Mike Bartlett. Comme je l'ai déjà dit, il est probablement notre dramaturge contemporain le plus socio-politique. Un auteur plein d'esprit, il est dans la veine d'Harold Pinter, surtout maintenant. Le fil conducteur de la pièce est la génération Baby Boom et leur rapport avec la génération X  (2) . Ce ne pourrait pas être plus d'actualité avec ce qui se passe au Royaume-Uni avec le vote pour le Brexit. Ça traite de ce sujet. 

     

    Je vais à Londres pour la première fois, que me recommanderiez-vous qui ne soit pas touristique, un restaurant loin des sentiers battus ?

    C'est une colle ! Je dirais la Royal Academy of Arts. Il y a toujours de supers expositions là-bas. Je dirais aussi faire le tour d'Hyde Park à pied. Je vais vous dire aussi ce qui est super: Around Brick Lane et Spitalfields Market (dans le quartier de White Chapel). On y trouve un super curry. Vous allez découvrir la vraie diversité de Londres, c'est génial.

     

    Quel est votre repas préféré ?

    Un repas japonais. 

     

    Vous faites un repas romantique, qu'est-ce que vous cuisineriez ? Vous cuisinez ou vous commandez ?

    Etant britannique, je suis plutôt bon en rôti. Je fais un poulet rôti et je réussis très bien les pommes de terre au four. 

     

    Quel est le dernier livre que vous avez lu, quel est votre livre préféré ?

    Le dernier livre que j'ai lu s'intitule ' Jilted Generation ' (3). C'était en préparation pour ma pièce, ça traite des Baby Boomers. En fiction, le dernier livre que j'ai lu était ' Le Chardonneret ' de Donna Tartt. 

     

    Quel votre musicien préféré ou votre chanson préférée ?

    En ce moment, mon groupe préféré est Muse. Je suis très branché sur eux, je ne sais pas pourquoi et il y a une chanson qui s'appelle ' Butterflies and Hurricanes ' qui est vraiment très bonne.

     

    Quelle chanson chantez-vous sous la douche ?

    Je l'ai déjà dit et je vais le redire. C'est Aerosmith ' Love in the elevator '. J'adore cette chanson.

     

    Quelle est la dernière série que vous ayez regardé à l'excès ?

    " House of cards ". J'ai dû la regarder 3 fois. Je suis carrément obsédé par ça. J'adore les séries politiques.

     

    Qui est la première célébrité qui vous ait fait craquer ?

    Cate Blanchett. Vous voulez dire quand j'étais enfant ? En fait , j'ai eu une période Cate Blanchett.

     

    Y-a-t-il un rôle que vous n'avez pas encore joué et que vous aimeriez vraiment joué ?

    A peu près un million de rôles. Il n'y en a pas un en particulier qui me vienne à l'esprit, mais oui.

     

    Café ou thé ?

    Café.

     

    L'endroit favori à visiter ?

    Rome.

     

    Avez-vous un film préféré ou un film que vous pouvez regarder encore et encore ?

    " Il faut sauver le soldat Ryan ".

     

    Quel est votre dessert préféré ?

    Le délice des anges.

     

    Qu'est-ce que c'est ?

    C'est comme de la crème fouettée. Vous avez ça aux Etats-Unis ? C'est en sachet et vous mélangez avec de l'eau. Ça date des années 70. Ça se solidifie comme le pudding mais c'est plein de colorants et arômes artificiels.

     

    De quoi avez-vous une sainte horreur ?

    L'intolérance.

     

    Notes de la traductrice:

    (1) Big Three Networks: les 3 grosses chaînes que sont ABC, NBC et CBS

    (2) Génération X : la génération X représente les personnes nées entre 1961 et 1981.

    (3) Jilted Generation : de Ed Howker et Shiv Malik ou comment les Britanniques ont ruiné leur jeunesse.

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  • Traduction de la courte interview de Richard dans l'article UPI du 22 septembre 2016.

     

    Article original à lire ici 

    Traduction par Jolie pensée

     

    Richard Armitage nous parle de sa vie à New-York et de ses débuts à Broadway :

    "C'est un peu comme un rêve pour un acteur". 

     

    'Love, Love, Love', produit par Roundabout Theatre Company - avec Alex Hurt, Zoe Kazan, Ben Rosenfield et Amy Ryan - Début prévu jeudi soir.

     

    - Traduction de l'interview UPI, 22 septembre 2016

     

    NEW YORK, 22 septembre (UPI) - L'acteur britannique de cinéma, de théâtre et de télévision Richard Armitage dit que vivre à New-York et faire ses débuts sur scène à Broadway dans la pièce "Love, Love, Love" de Mike Bartlett c'est "un peu comme un rêve".

    La production Roundabout Theatre Company emploie aussi Alex Hurt, Zoe Kazan, Ben Rosenfiled et Amy Ryan. Avec une soirée officielle prévue pour le 19 octobre, la pièce sera jouée en représentations limitées jusqu'au 18 décembre au théâtre Laura Pels au Harold et Miriam Steinberg Center for Theatre. La comédie à l'humour noir est mise en scène par Michael Mayer.

    " Nous avons besoin du public, donc tout le monde est très excité et pressé de jouer, " a dit Richard Armitage à UPI lors d'une interview téléphonique.


    "C'est une première pour moi, mais c'est une pièce sympa. C'est une bonne pièce. Cela traite de différents sujets importants mais en même temps, c'est très drôle. J'ai répété pendant 4 semaines et je crois que j'ai ri tous les jours, ce qui était vraiment motivant ", ajoute-t-il. " Je voulais travailler avec Michael Mayer depuis longtemps. Je suis aussi un admirateur du travail de Mike Bartlett depuis un moment, donc l'opportunité de travailler sur une pièce anglaise dans un cadre américain, était, je pense, vraiment très bien. Je voulais travailler avec Roundabout depuis un moment aussi. Donc l'association des trois est très bien tombée ".

    L'acteur de 45 ans a dit qu'il aimait vivre à New-York.

    " C'est fascinant. C'est tellement chouette de sortir de chez soi, prendre le métro et arriver dans la 42ème pour aller travailler. C'est un peu comme un rêve pour un acteur. Je devais me pincer chaque jour. Alors oui, j'adore ça. C'est vraiment vibrant, " a-t-il dit.

    Quand on lui demande s'il attire beaucoup plus l'attention de ses fans quand il sort, il répond:

    "J'ai toujours eu de la chance avec ça. En général, on ne me reconnait pas. Les affiches de ma nouvelle série télé 'Berlin Station' ont commencé à être éditées donc il y a quelques personnes qui marquent un temps d'arrêt quand elles me croisent mais globalement c'est vraiment facile de vivre à New-York. Je pense qu'il y a plein de personnalités avec qui les gens sont vraiment cool. "

    Armitage est connu pour son rôle dans Le Hobbit, ainsi que dans les séries télévisées Hannibal, MI-5, Robin Hood et North and South. Sa nouvelle série d'espionnage Berlin Station débute le 16 octobre sur EPIX.

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  • Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016

    Un gRAnd merci aux ladies de richardarmitagecentral.co.uk pour la transcription à lire ici

    Photos ©RichardArmitageFrance from Urban and the Shed Crew video

     

    En fait, j'ai lu le script à l'aéroport, en rentrant à New York, j'ai été si happé par l'histoire que je suis allé sur Internet, j'ai trouvé le livre de Bernard Hare et j'ai été vraiment inspiré par son expérience et ce qu'il a fait. Le fait que tout ça soit rassemblé dans une grande histoire si cohérente était vraiment une évidence.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016En fait, je n'ai jamais joué auparavant une personne qui existe mais j'ai toujours dit que c'est quelque chose que je voulais faire. Ca ne devait pas être nécessairement une personne célèbre mais je voulais jouer quelqu'un qui est toujours en vie, avec qui je pourrais parler. Je l'ai fait depuis Urban & the Shed Crew dans un autre projet et c'est, en fait, assez difficile, parce qu'au moment où j'ai rencontré la vraie personne, celui où je me suis assis à côté de Bernard Hare, en tant qu'acteur, je me suis senti incroyablement gêné et je sais qu'en tant que personne il s'est senti très gêné parce qu'on s'étudiait l'un l'autre. Il m'étudiait et pensait à ce que j'allais faire de l'histoire de sa vie et je le regardais en pensant 'vais-je apporter la vérité et le sérieux dont a besoin l'histoire de votre vie ? '. Mais, cela a été une expérience vraiment agréable, et, vous savez, nous avons raconté l'histoire pour divertir le public mais, en même temps, il y a dedans un message, alors on espère avoir réussi les deux.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016Je n'avais jamais travaillé autant avec des enfants ou des animaux avant ceci, mais j'étais vraiment excité à l'idée de travailler avec tous ces gosses - les acteurs qui les interprètent - et, en fait, nous avons du rencontrer certains des vrais Shed Crew, qui, bien sûr, ont grandi, mais avoir cette contribution c'était vraiment précieux. Vous savez, l'expérience la plus excitante a été de tourner avec Frasier Kelly qui m'a inspiré chaque jour que nous travaillions, c'est un enfant si intelligent, perspicace et empathique ! C'est la chose qui m'a surpris chez Frasier. Des enfants de cet âge ne ressentent pas forcément d'empathie, mais lui, il en a vraiment, et j'ai cherché à faire quelque chose pour m'amuser avec le rôle parce que j'ai tendance à jouer des personnages sombres. 

    C'est un monde terrible que nous dépeignons, mais il y avait tant d'amour entre ces deux personnages qui s'aident mutuellement pour survivre dans une situation désespérée que je voulais vraiment trouver cela dans la relation entre moi et Urban, joué par Frasier Kelly, et alors, je suis allé travailler chaque jour avec l'unique ambition de le faire sourire et rire.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016Anna Friel n'a apporté rien d'autre que des ennuis à ce film. Non ! Anna... Je ne pouvais imaginer une meilleure personne pour jouer Greta. C'est une actrice très consciencieuse, elle va très loin. Je pense qu'elle amène quelque chose au personnage. Il y a quelque chose de brisé dans ce personnage, mais Anna lui a apporté une dimension chaleureuse, ce qui fait que vous vous attachez vraiment à elle et entre de mauvaises mains ce personnage n'aurait pas été sympathique.

    Mon lien avec la ville de Leeds vient du fait que mon père et deux de ses sœurs y ont grandi. Je pense que la famille de la sœur de mon père, de Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016ma tante, vit encore ici.  J'ai une grande famille ici, et je ne pense pas qu'ils soient forcément dans la même situation désespérée parce que les enfants dont nous parlons dans l'histoire n'avaient pas la vie facile. Alors, je ressens un vrai lien avec la ville, et une de mes référence, en fait, est le mari de ma cousine, qui est policier. Malheureusement, il connaît très bien tous les endroits où nous avons tourné parce que ce sont des zones plutôt défavorisées et qui ont une réputation malfamée, aussi, j'ai beaucoup parlé avec lui sur les expériences de baston qu'il avait eues.

    Je pense qu'aujourd'hui, la situation pour les enfants sans-abris et les enfants malchanceux au Royaume-Uni est toujours difficile et c'est encore un défi, parce que plus nos vies deviennent aisées plus nous nous protégeons face à cela. Nous n'allons pas dans ces parties de la ville comme ça on n'en voit pas trop. Ça n'intéresse pas les médias parce que ce n'est pas agréable à regarder, alors, on a tendance à le reléguer aux oubliettes. C'est pour cela que je suis ambassadeur pour des œuvres de charité qui s'occupent d'enfants ayant des problèmes de santé mentale, de harcèlement en ligne et maintenant d' 'Action for Children' qui a travaillé sur ce film. Je pense que le travail qu'ils font est très important parce qu'ils fournissent toutes sortes d'aides psychologiques différentes, d'abris, la forme la plus simple d'aide, tout ce à quoi ils peuvent penser. C'est ce que Bernard Hare avait compris, qu'il ne s'agit pas que d'argent, mais que c'est vraiment de l'attention et du temps, et il a passé tellement de temps à s'occuper de ces enfants ! Je pense qu'ils vont bien maintenant mais, il y a encore beaucoup de travail à faire, et il y en aura toujours.

    'Action for Children' soutient notre film, Urban & the Shed Crew, pour aider les enfants comme Urban qui sont en situation difficile dans les rues de l'Angleterre d'aujourd'hui. J'espère que ce film sensibilisera le public et aidera leur cause.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016
      Captures écran ©RichardArmitageFrance  
    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016
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  • A l'occasion de la sortie, le 9 janvier 2016, du livre 'David Copperfield' narré par Richard pour Audible, traduction des Q&A Twitter du 21 décembre 2015

     

    Merci à Audible pour la vidéo mise en ligne sur sa chaîne Youtube ainsi que les extraits postés sur son compte Instagram

    Merci à richardarmitagecentral.co.uk pour la transcription

    Photos ©RAFrance

     

    Q: Si vous étiez 'coincé' sur une île déserte, quels sont les 3 personnages de fiction avec lesquels vous aimeriez vous retrouvez et pourquoi ?

    RA: Ok, Lily. Puis-je dire le 'Docteur Who' ? Parce qu'il a le Tardis et que je pourrais quitter cette île déserte ; un très grand chef - peut-être un livre de cuisine de Gordon Ramsey - parce qu'il pourrait cuisiner quelque chose lorsque nous nous échapperions, c'est un peu de la triche... Je ne sais pas, quelque chose... Peut-être une BD comme 'Captain America'. Voilà !

     

    Q: Comment faites vous pour changer de nuances dans votre voix pour incarner un personnage, et comment faites-vous pour ne pas oublier ces voix pendant que vous enregistrez un livre ?

    RA: Ok, Hariclea. En fait, Dickens vous donne vraiment toutes les informations dont vous avez besoin pour créer ces nuances. C'est un auteur si descriptif qui dépeint l'aspect physique d'une personne. Quelque fois, il décrit sa voix, mais parfois, c'est juste une chose instinctive. Vous entendez la voix de la personne grâce à la description qui en est faite... C'est une des raisons pour lesquelles je choisis le livre.

     

    Q: Vous êtes-vous déjà basé sur la voix de quelqu'un que vous avez rencontré pour trouver la qualité vocale d'un personnage ?

    RA: Ok, Crystal. Il y a une petite histoire avec ce livre audio en particulier parce que lorsque j'étais à l'Ecole d'Art dramatique, nous avons fait une adaptation de 'David Copperfield ' pendant la troisième année. Cela a été une des premières choses que nous avons faites. Ca fait maintenant 20 ans, mais certaines voix qui étaient dans cette pièce -particulièrement la mienne, je jouais Uriah Heep - sont revenues à mon esprit. Certaines non, certaines dont je ne pouvais pas me souvenir, mais quelques-unes des voix - les plus identifiables - ont été, sans aucun doute, influencées par certains de mes camarades de classe.

     

    Q: Quel est le tout premier livre que vous avez lu étant enfant ?

    RA: Vale. Bizarrement, je pense que le premier livre dont je me souviens est 'Le Hobbit'. On me l'a lu à l'école et je l'ai emprunté parce que le professeur avait fait une voix tellement géniale de Gollum que je voulais l'imiter, et cela m'a donné le goût de la lecture. Voilà, c'était ça.

     

    Q: Est-ce qu'il y a un livre qui a changé votre opinion sur quelque chose ?

    RA: Ok, Lara. Oui, je pense qu'il y a un livre qui a eu un grand impact sur moi et c'était 'Crime et Châtiment' (1). Je me souviens encore du moment où il commet le meurtre, mais en tant que lecteur, on est si impliqué avec le personnage qu'on souhaite qu'il ne le commette pas et on veut lui pardonner, même si c'est une chose terrible. Et, je pense que la raison pour laquelle il m'a transformé c'est parce qu'il m'a donné la capacité d'éprouver de l'empathie pour des personnes qui font des choses terribles. En fait, par la suite, à travers mon travail d'acteur, j'ai toujours été attiré par ces personnages qui suivent un chemin sombre ou qui choisissent le mauvais chemin, des gens bien qui font des choses mauvaises, et je pense que c'est ce livre qui m'a définitivement influencé.

     

    Q: Combien de temps cela vous prend-il pour enregistrer un livre audio ?

    RA: Ok, Tina. Cela dépend de la longueur du livre audio, mais nous calculons qu'à l'allure à laquelle j'ai lu Dickens, nous avons fait 100 pages par jour. Nous étions à 1400 pages et cela a pris 14 jours. Quand j'ai commencé la préparation, je pensais que nous irions un peu plus vite que cela, mais ça fait à peu près ça.

     

    Q: Ecoutez-vous vos propres livres audio après les avoir enregistrés ?

    RA: Sarah, jamais ! Je ne le fais pas. Je ne regarde pas vraiment le travail que j'ai fait avant, non plus. Il faut qu'on me force la main, parce que lorsque vous êtes là, vous le vivez vraiment. Ce que je veux dire, c'est que j'écoute des extraits pendant que nous enregistrons parce que ça fait partie du montage. Mais, il y a beaucoup d'autres livres audio que je préférerais écouter et une autre interprétation, peut-être.

     

    Q: Qu'est-ce que vous faites pour garder votre voix en forme quand vous avez à parler pendant longtemps ?

    RA: Betty, j'ai toujours fait un bon régime dans les règle du travail de voix - cela implique à peu près 15-20 minutes de Technique Alexander (2) , un échauffement en chanson... C'est un des échauffements que j'ai utilisé dans 'Le Hobbit', mais ça vient aussi des années passées à l'Ecole d'Art dramatique, et vous savez, j'ai une voix assez résistante, alors ça va vraiment. Mais avec ce genre de travail vous devez être capable de rester très calme, de ne pas bouger et d'être toujours capable de produire un son intense, ce qui est assez difficile, alors je fais des choses variées.

     

    Q: Comment passez-vous d'Hannibal à Dickens ? Comment vous débarrassez-vous de cette folie ?

    RA: Kathryn. Et bien, 'Hannibal' date d'un moment. Je pense que j'ai fini ça fin mars et je n'ai pas commencé ceci avant le mois d'août, alors il s'était volatilisé, même si vous amenez toujours un petit peu des personnages marquants que vous jouez. Vous emportez toujours un petit peu d'eux, et je crois qu'il y avait quelque chose dans le personnage d'Hannibal qui a juste ressurgit après 20 ans de mouvements physiques. De même, quand je faisais la voix d'Uriah Heep (3) dans le livre, il y avait une trace de souvenirs, quelque chose, une cloche qui sonne, qui me rappelaient Francis Dolarhyde. Bien sûr, ils n'ont rien en commun et Uriah Heep est un fraudeur. Il n'est pas un tueur en série mais, je ne sais pas, ils sont connectés et j'ai laissé cette connexion se produire.

     

    Notes de la traductrice :

    (1) Crime et Châtiment est un roman de l'écrivain russe Fiodor Dostoeïvski publié en 1867. Le roman dépeint l'assassinat d’une vieille prêteuse sur gage et de sa sœur par un étudiant fauché âgé de 23 ans, Rodion Romanovitch Raskolniko, et de ses conséquences émotionnelles, mentales et physiques sur le meurtrier. 

    (2) Technique Alexander : cette technique permet à chacun d'apprendre à se défaire de certaines habitudes d'utilisation de soi qui interfèrent avec le fonctionnement naturel de l'organisme dans toutes les activités quotidiennes. Ces habitudes sont activées par la personne sans qu'elle s'en aperçoive (il s'agit par exemple du raccourcissement chronique du cou, des lombaires, le rétrécissement de la cage thoracique, etc.), ce qui altère le fonctionnement général de l'organisme (respiration, digestion, circulation, etc.), diminue l'efficacité, crée de la fatigue et peut avoir des conséquences lourdes à plus ou moins long terme sur la santé. La technique Alexander est une méthode d'éducation et ne s'apparente pas à une technique de relaxation ou une forme d'exercice. La technique F. M. Alexander tire son nom de Frederick Matthias Alexander, acteur australien qui a commencé à formuler ses principes entre 1890 et 1900. (Source Wikipedia

    (3) Uriah Heep: ce personnage se caractérise par son humilité mielleuse, son obséquiosité et son hypocrisie. Sa façon de s'adresser à David par 'Maître Copperfield' est si souvent répétée par Dickens qu'il ne peut paraître sincère. Il est l'antagoniste central de la partie finale de l'ouvrage. David le rencontre pour la première fois alors qu'il habite avec M. Wickfield et sa fille Agnès. Uriah travaille en tant que commis de M. Wickfield, en raison de l'alcoolisme de M. Wickfield, Uriah contrôle la plus grande part de la vie et des affaires de son patron. Il parvient finalement à se hisser au rang d'associé dans les affaires de ce dernier. Son ambition ultime étant d'épouser Agnès afin d'obtenir la fortune de Wickfield. Comme la plupart des méchants de Dickens, sa principale motivation est la cupidité. (Source Wikipedia

     

    Audible a aussi mis sur son compte Instagram des moments coupés lors de l'interview

    Voici la traduction 

     

    https://www.instagram.com/p/_kYCLHFXo3/?taken-by=audible_com " Le tout premier livre que j'ai lu, je pense, était un basique de la littérature enfantine. Je crois que ça devait être quelque chose comme 'Mister Tikle' (ndlt: série d'albums pour enfants éditée en France sous le nom de 'Monsieur'). Si ça compte comme lecture de livres, pour moi, c'était de regarder les images. "

     

    https://www.instagram.com/p/_nMyPllXkB/?taken-by=audible_com " J'ai écouté Stephen Fry lire beaucoup de livres audio, qui a, je pense, une voix narrative fascinante et intéressante. Et, je crois que j'ai écouté Bill Nighy enregistrer quelque chose, encore une voix incroyable. "

     

    https://www.instagram.com/p/_pv8R_FXn5/?taken-by=audible_com " Je trouve que des haricots sur des toasts et la moitié d'un paquet de 'Marlboro light' sont le meilleur moyen pour garder votre voix... Non, je plaisante !  "

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  • Traduction de l'interview de Richard parue dans The Mirror à l'occasion de la sortie de Hannibal saison 3 en DVD

    18 décembre 2015

     

    AVERTISSEMENT: Ce tabloïd anglais n'est pas réputé pour être du journalisme de grande qualité ! Il n'est pas dit dans l'article à quel moment cette interview a été réalisée ou si toutes les réponses de Richard proviennent d'une seule et même interview.

     

    Traduction par Jolie Pensée

     

    Richard Armitage dit que son pote Aidan Turner "aime" être un sex symbol

     

    Ces deux stars du Hobbit  sont tous les deux des coqueluches à l'écran mais Armitage estime que son ami se sent plus à l'aise dans la peau d'un objet de désir.

     

     

    Aidan Turner, le beau gosse de Poldark, aime attirer l'attention des femmes selon Richard Armitage, co-acteur du Hobbit.

    Alors que Richard Armitage a toujours eu du mal avec l'intérêt que son physique avantageux a suscité depuis qu'il a joué le rude propriétaire d'usine John Thornton dans l'adaptation de la BBC de Nord et Sud , Aidan Turner n'a pas été aussi perturbé.

    "Je pense qu'il aime tout cela ", dit Richard Armitage en riant, "il est vraiment fait pour jouer ces rôles. Quand je me suis retrouvé avec ce rôle de John Thornton, je ne réalisais pas ce que ça représentait. Je pense qu'Aidan attire ces rôles. Il a à peine 30 ans. Je suis sûr qu'il va explorer ce côté de son talent, puis aller trouver des choses différentes qui l'intéressent. "

    Armitage, 44 ans, a connu sa renommée en 2004 quand après la diffusion du premier épisode de la série victorienne Nord et Sud, le standard de la BBC a explosé.

    Depuis lors, ce bel acteur ténébreux a de fidèles fans qu'on appelle l'Armitage Army.

    Malgré le fait qu'il soit adoré par des milliers de femmes, Richard n'a jamais souhaité se reposer sur son physique.

    Dans le rôle de Thorin Oakenshield dans le Hobbit, il était une authentique star de blockbuster et l'année dernière il a reçu des éloges pour son rôle dans The Crucible à l'Old Vic.

    Pendant un temps, il a fait une parenthèse en étant l'amoureux de Dawn Franch dans The Vicar of Dibley, Richard a travaillé dur pour se débarrasser de son statut de coqueluche.


    Pour Richard, ce qui l'a intéressé dernièrement c'était de jouer le tueur en série Francis Dolarhyde dans la série star aux USA Hannibal.

    Il dit : " Je l'ai ressenti comme un vrai défi pour continuer de surprendre mes fans et leur présenter quelqu'un qu'ils ne vont pas aimer. Je savais que Francis Dolarhyde serait controversé parce que savais que beaucoup de personnes de l'aimeraient pas. Parce qu'ils aiment que vous soyez une idole, que vous soyez attirant. Donc j'ai vu ça comme "voyons si nous pouvons changer les goûts des gens. "

    Il est de notoriété publique que l'acteur se dévoue entièrement à ses rôles, allant jusqu'à subir une torture par l’eau* pour son rôle dans la série d'espionnage Spooks.

    Pourtant. il y a eu des moments, quand il trouvait comment rentrer dans la tête d'un psychopathe, qui étaient épuisants.

    " Je rentrais chez moi et je me prenais la tête entre les mains et j'essayais de me sortir de ça. De ces horribles choses qu'il a faites aux gens... Je n'aurais pas pu le jouer durant cette période particulièrement longue sans notes d'humour  ".

    Richard vit actuellement à New-York pour être au plus près de grands rôles et d'opportunités.

    Même s'il apprécie son anonymat à New-York, il admet avoir été frustré de ne pas être reconnu grimé en Thorin à cause de tout son maquillage et ses prothèses.

    J'étais enthousiasmé par le fait de disparaître et me transformer physiquement, du coup les gens ne savait pas que c'était moi, mais après trois années entièrement consacrées à ce film, de voir que les gens ne réalisent toujours pas que c'était moi, c'est frustrant. Vous allez à des réunions, des casting et on vous dit 'Je ne vous ai pas vu dans tel ou tel film?' et vous faites 'oui, j'étais dans ce film...' et ils ne font toujours pas le rapprochement. Ca ne vous aide pas dans la suite de votre carrière  ".

    Cependant, c'est un rôle qu'il a aimé malgré les contraintes physiques: "Thorin était caché sous une épaisse combinaison. Le rôle consistait surtout à être capable physiquement de remuer l'épée autour de soi. C'était dur. Un jour j'ai vomi dans un seau. C'était dans le tunnel des gobelins dans le premier film. Ils avaient construit ce décor qui était sombre et était éclairé par des torches. C'était incroyablement chaud. Le plateau de tournage était en béton, ce qui le transformait en four. De mémoire, c'était le jour le plus dur. Même les cascadeurs ont eu du mal ce jour là. "

    Comme beaucoup de ses contemporains, Richard a fait l'objet de rumeurs quant à l'éventualité d'être le futur James Bond.

    Il dit: " Je pense que c'est à cause de Spooks. Si vous courez avec un flingue et que vous êtes convaincant, on pense 'il peut jouer James Bond'. Et imaginez si GQ ** vous photographie dans un costume bien coupé ! A chaque fois que j'ai fait des séances photos pour promouvoir quoi que ce soit, on me met dans un costume en disant : est-ce que c'est le nouveau James Bond ?  "

    Pourtant il admet qu'il ne refuserait pas.

    " Je pense que c'est une hypothèse géniale. Je me concentrerais plus sur son côté espion. Je pense que la franchise James Bond a besoin d'une bouffée d'air frais. Cela nécessite une remise à neuf, ce qu'a fait Daniel Craig, mais il n'y a pas que cela, le vieux dinosaure a besoin d'être dépoussiéré. Cela doit rester une grosse franchise et qui ne veut pas aller voir un grand James Bond ?  "

     

     

    Notes de la traductrice

    * Water boarding : simulation de noyade qui consiste à ligoter la victime sur une planche inclinée de façon à ce que la tête soit plus basse que les pieds, on recouvre alors la tête de la victime d'un tissu et de l'eau est versée dessus et, sa respiration devenant très difficile, la victime est mise dans l'angoisse d'une mort prochaine par asphyxie. (Source Wikipédia)

    ** Richard fait référence aux photos qu'il a faites pour le magazine GQ en 2014.

     

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  • Traduction des Q&A 'Urban and the shed crew' par Chapel FM

    7 novembre 2015

     

    Questions/réponses dans le cadre de la projection du film 'Urban and the Shed Crew' menées par Chapel FM au Festival International du Film de Leeds.

    Etaient présents Richard Armitage (Chop), Candida Brady (réalisatrice) et Bernard Hare (auteur) (1) 

     

     Traduction par Jolie Pensée

    (Nous n'avons traduit que les moments où Richard s'exprime)

    Merci à Chapel FM pour la mise en ligne de la vidéo

    Merci à richardarmitagecentral.co.uk pour la transcription

     Photos ©Richard Armitage France, captures d'écran de la vidéo réalisée par Chrysanthe et postée sur la chaîne youtube de RACentral 

     

    A.S : Je m'appelle Adrian Sinclair. Je suis directeur de Chapel FM et je voudrais juste vous souhaiter la bienvenue à vous tous ici. Nous venons de regarder le film et c'est un film fantastique et nous avons la chance de parler avec certains des acteurs principaux, et nous ouvrirons le débat si le public a des questions ou si je me trompe sur ce qui aura été dit précédemment.

    Pour commencer, je voudrais dire que c'est fantastique pour nous en tant que premier lieu d'art de tout l'Est de Leeds. Nous avons ouvert l'année dernière, on était choqués de se dire qu'avant il n'y avait rien ici, 140 000 personnes vivent à l'Est de Leeds et il n'y a jamais eu de lieu consacré aux arts et j'ai rencontré Bernard en 2001 à Burmantofts (2). Nous avons filmé, en fait, on a filmé Bernard et Lee avant que le livre soit écrit et je pense qu'il est une des personnes qui m'a inspirée pour faire des choses positives, pour prendre des risques en ouvrant cet endroit il y a un an malgré le poids de la récession et la coupe de l'aide financière publique. Neuf mille personnes ont visité ce centre dans la première année d'activité et 26% d'entre elles avaient moins de 19 ans. Soixante jeunes gens ont commencé leurs cours ici la semaine dernière et c'est fantastique de sentir qu'on a pu mener ça à bien. Alors c'est un peu une petite explication du pourquoi vous regardez ce film fantastique, la première mondiale, dans ce lieu minuscule où certaines places assises ne nous font pas face et il n'y a pas de parking, rien, et personne ne peut le trouver, mais c'est dans l'Est de Leeds et pour nous c'est vraiment, vraiment important d'avoir ça, ici. Et aussi d'avoir pu en faire une telle chose pour le Festival International du Film de Leeds .

     

    AS à Candida Brady : Vous avez bien sûr à un moment posé cette question à Bernie (ndlt: Bernard Hare), "Si quelqu'un devait jouer ton personnage dans un film ce serait qui ? "

    CB: Bien sûr, il m'est venu à l'esprit... (geste dans la direction de Richard) 

    RA : Il a cru que ce serait un nain... 

    AS : Alors Richard, comment êtes-vous venu sur ce projet ? Qu'est-ce qui vous y a amené ?

    RA : C'est le script de Candy. Étrangement, je l'ai lu dans un aéroport. Je retournais à New-York et il s'est emparé de moi et c'est intéressant de voir comment toutes ces choses arrivent dans votre vie parce que je suis tristement célèbre pour faire des films sans intégrité et je cherchais vraiment quelque chose qui était... réaliste, qui avait un cœur, une âme, et, vous savez, c'est la première fois que je vois le film et j'ai l'impression de le connaître par cœur. Je ne suis que la moitié de cet homme (il montre Bernard). Vous savez, c'était un tournage assez difficile, en tout cas du point de vue des acteurs, parfois on se plaignait que le repas était un peu froid mais ça vous permet de vous rendre compte à quel point vous êtes privilégié... Et je suis juste un narrateur, alors c'est mon travail de lire le script, de lire le superbe livre de Bernard et la seule chose dont les gens parlent, c'est tout ce qu'a fait Bernard et tout ce qui en a découlé, mais ce dont ils ne parlent pas toujours, c'est le cœur et l'âme qu'il y a mis et je pense que c'est mon travail d'exalter tout ça pour le public parce que ce sont des choses que vous ne pouvez pas écrire, que vous ne pouvez pas décrire. Mais quand vous voyez Bernard avec la bande, même maintenant, il y a une telle affinité entre eux... Et avoir été reçu dans ce monde, de prendre part à cela, c'est un immense privilège.

    AS : Et il y a ces mondes cachés que nous pensons connaître et c'est intéressant pour un jeune homme, un jeune homme de 18 ans, qui travaille chez nous comme stagiaire, qui est réalisateur et qui a fait son propre film, à 18 ans, qui a grandi à Windmore, de l'autre côté du périphérique, c'est un petit peu plus loin. Il a étudié à l'école Corpus à Halton Moore, il a regardé le film avec nous, quand nous l'avons vu pour la première fois, et il a dit "Est-ce que les gens vivaient vraiment comme ça ?". Ça m'a vraiment frappé, même pour les gens qui sont du coin, c'est une sorte de monde caché. Est-ce que ça résonne un peu au fond de vous, est-ce que c'est quelque chose que vous connaissiez ?

    RA : Mon père a grandi à Leeds avec ses deux sœurs, ils ont grandi dans les années 40 pendant la guerre et je sais, par exemple, qu'ils dormaient tous dans le même lit. Ils avaient une toute petite maison de ville, il y avait à manger sur la table. Mon grand-père travaillait dans une mine (ou une carrière), donc j'ai entendu toutes ces histoires de mon père, mais les gens du nord sont assez connus pour monter un mur et vous faire croire que tout va bien et que ça va continuer et j'ai l'impression qu'on vit la vie qu'on a et c'est certainement ce qu'ont fait mon père et Bernard. C'est comme tirer le meilleur de ce que vous avez et c'est quelque chose d'unique au nord de l'Angleterre. En fait, en voyant ce film et [en écoutant] le discours sur comment le mot, comment le nom de Leeds est né - et je pense que vous auriez pu en couper un petit peu - ça m'a lassé à la fin, mais cela m'a permis de réaliser que cet état d'esprit était profondément ancré dans le nord de l'Angleterre.

    AS : Et vous parliez de votre façon de jouer, d'être dans la scène, d'avoir le personnage constamment avec vous.

    RA : Oui

    AS : Vous parliez de Bernie et de tout le respect que vous aviez pour lui, sentez-vous que vous aviez trouvé le ton juste ?

    RA : J'ai fumé tellement de cigarettes à rouler... et à la fin du tournage, j'avais vraiment l'air d'une merde. On était des sales gosses parce qu'on n'était vraiment pas supposés fumer du tabac, mais le tabac factice ne brûle pas à l'écran de la même manière que le tabac, alors Anna (3) et moi on a glissé du vrai tabac dedans.

    CB : Je ne savais rien de tout cela.

    RA : Non, elle ne le savait pas, mais ça ne se roule pas de la même façon... Mais, je vous le dis, à la fin du tournage, j'ai dit (il regarde Bernard) " Pourquoi fallait-il que tu sois un fumeur compulsif ? " Mais c'était super. Et maintenant, je peux rouler une cigarette en conduisant !

    CB : Oui 

    RA : Je l'ai fait, j'étais même censé le faire d'une seule main et il sait le faire.

    BH : Oui. Tu m'as vu le faire le premier jour "Montre-nous comment on fait ça ". J'aurais dû déposer un brevet artistique.

     

    17'42 mn. 

    Membre du public : Salut, j'ai vraiment adoré le film, c'était fantastique. Je suis moi-même originaire de Leeds, donc il y a plein de lieux que vous avez filmés que j'ai pu reconnaître. Je me demandais juste comment, avec tout ce que vous avez lu sur Richard, vous avez pu le convaincre de jouer dans le canal ?

    RA : Ne le dites pas...

    CB : C'est un secret professionnel

     

    Membre du public : Et vous le saviez ? Vous saviez au moment de tourner que vous auriez une scène comme ça ?

    CB : Tu as eu un moment terrible !

    RA : Comment m'as-tu convaincu ? 

    CB : En fait, je ne savais pas que Richard n'aimait pas l'eau !                        

    Membre du public : On le savait !

    CB: On va dire que nous avons trouvé quelques compromis.

    RA : On a trouvé un moyen pour que ça ne soit pas traumatisant.

    CB : Et tu as eu une série de scènes dans l'eau, n'est-ce pas ?

    RA : Oui, c'est une blague récurrente. A chaque fois que je lis un script, il n'y a pas de scènes prévues dans l'eau, et tout à coup il y en a une d'écrite, mais là, elle y était dès le début. J'ai juste survolé cette partie du livre.

    CB : En espérant que je la couperais.

    RA : Oui.

    Membre du public : Et vous ne l'avez pas fait !

     

    22'58 mn.

    Membre du public : Je commence à avoir l'impression que le gouvernement, et plus particulièrement le gouvernement actuel, compte sur les organisations caritatives pour distribuer les fonds qu'elles ont sur leurs comptes en banque, parce qu'il n'a pas l'air d'avoir une vision réaliste de ce qu'il se passe vraiment dans le monde, et je vous dis ça de mon point de vue de militaire et parce que je vois ça avec mes jeunes recrues. Je suis chanceux, je suis cadre moyen maintenant, mais je vois avec mes jeunes soldats qui voient leurs petits crédits coupés et ils sont censés avoir un revenu régulier, mais, est-ce que vous pensez que nous devrions nous réjouir que ce soient les organisations caritatives qui payent pour ces choses, parce que c'est l'impression que j'ai ?

    CB : On pourrait avoir un long débat à ce sujet. Mais oui, je suis assez d'accord. Ce pourquoi j'aimais les organisations caritatives pour l'enfance était parce qu'elles faisaient des choses très, très utiles et vous pouvez voir ces choses se réaliser, ce qui est très important.

    RA : Les choses que fait 'Action for Children' (4) sont innovantes et une de ces choses, je pense, qui est 
    vraiment importante, est de tisser un réseau d'entraide pour les travailleurs sociaux parce que, sans cela, vous jetez l'argent par les fenêtres et je pense qu'il faut de l'imagination et je crois que vous avez raison. Là où le gouvernement compte sur les gens pour être généreux et fouiller dans leurs poches, les réseaux sociaux, eux, peuvent mobiliser l'attention et les gens donnent et vous pouvez créer une grosse collecte d'argent en réponse à la faiblesse du gouvernement... Et, c'est ça être gentil.

    CB: Oui

     

    A 29'57 mn. 


    RA
    : Au bout de 10 minutes de film, je me suis rendu compte que j'avais oublié que je disais beaucoup de gros mots et mon neveu va venir voir le film demain et je pensais téléphoner à mon frère pour lui dire que ce ne serait peut-être pas convenable, mais alors il y a quelque chose en moi qui m'a dit qu'en fait ça le concernait. C'est l'histoire d'un gamin de son âge. Si nous le protégeons de cela, c'est un équilibre délicat, parce que vous ne voulez pas qu'ils sortent et qu'ils disent la même chose et en même temps vous ne pouvez pas faire autrement.

    Vous ne pouvez pas mettre cela sous le tapis parce qu'il fait partie de la prochaine génération et il doit être informé de cela et s'il peut voir 'Urban' et s'identifier à lui et réaliser à quel point sa vie est privilégiée, alors il regardera sa vie et réalisera que tout le monde n'est pas égal et que nous devons être plus démocratiques dans la façon dont nous partageons.

    CB : Et puis, je pense... Je ne peux parler que de mes propres enfants, mais je pense que plus vous leur donnez de connaissance, plus ils se sentent en confiance.

    RA : Oui c'est cela.

     

    Notes de la traductrice :

    (1) Bernard Hare est l'auteur du roman 'Urban Grimshaw and the Shed Crew'. Né en 1958, dans une famille de mineurs, Bernard Hare vivait en marge de la société dans une cité malfamée de Leeds et avait une propension à l'alcoolisme et à la prise de drogues, il connaissait donc bien la vie des basses classes de l'Angleterre des années 90. Il fut travailleur social pendant une dizaine d'années avant de créer sa propre société de location. Il rencontra Urban Grimshaw, un garçon de 12 ans illettré et consommateur de drogue, qui lui inspira ce roman publié en 2005. Bernard Hare est maintenant un auteur indépendant.

    (2) Cité à l'Est de Leeds

    (3) Anna Friel joue la mère d'Urban

    (4) Lien vers l'organisme de charité 'Action for Children'  https://www.justgiving.com/actionforchildren

     

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  • Traduction de l'interview que Richard a accordé à Empire magazine du mois de Décembre 2015

     

    Merci à richardarmitagenet.com pour le scan

    Traduction par Jolie Pensée

    - Empire Magazine, décembre 2015

    Combien coûte une pinte de lait ? 

    La star du Hobbit parle d'un barattage inattendu (3)

     

    Quels posters aviez-vous sur les murs de votre chambre quand vous étiez enfant ?

    Je crois me souvenir avoir eu un poster de Terminator et un de Samatha Fox. Mettez ces deux-là dans un film ! Ce serait dingue.

     

    Avez-vous un surnom ?

    Si je vous le dis, tout le monde va se mettre à m’appeler comme ça sur les réseaux sociaux et c’est très personnel, donc je ne peux pas le dire. Mon frère se fait appeler « Armo ». ça sonne australien, vous ne trouvez pas ?

     

    Combien coûte une pinte de lait (1) ?

    Je pense environ £1.70. Non ? 89 pounds ? Sur le site internet que je viens de chercher (2), le babeurre Saint Ives coûte… Oh attendez c’est du babeurre (3). Je me suis un peu trompé. J’ai mon Ipad devant moi. Je ne bois pas vraiment de lait.

     

    Avez-vous déjà mis un coup de poing à un réalisateur ?

    Non jamais. Si je me suis déjà disputé avec un réalisateur ? J’ai pu avoir des moments tendus (ndlt : littéralement des moments où j’ai serré les fesses) où j’ai pu me cogner la tête contre un mur, mais est-ce que c’était le but ? Mais on n’obtient rien en faisant cela.

     

    Quelle est la dernière série que vous avez arrêté de regarder ?

    Oh mon Dieu. Vous savez quoi ? Je dirais 'Game of Thrones'. J’ai commencé à regarder après avoir terminé 'Le Hobbit' et je pense que c’était trop fantastique pour moi. Je suis sûr que je vais y revenir, mais je n’en pouvais plus des perruques et des dragons et de tout ça. Ça avait trop duré ! (4)

     

    Jusqu’où êtes-vous allé ?

    Je ne suis pas allé loin. Tout le monde dit que je ferais mieux de la regarder mais plus les gens me le disent et plus j’ai envie de regarder 'House of cards'.

     

    Sur une échelle de un à dix, à quel point avez-vous le cul poilu ?

    Je vous demande pardon ? Il est hors de question que je réponde à cette question, jamais de la vie. Qui voudrait connaître la réponse à cela ?

     

    Bon

    Si vous voulez parler de mes fesses et de ma raie des fesses ? La réponse est dans l’épisode 11 d’Hannibal.

     

    Avez-vous des cicatrices ?

    J’en ai une entre les sourcils que j’ai eue pendant le Hobbit. J’ai l’impression qu’elle restera toujours. Je me la suis faite moi-même entre les deux yeux avec un petit crochet sur l’épée Orcrist et ça a transpercé la prothèse et coupé un bout de peau entre mes sourcils. On a fait arrêter le saignement et quand j’ai retiré la prothèse, ça a rouvert la plaie et j’ai mis un pansement dessus. Je pense que j’aurais dû avoir des points de suture.

     

    Quel est le dernier film que vous vous êtes payé ?

    'Ex Machina'. Argent bien dépensé.

     

    Quelle est la question la plus stupide qu’on ne vous ait jamais posée ?

    Je pense que c’est sûrement « Sur une échelle de un à dix, à quel point avez-vous le cul poilu ? » 

     

    Qu’avez-vous dans votre poche actuellement ?

    Rien. Mes parties génitales sont dans ma poche en ce moment.

     

    Quelle est la pire chose que vous n’ayez jamais mangée ?

    C’était une minuscule fourmi amazonienne. J’ai mangé ça quand j’étais à Sao Paulo dans un restaurant très cher, mais ça avait beaucoup de goût. Ça avait un goût de citron.

     

    Comment appelleriez-vous votre autobiographie ?

    ' Mes parties génitales sont actuellement dans ma poche. '

     

    Le saviez-vous ?

    Il joue de la flute.

    Il souffre d’aquaphobie, la peur de se noyer.

    Il est né le jour de l’anniversaire de la mort de Richard III (ndlt : 486ème anniversaire pour être précis)

     

    Notes de la traductrice:

    (1) Une pinte représente 568 ml

    (2) Le mot utilisé par Richard était Googled. Dans le langage usuel, Google est devenu un verbe signifiant « rechercher sur Internet »

    (3) Le babeurre est du lait fermenté. Le barattage est la transformation de la crème du lait en beurre dans la baratte, par séparation de la matière grasse et du babeurre.

    (4) Malheureusement, le jeu de mots n’a aucune signification en français. Ici Richard dit « I was dragoned out » jeu de mots avec les verbes drag on et drag out qui signifient traîner en longueur.

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