• Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016

    Un gRAnd merci aux ladies de richardarmitagecentral.co.uk pour la transcription à lire ici

    Photos ©RichardArmitageFrance from Urban and the Shed Crew video

     

    En fait, j'ai lu le script à l'aéroport, en rentrant à New York, j'ai été si happé par l'histoire que je suis allé sur Internet, j'ai trouvé le livre de Bernard Hare et j'ai été vraiment inspiré par son expérience et ce qu'il a fait. Le fait que tout ça soit rassemblé dans une grande histoire si cohérente était vraiment une évidence.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016En fait, je n'ai jamais joué auparavant une personne qui existe mais j'ai toujours dit que c'est quelque chose que je voulais faire. Ca ne devait pas être nécessairement une personne célèbre mais je voulais jouer quelqu'un qui est toujours en vie, avec qui je pourrais parler. Je l'ai fait depuis Urban & the Shed Crew dans un autre projet et c'est, en fait, assez difficile, parce qu'au moment où j'ai rencontré la vraie personne, celui où je me suis assis à côté de Bernard Hare, en tant qu'acteur, je me suis senti incroyablement gêné et je sais qu'en tant que personne il s'est senti très gêné parce qu'on s'étudiait l'un l'autre. Il m'étudiait et pensait à ce que j'allais faire de l'histoire de sa vie et je le regardais en pensant 'vais-je apporter la vérité et le sérieux dont a besoin l'histoire de votre vie ? '. Mais, cela a été une expérience vraiment agréable, et, vous savez, nous avons raconté l'histoire pour divertir le public mais, en même temps, il y a dedans un message, alors on espère avoir réussi les deux.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016Je n'avais jamais travaillé autant avec des enfants ou des animaux avant ceci, mais j'étais vraiment excité à l'idée de travailler avec tous ces gosses - les acteurs qui les interprètent - et, en fait, nous avons du rencontrer certains des vrais Shed Crew, qui, bien sûr, ont grandi, mais avoir cette contribution c'était vraiment précieux. Vous savez, l'expérience la plus excitante a été de tourner avec Frasier Kelly qui m'a inspiré chaque jour que nous travaillions, c'est un enfant si intelligent, perspicace et empathique ! C'est la chose qui m'a surpris chez Frasier. Des enfants de cet âge ne ressentent pas forcément d'empathie, mais lui, il en a vraiment, et j'ai cherché à faire quelque chose pour m'amuser avec le rôle parce que j'ai tendance à jouer des personnages sombres. 

    C'est un monde terrible que nous dépeignons, mais il y avait tant d'amour entre ces deux personnages qui s'aident mutuellement pour survivre dans une situation désespérée que je voulais vraiment trouver cela dans la relation entre moi et Urban, joué par Frasier Kelly, et alors, je suis allé travailler chaque jour avec l'unique ambition de le faire sourire et rire.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016Anna Friel n'a apporté rien d'autre que des ennuis à ce film. Non ! Anna... Je ne pouvais imaginer une meilleure personne pour jouer Greta. C'est une actrice très consciencieuse, elle va très loin. Je pense qu'elle amène quelque chose au personnage. Il y a quelque chose de brisé dans ce personnage, mais Anna lui a apporté une dimension chaleureuse, ce qui fait que vous vous attachez vraiment à elle et entre de mauvaises mains ce personnage n'aurait pas été sympathique.

    Mon lien avec la ville de Leeds vient du fait que mon père et deux de ses sœurs y ont grandi. Je pense que la famille de la sœur de mon père, de Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016ma tante, vit encore ici.  J'ai une grande famille ici, et je ne pense pas qu'ils soient forcément dans la même situation désespérée parce que les enfants dont nous parlons dans l'histoire n'avaient pas la vie facile. Alors, je ressens un vrai lien avec la ville, et une de mes référence, en fait, est le mari de ma cousine, qui est policier. Malheureusement, il connaît très bien tous les endroits où nous avons tourné parce que ce sont des zones plutôt défavorisées et qui ont une réputation malfamée, aussi, j'ai beaucoup parlé avec lui sur les expériences de baston qu'il avait eues.

    Je pense qu'aujourd'hui, la situation pour les enfants sans-abris et les enfants malchanceux au Royaume-Uni est toujours difficile et c'est encore un défi, parce que plus nos vies deviennent aisées plus nous nous protégeons face à cela. Nous n'allons pas dans ces parties de la ville comme ça on n'en voit pas trop. Ça n'intéresse pas les médias parce que ce n'est pas agréable à regarder, alors, on a tendance à le reléguer aux oubliettes. C'est pour cela que je suis ambassadeur pour des œuvres de charité qui s'occupent d'enfants ayant des problèmes de santé mentale, de harcèlement en ligne et maintenant d' 'Action for Children' qui a travaillé sur ce film. Je pense que le travail qu'ils font est très important parce qu'ils fournissent toutes sortes d'aides psychologiques différentes, d'abris, la forme la plus simple d'aide, tout ce à quoi ils peuvent penser. C'est ce que Bernard Hare avait compris, qu'il ne s'agit pas que d'argent, mais que c'est vraiment de l'attention et du temps, et il a passé tellement de temps à s'occuper de ces enfants ! Je pense qu'ils vont bien maintenant mais, il y a encore beaucoup de travail à faire, et il y en aura toujours.

    'Action for Children' soutient notre film, Urban & the Shed Crew, pour aider les enfants comme Urban qui sont en situation difficile dans les rues de l'Angleterre d'aujourd'hui. J'espère que ce film sensibilisera le public et aidera leur cause.

    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016
      Captures écran ©RichardArmitageFrance  
    Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016 Traduction de l'interview de Richard pour Urban & the Shed Crew, 27 avril 2016
    Partager via Gmail

    1 commentaire
  • Berlin Station , Epix , 2016 



    Berlin Station Le personnage :
     Richard interprète Daniel Miller, un membre des services de renseignement américain chargé de recruter et de traiter des agents, qui est envoyé dans l'agence étrangère de la CIA à Berlin en Allemagne. Sa mission est de découvrir la source d'une fuite qui a fourni des informations à un dénonciateur désormais célèbre sous le nom de Thomas Shaw. Guidé par le vétéran blasé Hector DeJean, il apprend à composer avec le monde de l'agent de terrain, la tromperie, les dangers, les compromis moraux... 

     

    ---------------------------------------------------

    - Tournage à Berlin - 

     

    Le tournage de la mini-série américaine en 10 épisodes 'Berlin Station' a commencé en Allemagne en novembre 2015. Peu de photos ou d'informations mais des photos hors contexte sont apparues sur Facebook ou sur Twitter lors de manifestations auxquelles Richard a participé.

      

    Photos

     

    Photos de tournage Getty Images à voir ici

    Berlin Station

    Berlin Station

    2 photos promotionnelles ©http://www.berliner-zeitung.de

    Berlin Station

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Berlin Station

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Des photos de tournage sont visibles sur le Weibo de nos amies chinoises qui ont acquis des droits de reproduction. Merci à elles de les avoir partagées : ©Richard Armitage CN (Interdiction de reproduction sur les réseaux sociaux et interdiction d'enlever leur marque déposée)

     

    Photos Twitter et Facebook

     

    Berlin Station  

    Selfie ©Richard Armitage

     

    Le 13 février 2016 Richard et l'acteur Richard Jenkins ont assisté à la réception Medienboard Berlin-Brandenburg au Ritz-Carlton à Berlin. Photos à voir ici et ici 

                                                      

    Berlin Station

    Berlin Station

     

     
    Berlin Station

                                     

    Berlin Station a reçu un financement du German Motion Picture Fund et Richard a été photographié avec la secrétaire d'Etat parlementaire Iris Gleicke ©twitter.com/RCArmitage

     

    Berlin Station

     

    Photos twittées par Michelle Forbes

    Berlin Station

    Berlin Station

     

    Le samedi 5 Mars, Richard a visité le Berliner Stadtmission pour passer du temps avec les familles de réfugiés. Il a été bouleversé par son expérience et a tenu à la partager via un message sur son compte Twitter. La traduction du message est à lire ici ainsi que l'article allemand sur cette visite paru quelques jours plus tard dans le magazine Berliner Kurier dont la traduction est à lire ici aussi.

     

    Berlin Station

    Photos ©Richard Armitage

     

    Une photo postée sur Facebook par une maquilleuse de l'équipe  

    Berlin Station

    Photo ©maske berlin

     

    ... /...

     

    Articles de presse

     

    BILD - ZEITUNG BERLIN
    8 mars 2016

     Article original sur richardarmitagenet.com

     

     Traduit de l'allemand par Jolie pensée

     

    Star d'Hollywood enlevée à Charlottenburg (1)

    Tournage d'une nouvelle série US

    Berlin - Scènes dramatiques dans Bleibtreustraße (2)

     

    Une star d'Hollywood enlevée à Charlottenburg ! Pas de panique, c'est juste pour le show !

    L'acteur vu dans Coup de foudre à Notting Hill, Rhys Ifans (48 ans) était là-bas hier avec son collègue Richard Armitage (44 ans) pour la nouvelle série US Berlin Station.

    Les deux acteurs marchent le long de la Bleibtreustraße . Soudain, trois hommes en noir bondissent d'une Volkswagen et brandissent leurs armes. Sac sur la tête et hop en voiture!

    La scène de l'enlèvement a été tournée de 10 heures à 14 heures. Refaite maintes et maintes fois. Enlèvement en série!

    Voilà ce qu'il se passe dans la série Berlin Station: l'agent de la CIA Daniel Miller (Richard Armitage) est transféré à Berlin pour démasquer un informateur. Il reçoit le soutien de son vieil ami Hector Dejean (Rhys Ifans). Mais face à de vrais escrocs, on ne peut pas faire grand-chose, même à deux.

    La série sera tournée dans et autour de Berlin jusqu'en avril. La série de 10 épisodes sera diffusée à la télévision en automne aux USA. On y verra aussi Richard Jenkins (68 ans, vu dans Six feet under) et Michel Forbes (51 ans, vue dans Hunger games) entre autres.

     

    NDLT:

    (1) Charlottenburg est un quartier de Berlin situé à l'ouest de la ville où l'on peut admirer notamment le château de Charlottenburg, ancien château impérial. Très gravement endommagé pendant la seconde guerre mondiale, il fut reconstruit dans les années 50. Il est ouvert à la visite et abrite le musée de la préhistoire et de la protohistoire.

    (2) rue Georg Bleibtreu

     

    En avril, Richard a quitté quelques jours Berlin pour tourner des scènes sous le soleil des Baléares, sensées représenter le Panama.

     

    - Tournage à La Palma -

     

    Photos

     

    Des photos 'Behind the scenes' ont été postées sur la page facebook de Ayuntamiento de Santa Cruz de La Palma 

    Berlin Station

    Berlin Station

     

    Des photos à voir sur la page Facebook de Jose Fernández Arozena 

    Berlin Station

    Berlin Station

     

    Avec des membres de l'équipe de tournage 

    Berlin Station

    Photo ©Enrollate films

    Berlin Station

               Photo ©lapalma.diariodeavisos.com 

     

                   Richard avec les figurants à La Palma

    Berlin Station

    Photo ©Enrollate films

     

    Des captures d'écran Richard Armitage France de la vidéo postée par TV La Palma

    Berlin Station  

    Berlin Station

    Berlin Station

    Berlin Station

     

    ... /...

     

    Vidéos

     

    Vidéo 'Behind the scenes' postée par TV La Palma

    Vidéo 'Behind the scenes' postée sur Yoube par sebas mediaprod.¡Detrás de las Escenas!

    Vidéo 'Behind the scenes' postée sur Youtube par Gabinete de Prensa Cabildo La Palma

     

    Première bande-annonce dévoilée par Epix et Berlin Station 

     

    ... /...

     

    Articles de presse

     

    El Diario.es

    Traduit de l'espagnol par Geek Lady

     

    Berlin Station

    L’acteur Richard Armitage (au centre) avec Anselmo Pestana (à droite) et Sergio Matos, avec les autres membres de la Municipalité et du tournage

     

    L’acteur britannique a tourné quelques scènes de la série télévisée de Paramount Pictures dans la forêt de Los Tilon, à San Andrés y Sauces, à La Bombilla, à Los Llanos de Aridane, et sur l’avenue de El Puente, à Santa Cruz de La Palma. 

    Le Président de la Municipalité de La Palma, Anselmo Pestana et le Maire de Santa Cruz de la Palma, Sergio Matos, accompagnés de la conseillère insulaire du Tourisme, Alicia Vanoostende, et l’équipe de La Palma Film Commission « ont personnellement salué ce mardi le fameux acteur britannique Richard Armitage, qui se trouve dans la capitale de l’Ile pour le tournage de la série Berlin Station » informe la Corporation insulaire dans un communiqué.

    Le bureau de La Palma Film Commission « dépend de l'entreprise publique Sodepal ; elle a apporté son aide en favorisant le travail de la production Seven Island Film - responsable de la production de la série aux Canaries - pour la recherche de lieux, l'engagement d'une entreprise locale pour le casting de sélection d'extras, un logement pour l'équipe de tournage et un engagement de professionnels de l'Île pour des tâches distinctes, entre autres », précise la note

     

     La Palma-DiarioDeAvisos.com

    Traduit de l'espagnol par Geek Lady

       

    Berlin Station

    L’acteur principal discute avec l’équipe de tournage

     

     L’ île se transforme en plateau de tournage pour la série 'Berlin Station'

     

    Seulement deux jours de tournage de la série Berlin Station et La Palma commence déjà à ressentir les bénéfices à tirer en tant que plateau de cinéma. La graine qui a commencé à germer il y a un an, La Palma Film Commission, donne ses premiers fruits avec des tournages comme celui vécu ces jours-ci dans l'Île ; hier, l’Avenue de El Puente de la capitale au palmier s’est transformée pour quelques heures en cité panaméenne, dans laquelle s’ambiance l'un des chapitres de cette série produite par Paramount Pictures.

    Le jour précédent, l’équipe de production, a tourné diverses séquences au nord de l'Île, dans la forêt de Los Tilos et dans le Cubo de La Galga. Et il était prévu qu’hier en fin d'après-midi, ils se déplacent vers la plage de La Bombilla pour clore le tournage dans l'Île.

    Avec l'ample déploiement de médias qui a accompagne habituellement un tournage de cette nature, le point d’orgue a été la présence du personnage principal de la série, l'acteur britannique Richard Armitage, connu ppour ses rôles de Guy de Gisborne dans la série Robin des Bois ou Thorin Ecu de Chêne dans le film Le Hobbit.

    Le tournage affecte la vie quotidienne de la ville, puisqu’il a presque fallu interrompre le trafic durant les instants pendant lesquels ont été réalisées les séquences qui ont été prises dans deux points de l'avenue. La série, qui est aussi tournée à Berlin et dans Fuerteventura, est une production allemande - américaine, de 10 épisodes, dont la trame tourne autour d'un employé qui arrive au bureau de la CIA à Berlin pour découvrir l'origine de la fuite d'une personne qui a fourni une information à un dénonciateur.

    Publié par David Sanz - 13 avril, 2016

     

    ... /... 

     

    Le 23 avril, le tournage s'est achevé à Berlin et Richard a twitté ses adieux à la ville

    Berlin Station

    Partager via Gmail

    1 commentaire
  • Le samedi 5 Mars, Richard Armitage a visité le Berliner Stadtmission pour passer du temps avec les familles de réfugiés. Il a été bouleversé par son expérience et a tenu à la partager via un message sur son compte Twitter.

    Voici la traduction du message ainsi que celle de l'article allemand sur cette visite paru quelques jours plus tard dans le magasine Berliner Kurier (Merci à Jolie Pensée pour la traduction de l'allemand)

     

    Traduction du message Twitter de Richard sur les réfugiés - 5 mars 2016

     Traduction Translator Girl

     

    - Message Twitter de Richard sur les réfugiés & Article du Berliner Kurier - Mars 2016

    - Message Twitter de Richard sur les réfugiés & Article du Berliner Kurier - Mars 2016

    - Message Twitter de Richard sur les réfugiés & Article du Berliner Kurier - Mars 2016

    Cliquer sur les photos pour les agrandir © Richard Armitage Twitter

     

    Ma compréhension de ce qui est arrivé en Allemagne - d'abord à Berlin avec l'arrivée estimée à 1 million de migrants à Berlin et de 480 000 réfugiés ailleurs dans la région en décembre 2015 - a commencé en septembre 2015 alors que j'étais là depuis un jour pour rencontrer l'équipe de production d'une nouvelle série TV 'Berlin Station' à laquelle je participe pour Epix, Paramout et Anonymous Content. Le jour où je suis arrivé, le bureau était affairé à emballer des cartons, des ordinateurs, des storyboards. Tout était en place pour commencer la production mais le bâtiment avait été réquisitionné par le gouvernement allemand, comme d'autres endroits incluant des gymnases d'école et un espace au vieil aéroport du Tempelhol, afin de fournir un hébergement d'urgence pour ces réfugiés qui avaient besoin d'un endroit où s'abriter avec l'hiver berlinois qui arrivait à grand pas.

    L'atmosphère au bureau de production était sereine et assez animée alors qu'ils (j'aimerais dire nous) déménageaient à Friedrichshain, Postsdam et aux Studios Babelsburg. Novembre est arrivé et nous avons commencé à tourner de manière rapide et intensive ce qui laissait très peu de temps pour s'arrêter et réfléchir. Noël est arrivé et je suis rentré dans ma famille mais mes pensées revenaient vers Berlin et au Nouvel An, Angela Merkel a fait un discours sur " Une politique de la porte ouverte ", " Une chance pour demain " et plus fermement sur le fait " Qu'il est crucial de ne pas suivre ceux qui, avec froideur ou qui ont de la haine dans le coeur, revendiquent l'exclusivité d'être Allemand en cherchant à exclure l'autre ". J'ai trouvé que c'était un discours courageux et incroyable de la part de la dirigeante d'un pays si marqué par son passé. Mais allons, comme on me le rappelle (je le fais moi-même et les autres aussi) " Qu'est-ce qu'un acteur comprend aux choses ? " " Pourquoi devrait-il partager ses opinions sur la politique ? ", " Ce n'est pas son pays " etc, etc. Et bien nous semblons tous vivre dans une période où la peur s'accroît. L'Angleterre va avoir un référendum pour décider si elle quitte l'Union Européenne avec comme sujet brûlant les contrôles aux frontières. Des voix d'extrême-droite grandissent en Angleterre, en France et ailleurs et aux USA où il y a une tension raciale importante - le mot immigré est maintenant pointé de manière péjorative et un politicien américain aux idées qui paraissent tellement rétrogrades est en contradiction avec ce dont parlait Angela Merkel - ont fait que j'ai ressenti le besoin de m'exprimer sur le genre de monde dans lequel je veux vivre, celui auquel j'aspire.

    J'ai tiré le bon numéro quand je suis né, ainsi que beaucoup d'entre nous, parce que nous sommes nés avec un niveau de vie dont tant d'enfants sont privés. Je suis anglais, britannique, mais je n'ai jamais adressé de requête à la terre sur laquelle j'ai grandi. Je pense que nous sommes des gardiens, oui, mais je crois vraiment que nous avons été chanceux, suffisamment pour apprécier une maison, de la nourriture, une éducation, des services de santé... (oui je connais 'l'état-providence') *, la liberté d'expression, la liberté de se rendre à l'école sans être tué ou bombardé. Tout ça n'appartient pas juste à moi. Je crois que c'est le droit de chacun, alors ceux qui fuient devant la terreur devraient être reçus à bras ouverts.

    Il y a des écrits sur papier ou des paroles philosophique, mais je voulais voir comment ça se passe dans la pratique, parce que ça DOIT marcher, nous ne pouvons pas tourner le dos aux personnes: familles, enfants dans l'obligation de faire face à ..... quoi ? Peut-on à peine imaginer à quoi ressemble cette horreur ?

    Alors oui, je suis un acteur stupide plutôt ordinaire, mais au fil du temps, j'ai développé des compétences, une réflexion, un certain niveau d'analyse psychologique, principalement de personnages de fiction, mais surtout une grande part d' Empathie (je met une majuscule parce que c'est un mot important) et je suis sans aucun doute au-dessus de la moyenne dans ce respect. Je voulais utiliser ces atouts pour apprendre quelque chose du travail qu'avait fait la Berliner Stadtmission pour que cette situation fonctionne.

    C'est samedi matin et j'ai rempli un sac de vêtements dont je ne voulais plus (ouais, il y a quelque part dedans un costume de MI-5), je suis allé chercher quelques couvertures, des chocolats de Pâques, des livres de coloriages, des livres de fiction et un génial mini-réservoir d'hélium avec un tas de ballons pour les enfants. La visite a été organisée par Michael Scheel (notre producteur délégué), Frederike Gralle et Dorthe Wolner-Hanssen qui travaillent sur Berlin Station et qui visitent régulièrement un refuge à Spandau ; accompagnés par moi-même et Michelle Forbes (mieux connue comme actrice végétalienne!!!). Je suis un peu nerveux surtout du fait que je pourrais paraître offensant en venant 'voir' ces gens désespérés comme s'ils étaient des animaux dans un zoo, mais le stress disparaît aussitôt que nous sommes salués par les gardes des sécurité. Il y a une présence de la sécurité qui, après interrogation, est à la fois interne et externe parce qu'étonnamment, il y a eu des tensions culturelles qui doivent être maîtrisées à l'intérieur des refuges. J'en déduis que des gars de la sécurité ont été aussi 'réquisitionnés' (quelques ex videurs de boîtes de nuit avec de multiples compétences linguistiques ont aussi trouvé une nouvelle maison).

    Ainsi, nous sommes les bienvenus, avec nos petits cadeaux que nous déposons dans un endroit de stockage plutôt bien organisé, nous jetons un coup d'oeil à une nouvelle construction de box qui abriteront les familles. Je me sens soudainement envahi d'un sentiment d'impuissance 'que sommes-nous venus vraiment faire ici ?' . Alors, je demande si je peux apporter quelques ballons aux enfants que nous pouvons voir en train de jouer dans une petite classe temporaire. On me dit que beaucoup d'enfants ont vécu un tel traumatisme qu'un ballon qui peut éventuellement éclaté n'est probablement pas une bonne idée. C'est mon premier coup de semonce. La plupart des enfants sursautent et rient au son d'un ballon qui fait boum, mais ces enfants viennent d'un monde où ce son est associé avec une peur réelle. Ok. Ok.

    Alors je vais m'asseoir à une table où des enfants sont en train de colorier, de découper du papier et de dessiner. J'emprunte des crayons et je me joins à eux. Ca prend un certain temps, mais, assez vite, j'obtiens des noms et grâce à mes dessins géniaux de coiffure punk multicolore, on commence à me grimper dessus …. et bien, on m'escalade comme sur une cage à poule, mais c'est quoi tout ça ! Mishka est assise sur le tapis de jeu en train de se faire de nouveaux amis, et lorsque j'ai épuisé toutes les coiffures punk auxquelles je pouvais penser, j'ai décidé qu'il était temps de jouer avec des Lego. Il y avait un garçon d'environs 8 ans, que je vais appeler Paul. Paul était dans un coin avec tous les blocs de Lego en train de construire un énorme mur. Oui, un #Mur. Quelques-uns des petits enfants ont ramassé des pièces éparses pour construire le mur, alors je me suis assis et j'ai aidé Paul. Au début, je le rendais un peu nerveux, mais je me concentrais sur la construction et pas sur lui, et nous avons tissé des liens autour de ce mur imposant que nous construisions. Une fois fini, je lui ai donné une tape dans le dos (Paul était plutôt concentré sur son mur), il s'est levé et lui a donné un coup de pied à la base, l'a détruit avec un large sourire sur son visage, puis, il a commencé à le reconstruire. Je sais que les enfants aiment faire ce genre de choses mais il y avait quelque chose dans la détermination avec laquelle il l'a fait qui m'a donné une idée de son expérience. C'est ce qu'on vécu la plupart de ces enfants, ces petits qui font leur premiers pas dans la vie. En compagnie de leurs parents, certains ont voyagé avec seulement les vêtements qu'ils avaient sur le dos et deux choses qui leur appartenaient et jusqu'à 35 jours, nous a-t-on dit, en marchant vite, parfois en courant, puis par bateaux, camions, par bus pour arriver, là, aux 'portes ouvertes' d' Angela Merkel. J'essayais d'imaginer comment ça devait être pour ceux qui n'avaient pas été si chanceux, ceux qui ont été stoppé par des clôtures, des frontières et la terrible, terrible destination pour ceux qui n'ont pas réussi, qui se sont noyés.

    Je ne suis pas un psychologue, je suis juste intéressé par les gens, mais je pense à mon enfance qui était protégée et sécurisée comparé au traumatisme extrême vécu par ces gamins fuyant loin de chez eux qui voient la terreur sur le visage de leurs parents.

    Il est temps de ranger… J'aide la plus belle petite fille qui balaye le plancher avec un balai cassé… Si seulement j'avais amené un balai et pas des ballons !!!!! Mais le balai cassé fait comme un hélicoptère sur le sol et ça la fait rire, et je ris de son rire et elle rit du mien, de son rire sur son balai cassé. Le sol n'est pas vraiment bien balayé, elle court manger et je finis le travail. En pensant à une jolie classe propre pour l'après-midi, je serre très fort dans mes bras une des professeurs, Behnaz Kazemi, pour lui dire merci, parce qu'elle est vraiment un lien vital pour les enfants. Elle a un grand sourire rayonnant, qui est, j'imagine, ce dont chaque enfant a besoin, plus qu'un stupide ballon.

    Chaque volontaire qui travaille avec la Mission Berliner Stadt au refuge est une part de ce salut. Ils prennent tous tant d'initiatives. J'ai entendu parler d'une idée de Jardin de ville pour que les familles puissent s'occuper d'une petite parcelle, faire pousser des légumes... C'est là-dessus que nous partons. Il y a une file d'attente dans l'immense réfectoire qui a été décoré avec 4 énormes palmiers. Ce n'est définitivement pas les Bahamas, mais ça donne une impression de vacances. Demain 6 Mars, c'est l'anniversaire de la Mission Berliner Stadt (j'ai entendu le 135ème mais ce doit être incorrect) **, quoiqu'il en soit il y a une fête de prévue, beaucoup de personnes vont venir le célébrer, il y aura un discours et peut-être pas mal de rigolade. Moi, je me suis amusé mais il y a eu des moment où j'ai été choqué, avec de la tristesse pour ce qui est arrivé, mais je m'en vais avec le souvenir de ma petite Cendrillon, rigolant de son balai cassé. 

    Ndlt :

    * L'État providence fait son apparition en Angleterre avec le rapport de Lord William Beveridge intitulé Social Insurance and Allied Services. Paru en 1942, ce document développe la notion de Welfare State (ou "État de bien-être"). Il rejette le système d’assurances sociales réservées aux seuls travailleurs ainsi que le principe d’une assistance limitée aux plus démunis et introduit l’idée d’une protection universelle de tous les citoyens financée par l’impôt. Il plaide pour un système de Sécurité sociale à la fois : 

    - généralisé : chacun, par sa seule appartenance à la société, doit avoir le droit de voir ses besoins minimaux garantis par la solidarité nationale; 

    - unifié : une seule cotisation est nécessaire pour accéder aux différentes prestations; 

    - uniforme : les prestations sociales sont les mêmes pour tous; 

    - centralisé : le système est géré par un organisme public unique; 

    - global : le système regroupe l’ensemble des aides et des assurances.

    Pour plus d'informations sur le sujet :  http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/etat-providence.html

    ** La Berliner Stadtmission a été fondée le 9 mars 1877 et a donc fêté ses 139 ans (Merci à Wickie Lila pour l'info)

     

    Traduction de l'article du Berliner Kurier - 10 Mars 2016

    Merci à Ali pour les scans de l'article à voir sur richardarmitagenet.com

    Traduit de l'allemand par Jolie pensée

     

    Berlin, tu es si magnifique et si énervante (1)
    Deux stars britanniques et leur vision personnelle de la capitale

     

    Dans la trilogie du Hobbit, il est le roi des nains, à Berlin, il vient en aide aux personnes. La star d'Hollywood, Richard Armitage, 44 ans, qui tourne justement la série télé 'Berlin Station' dans la capitale, s'est retrouvé en plein coeur de la crise migratoire. Depuis l'automne, l'acteur Britannique tourne une série américaine d'espionnage dans laquelle il est un agent de la CIA dont l'histoire se passe à Berlin.
    Déjà au début du tournage en septembre, Armitage avait été confronté à la crise migratoire. Dans une lettre ouverte qui a été publiée sur Twitter, l'acteur de 44 ans a écrit que la production devait déménager en urgence parce que les bâtiments devaient servir d'hébergement aux migrants et il était impressionné par la sympathie des berlinois.
    L'acteur britannique a passé les fêtes de Noël auprès de sa famille, mais ses pensées sont restées à Berlin, écrit-il. Il a écouté le discours de la nouvelle année de la chancelière Angela Merkel qu'il a ressenti courageux et saisissant concernant les "blessures du passé", rappelant la guerre et la terreur de l'époque nazie.
    La crise migratoire a encore plus fortement préoccupé Richard Armitage "Nous vivons à une époque où la peur s'accroît", écrit-il en faisant référence à la montée des partis d'extrême droite.
    "Je suis juste un acteur stupide plutôt ordinaire", dit-il à son sujet, mais qui veut aider. Il a donc préparer des vêtements, du chocolat et des livres de coloriage et a rendu visite à un hébergement de migrants à Spandau (2).
    Au début, il avait été un peu nerveux, il avait peur que ces personnes désespérées puissent se sentir comme des animaux dans un zoo. Au centre d'accueil, il s'est tout particulièrement intéressé aux enfants qui avaient vécu le traumatisme d'une longue fuite. Il a fait la comparaison avec sa propre enfance qui était tranquille et sans danger. Sa nervosité du début a été d'ailleurs vite effacée car il a appris lors de cette visite que les réfugiés étaient des personnes avec des besoins normaux, qui pleuraient parfois mais aspiraient particulièrement à avoir leur propre foyer.


    Ndlt :

    (1) L'article est composé de deux parties: celle sur Richard qui porte sur la crise migratoire et l'autre partie sur Fran Healy, le chanteur du groupe Travis, qui reproche aux berlinois leur manque de courtoisie et leur comportement au volant, d'où l'adjectif "énervante" du titre de l'article.

    (2) Arrondissement de la partie ouest de Berlin.

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • En ce 3 avril 2016, nous souhaitons une excellente fête à Richard Armitage !

    Et voici nos cadeaux : 

    • de la part de Patricia TerreNature

    Saint Richard Day 2016

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      

    • Et nous, on ne sait toujours pas dessiner, alors, on vous a écrit cela :

    PARTAGER

     

    Partager veut parfois dire diviser, mais depuis que l’aventure Richard Armitage France a commencé, pour nous, partager signifie d’abord une envie de montrer au plus grand nombre notre admiration pour Richard.

     

    Au jour le jour, nous partageons Richard entre nous et nous le partageons avec tous ceux et celles qui nous ont rejoints : le matin, le soir, pour sourire et rêver.

     

    Dans une époque où le monde se divise, se retranche et s’isole, partager doit être notre mot d’ordre pour ouvrir nos cœurs aux autres…

     

    Aussi, à l’heure de fêter la Saint Richard, nous nous rendons compte que, même s'il l'ignorera toujours, c’est lui qui nous a fait le plus beau des cadeaux : ses valeurs sont devenues les nôtres et nous avons de nombreuses nouvelles amies avec qui le, les pARtager !

     

    Saint Richard Day 2016

     Pic RAnet

     

    Partager via Gmail

    2 commentaires
  • A l'occasion de la sortie, le 9 janvier 2016, du livre 'David Copperfield' narré par Richard pour Audible, traduction des Q&A Twitter du 21 décembre 2015

     

    Merci à Audible pour la vidéo mise en ligne sur sa chaîne Youtube ainsi que les extraits postés sur son compte Instagram

    Merci à richardarmitagecentral.co.uk pour la transcription

    Photos ©RAFrance

     

    Q: Si vous étiez 'coincé' sur une île déserte, quels sont les 3 personnages de fiction avec lesquels vous aimeriez vous retrouvez et pourquoi ?

    RA: Ok, Lily. Puis-je dire le 'Docteur Who' ? Parce qu'il a le Tardis et que je pourrais quitter cette île déserte ; un très grand chef - peut-être un livre de cuisine de Gordon Ramsey - parce qu'il pourrait cuisiner quelque chose lorsque nous nous échapperions, c'est un peu de la triche... Je ne sais pas, quelque chose... Peut-être une BD comme 'Captain America'. Voilà !

     

    Q: Comment faites vous pour changer de nuances dans votre voix pour incarner un personnage, et comment faites-vous pour ne pas oublier ces voix pendant que vous enregistrez un livre ?

    RA: Ok, Hariclea. En fait, Dickens vous donne vraiment toutes les informations dont vous avez besoin pour créer ces nuances. C'est un auteur si descriptif qui dépeint l'aspect physique d'une personne. Quelque fois, il décrit sa voix, mais parfois, c'est juste une chose instinctive. Vous entendez la voix de la personne grâce à la description qui en est faite... C'est une des raisons pour lesquelles je choisis le livre.

     

    Q: Vous êtes-vous déjà basé sur la voix de quelqu'un que vous avez rencontré pour trouver la qualité vocale d'un personnage ?

    RA: Ok, Crystal. Il y a une petite histoire avec ce livre audio en particulier parce que lorsque j'étais à l'Ecole d'Art dramatique, nous avons fait une adaptation de 'David Copperfield ' pendant la troisième année. Cela a été une des premières choses que nous avons faites. Ca fait maintenant 20 ans, mais certaines voix qui étaient dans cette pièce -particulièrement la mienne, je jouais Uriah Heep - sont revenues à mon esprit. Certaines non, certaines dont je ne pouvais pas me souvenir, mais quelques-unes des voix - les plus identifiables - ont été, sans aucun doute, influencées par certains de mes camarades de classe.

     

    Q: Quel est le tout premier livre que vous avez lu étant enfant ?

    RA: Vale. Bizarrement, je pense que le premier livre dont je me souviens est 'Le Hobbit'. On me l'a lu à l'école et je l'ai emprunté parce que le professeur avait fait une voix tellement géniale de Gollum que je voulais l'imiter, et cela m'a donné le goût de la lecture. Voilà, c'était ça.

     

    Q: Est-ce qu'il y a un livre qui a changé votre opinion sur quelque chose ?

    RA: Ok, Lara. Oui, je pense qu'il y a un livre qui a eu un grand impact sur moi et c'était 'Crime et Châtiment' (1). Je me souviens encore du moment où il commet le meurtre, mais en tant que lecteur, on est si impliqué avec le personnage qu'on souhaite qu'il ne le commette pas et on veut lui pardonner, même si c'est une chose terrible. Et, je pense que la raison pour laquelle il m'a transformé c'est parce qu'il m'a donné la capacité d'éprouver de l'empathie pour des personnes qui font des choses terribles. En fait, par la suite, à travers mon travail d'acteur, j'ai toujours été attiré par ces personnages qui suivent un chemin sombre ou qui choisissent le mauvais chemin, des gens bien qui font des choses mauvaises, et je pense que c'est ce livre qui m'a définitivement influencé.

     

    Q: Combien de temps cela vous prend-il pour enregistrer un livre audio ?

    RA: Ok, Tina. Cela dépend de la longueur du livre audio, mais nous calculons qu'à l'allure à laquelle j'ai lu Dickens, nous avons fait 100 pages par jour. Nous étions à 1400 pages et cela a pris 14 jours. Quand j'ai commencé la préparation, je pensais que nous irions un peu plus vite que cela, mais ça fait à peu près ça.

     

    Q: Ecoutez-vous vos propres livres audio après les avoir enregistrés ?

    RA: Sarah, jamais ! Je ne le fais pas. Je ne regarde pas vraiment le travail que j'ai fait avant, non plus. Il faut qu'on me force la main, parce que lorsque vous êtes là, vous le vivez vraiment. Ce que je veux dire, c'est que j'écoute des extraits pendant que nous enregistrons parce que ça fait partie du montage. Mais, il y a beaucoup d'autres livres audio que je préférerais écouter et une autre interprétation, peut-être.

     

    Q: Qu'est-ce que vous faites pour garder votre voix en forme quand vous avez à parler pendant longtemps ?

    RA: Betty, j'ai toujours fait un bon régime dans les règle du travail de voix - cela implique à peu près 15-20 minutes de Technique Alexander (2) , un échauffement en chanson... C'est un des échauffements que j'ai utilisé dans 'Le Hobbit', mais ça vient aussi des années passées à l'Ecole d'Art dramatique, et vous savez, j'ai une voix assez résistante, alors ça va vraiment. Mais avec ce genre de travail vous devez être capable de rester très calme, de ne pas bouger et d'être toujours capable de produire un son intense, ce qui est assez difficile, alors je fais des choses variées.

     

    Q: Comment passez-vous d'Hannibal à Dickens ? Comment vous débarrassez-vous de cette folie ?

    RA: Kathryn. Et bien, 'Hannibal' date d'un moment. Je pense que j'ai fini ça fin mars et je n'ai pas commencé ceci avant le mois d'août, alors il s'était volatilisé, même si vous amenez toujours un petit peu des personnages marquants que vous jouez. Vous emportez toujours un petit peu d'eux, et je crois qu'il y avait quelque chose dans le personnage d'Hannibal qui a juste ressurgit après 20 ans de mouvements physiques. De même, quand je faisais la voix d'Uriah Heep (3) dans le livre, il y avait une trace de souvenirs, quelque chose, une cloche qui sonne, qui me rappelaient Francis Dolarhyde. Bien sûr, ils n'ont rien en commun et Uriah Heep est un fraudeur. Il n'est pas un tueur en série mais, je ne sais pas, ils sont connectés et j'ai laissé cette connexion se produire.

     

    Notes de la traductrice :

    (1) Crime et Châtiment est un roman de l'écrivain russe Fiodor Dostoeïvski publié en 1867. Le roman dépeint l'assassinat d’une vieille prêteuse sur gage et de sa sœur par un étudiant fauché âgé de 23 ans, Rodion Romanovitch Raskolniko, et de ses conséquences émotionnelles, mentales et physiques sur le meurtrier. 

    (2) Technique Alexander : cette technique permet à chacun d'apprendre à se défaire de certaines habitudes d'utilisation de soi qui interfèrent avec le fonctionnement naturel de l'organisme dans toutes les activités quotidiennes. Ces habitudes sont activées par la personne sans qu'elle s'en aperçoive (il s'agit par exemple du raccourcissement chronique du cou, des lombaires, le rétrécissement de la cage thoracique, etc.), ce qui altère le fonctionnement général de l'organisme (respiration, digestion, circulation, etc.), diminue l'efficacité, crée de la fatigue et peut avoir des conséquences lourdes à plus ou moins long terme sur la santé. La technique Alexander est une méthode d'éducation et ne s'apparente pas à une technique de relaxation ou une forme d'exercice. La technique F. M. Alexander tire son nom de Frederick Matthias Alexander, acteur australien qui a commencé à formuler ses principes entre 1890 et 1900. (Source Wikipedia

    (3) Uriah Heep: ce personnage se caractérise par son humilité mielleuse, son obséquiosité et son hypocrisie. Sa façon de s'adresser à David par 'Maître Copperfield' est si souvent répétée par Dickens qu'il ne peut paraître sincère. Il est l'antagoniste central de la partie finale de l'ouvrage. David le rencontre pour la première fois alors qu'il habite avec M. Wickfield et sa fille Agnès. Uriah travaille en tant que commis de M. Wickfield, en raison de l'alcoolisme de M. Wickfield, Uriah contrôle la plus grande part de la vie et des affaires de son patron. Il parvient finalement à se hisser au rang d'associé dans les affaires de ce dernier. Son ambition ultime étant d'épouser Agnès afin d'obtenir la fortune de Wickfield. Comme la plupart des méchants de Dickens, sa principale motivation est la cupidité. (Source Wikipedia

     

    Audible a aussi mis sur son compte Instagram des moments coupés lors de l'interview

    Voici la traduction 

     

    https://www.instagram.com/p/_kYCLHFXo3/?taken-by=audible_com " Le tout premier livre que j'ai lu, je pense, était un basique de la littérature enfantine. Je crois que ça devait être quelque chose comme 'Mister Tikle' (ndlt: série d'albums pour enfants éditée en France sous le nom de 'Monsieur'). Si ça compte comme lecture de livres, pour moi, c'était de regarder les images. "

     

    https://www.instagram.com/p/_nMyPllXkB/?taken-by=audible_com " J'ai écouté Stephen Fry lire beaucoup de livres audio, qui a, je pense, une voix narrative fascinante et intéressante. Et, je crois que j'ai écouté Bill Nighy enregistrer quelque chose, encore une voix incroyable. "

     

    https://www.instagram.com/p/_pv8R_FXn5/?taken-by=audible_com " Je trouve que des haricots sur des toasts et la moitié d'un paquet de 'Marlboro light' sont le meilleur moyen pour garder votre voix... Non, je plaisante !  "

    Partager via Gmail

    3 commentaires
  • Alors aujourd'hui, nous faisons le constat que notre vie est différente de celle de notre voisin (et heureusement). Mais quelle différence ! Car il faut bien l'avouer aujourd'hui : "Bonjour, on s'appelle RAF et on est RAddicts"

     Crédits photo Richard Armitage Net et Richard Armitage France

    Mais qu'est-ce ? Tu sais que tu es RAddict quand...

    Tu sais que tu es RAddict quand : 

     

    - Les touches R-I-C-H-A-D-M-T-G-E de ton clavier sont très, très, très usées

    - Google a cessé de te proposer des "Richard" français (Anconina, Anthony...) pour enfin se concentrer sur le seul et unique !

    - Tu te surprends à écrire tous les R et A de ton RApport au pAtRon en majuscules

    - Ta bibliothèque est pleine de films en anglais auxquels tu ne comprends pas tout mais tant pis

    Tu sais que tu es RAddict quand...- Tu as lu et relu toute l'oeuvre d'Elisabeth Gaskell (North & South, entre autres)

    - Tu fais des progrès fulgurants en anglais et tu traques la moindre petite "tongue of concentration" !

    - Tu avais juré de ne jamais voir de thriller sur des psychopathes... et tu as regardé Hannibal

    - Tu pensais que peindre, dessiner, écrire des poèmes ou des nouvelles étaient des trucs d'ados mais l'inspiRAtion est là !

    Tu sais que tu es RAddict quand...- Tu agis comme lorsque tu avais 14 ans mais tu te retiens pour ne pas être irrespectueuse ou trop bruyante

     

    - Tes étagères comportent des photos de famille et des cAdRes avec un beau brun ténébreux

    - Tu as même patienté plusieurs heures pour obtenir un poster ou un produit dérivés de Thorin chez ton marchand favori


    - Tu te branches tous les jours sur Facebook pour dire/lire le "Bonjour" et "Bonne nuit" aux RAdmiRAtrices

    Tu sais que tu es RAddict quand...- Tu as plein de nouvelles amies avec qui tu discutes des heures ! Cela compense tes déconvenues avec tes amis pas RAddicts qui ne comprennent pas toujours ton addiction et veulent te mettre en centre de désintoxication, pfff...

    - Tu sais que chaque jour de la semaine à un thème pARticulier

    - Tu es capable d'un seul coup d’œil d’identifier une photo (rôle, extrait d'interviews...) : tu sais où et quand elle a été prise. Et si elle est parue dans un magazine, tu la replaces dans le contexte.

    - Tu donnes aux œuvres de charité qu'il soutient mais aussi à leurs homologues français

     

    Tu sais que tu es RAddict quand...- Tu t'es mis(e) à aimer la bARbe

    - Tu t'es mis(e) à détester la barbe quand elle cache un petit grain de beauté dans le cou...

    - Tu t'es rapproché(e) des nains

    - Tu t'inquiètes si tu n'arrives pas à te connecter sur Twitter pour voir s'il n'a pas joué avec nos nerfs pendant la nuit

    - Tu attends avec impatience des dates de sorties de films ou séries

    Tu sais que tu es RAddict quand...- Tu perds patience quand un film ne sort pas vite (et tu trépignes s'il ne sort pas du tout !)

     

    - Tu vas à Londres en août 2014 pour le voir sur scène et tu ne vois rien d'autre que la pièce et le métro mais ça valait le coup !!!

    - Tu t'arrêtes dans les couloirs du métro londonien pour te faire prendre en photo devant une affiche du Crucible, devant les passants médusés

    - Tu envisages l'élaboration d'un passeport biométrique des fois qu'il joue une pièce à New-York et par quels moyens tu vas te rendre aux prochains rendez-vous (premières, théâtre, TV...)

    Tu sais que tu es RAddict quand...- Tu sais qu'il aime le pinot noir, le coq au vin et la glace au chocolat. On ne sait jamais !

     

    - Tu vois le monde avec ses yeux et tu ressens une plus grande empathie aux autres, tout simplement... 


     

    So, today we can note that our life is different from our neighbours' life (Thank goodness!). 

    What a difference ! We must confess: "Hello, we are RAF and we are RAddict".

    Tu sais que tu es RAddict quand...But what is being RAddict ? You know you're RAddict when :

    - Letters RICHADMTGE on your keyboard are very very VERY worn out

    - Google stopped suggesting you french "Richard" (Anconina, Anthony...) to focus on the only one.

    - You use to write all the R and A in upper-case letters.

    - Your video library is full of English films you don't understand but no matter !

    Tu sais que tu es RAddict quand...- Elisabeth Gaskell's work has no secret for you (North and South...)

    - You did incredible progress to speak English and you chase all "tongue of concentration"!

    - You swore not to watch thrillers about psychopaths... and you watched Hannibal.

    - You thought that painting, drawing, writing poems or short stories was teenage stuff, but you have much inspiRAtion!

     - You act as if you were 14 but you have to hold yourself back from being disrespectful or too noisy

    - On your shelves there are pictures of your family and others of a dark handsome stranger

    - You have been waiting for many hours in front of a shop to have a poster or all sort of objects about Thorin.

    - Every day you log to Facebook to tell fans "Hello" or "Good night"

    Tu sais que tu es RAddict quand...- You have many new friends who you can talk to for hours while your "no-RAddict" friends don't understand your addiction and try to make you go to RehAb (but you say no no no)

    - You know each day of the week has his special theme

    - At first glance you are able to identify a picture (role, interviews...): you know when and where it was taken. You can even set the context of a pic edited in a magazine.

    - You make donation to charity he supports and to their french equivalent.

     

    - You love beardTu sais que tu es RAddict quand...

    - You hate beard when it hides a charming beauty spot in the neck

    - Dwarves are your friends

    - You worry when you cannot log to Twitter and see if he posted a tweet during the night.

    - You 're unable to wait release dates of films or series.

    - You lose patience when a film is late being released (you stamp your feet if it is not released at all !)


    Tu sais que tu es RAddict quand...

    - You go to London in August 2014 to see him on stage and you only see the play and the underground but it was worth it !

    - You have a picture of you next to a Crucible poster taken in an underground station ... under passerby's stunned eye.

    - You plan to have a biometric passport to be ready if he plays in New-York and how you will go to the next events (première, theatre, TV studio...)

    - You know he likes Pinot noir (red wine), coq au vin and chocolate ice cream.

    - You see the world through his eyes and you feel a great empathy to others, so simply...Tu sais que tu es RAddict quand...

     

     

    Merci à Jolie Pensée pour la version anglaise de notre folie !

    Partager via Gmail

    2 commentaires
  • Traduction de l'interview de Richard parue dans The Mirror à l'occasion de la sortie de Hannibal saison 3 en DVD

    18 décembre 2015

     

    AVERTISSEMENT: Ce tabloïd anglais n'est pas réputé pour être du journalisme de grande qualité ! Il n'est pas dit dans l'article à quel moment cette interview a été réalisée ou si toutes les réponses de Richard proviennent d'une seule et même interview.

     

    Traduction par Jolie Pensée

     

    Richard Armitage dit que son pote Aidan Turner "aime" être un sex symbol

     

    Ces deux stars du Hobbit  sont tous les deux des coqueluches à l'écran mais Armitage estime que son ami se sent plus à l'aise dans la peau d'un objet de désir.

     

     

    Aidan Turner, le beau gosse de Poldark, aime attirer l'attention des femmes selon Richard Armitage, co-acteur du Hobbit.

    Alors que Richard Armitage a toujours eu du mal avec l'intérêt que son physique avantageux a suscité depuis qu'il a joué le rude propriétaire d'usine John Thornton dans l'adaptation de la BBC de Nord et Sud , Aidan Turner n'a pas été aussi perturbé.

    "Je pense qu'il aime tout cela ", dit Richard Armitage en riant, "il est vraiment fait pour jouer ces rôles. Quand je me suis retrouvé avec ce rôle de John Thornton, je ne réalisais pas ce que ça représentait. Je pense qu'Aidan attire ces rôles. Il a à peine 30 ans. Je suis sûr qu'il va explorer ce côté de son talent, puis aller trouver des choses différentes qui l'intéressent. "

    Armitage, 44 ans, a connu sa renommée en 2004 quand après la diffusion du premier épisode de la série victorienne Nord et Sud, le standard de la BBC a explosé.

    Depuis lors, ce bel acteur ténébreux a de fidèles fans qu'on appelle l'Armitage Army.

    Malgré le fait qu'il soit adoré par des milliers de femmes, Richard n'a jamais souhaité se reposer sur son physique.

    Dans le rôle de Thorin Oakenshield dans le Hobbit, il était une authentique star de blockbuster et l'année dernière il a reçu des éloges pour son rôle dans The Crucible à l'Old Vic.

    Pendant un temps, il a fait une parenthèse en étant l'amoureux de Dawn Franch dans The Vicar of Dibley, Richard a travaillé dur pour se débarrasser de son statut de coqueluche.


    Pour Richard, ce qui l'a intéressé dernièrement c'était de jouer le tueur en série Francis Dolarhyde dans la série star aux USA Hannibal.

    Il dit : " Je l'ai ressenti comme un vrai défi pour continuer de surprendre mes fans et leur présenter quelqu'un qu'ils ne vont pas aimer. Je savais que Francis Dolarhyde serait controversé parce que savais que beaucoup de personnes de l'aimeraient pas. Parce qu'ils aiment que vous soyez une idole, que vous soyez attirant. Donc j'ai vu ça comme "voyons si nous pouvons changer les goûts des gens. "

    Il est de notoriété publique que l'acteur se dévoue entièrement à ses rôles, allant jusqu'à subir une torture par l’eau* pour son rôle dans la série d'espionnage Spooks.

    Pourtant. il y a eu des moments, quand il trouvait comment rentrer dans la tête d'un psychopathe, qui étaient épuisants.

    " Je rentrais chez moi et je me prenais la tête entre les mains et j'essayais de me sortir de ça. De ces horribles choses qu'il a faites aux gens... Je n'aurais pas pu le jouer durant cette période particulièrement longue sans notes d'humour  ".

    Richard vit actuellement à New-York pour être au plus près de grands rôles et d'opportunités.

    Même s'il apprécie son anonymat à New-York, il admet avoir été frustré de ne pas être reconnu grimé en Thorin à cause de tout son maquillage et ses prothèses.

    J'étais enthousiasmé par le fait de disparaître et me transformer physiquement, du coup les gens ne savait pas que c'était moi, mais après trois années entièrement consacrées à ce film, de voir que les gens ne réalisent toujours pas que c'était moi, c'est frustrant. Vous allez à des réunions, des casting et on vous dit 'Je ne vous ai pas vu dans tel ou tel film?' et vous faites 'oui, j'étais dans ce film...' et ils ne font toujours pas le rapprochement. Ca ne vous aide pas dans la suite de votre carrière  ".

    Cependant, c'est un rôle qu'il a aimé malgré les contraintes physiques: "Thorin était caché sous une épaisse combinaison. Le rôle consistait surtout à être capable physiquement de remuer l'épée autour de soi. C'était dur. Un jour j'ai vomi dans un seau. C'était dans le tunnel des gobelins dans le premier film. Ils avaient construit ce décor qui était sombre et était éclairé par des torches. C'était incroyablement chaud. Le plateau de tournage était en béton, ce qui le transformait en four. De mémoire, c'était le jour le plus dur. Même les cascadeurs ont eu du mal ce jour là. "

    Comme beaucoup de ses contemporains, Richard a fait l'objet de rumeurs quant à l'éventualité d'être le futur James Bond.

    Il dit: " Je pense que c'est à cause de Spooks. Si vous courez avec un flingue et que vous êtes convaincant, on pense 'il peut jouer James Bond'. Et imaginez si GQ ** vous photographie dans un costume bien coupé ! A chaque fois que j'ai fait des séances photos pour promouvoir quoi que ce soit, on me met dans un costume en disant : est-ce que c'est le nouveau James Bond ?  "

    Pourtant il admet qu'il ne refuserait pas.

    " Je pense que c'est une hypothèse géniale. Je me concentrerais plus sur son côté espion. Je pense que la franchise James Bond a besoin d'une bouffée d'air frais. Cela nécessite une remise à neuf, ce qu'a fait Daniel Craig, mais il n'y a pas que cela, le vieux dinosaure a besoin d'être dépoussiéré. Cela doit rester une grosse franchise et qui ne veut pas aller voir un grand James Bond ?  "

     

     

    Notes de la traductrice

    * Water boarding : simulation de noyade qui consiste à ligoter la victime sur une planche inclinée de façon à ce que la tête soit plus basse que les pieds, on recouvre alors la tête de la victime d'un tissu et de l'eau est versée dessus et, sa respiration devenant très difficile, la victime est mise dans l'angoisse d'une mort prochaine par asphyxie. (Source Wikipédia)

    ** Richard fait référence aux photos qu'il a faites pour le magazine GQ en 2014.

     

    Partager via Gmail

    votre commentaire
  • Richard a adressé un message généreux, humaniste et politique à ses fans via Twitter

    19 décembre 2015

     

    En voici la traduction

     

    Message de Richard, 19 décembre 2015 Message de Richard, 19 décembre 2015

    Photos ©Richard Armitage, close-up RAFrance

     

    Et bien, quelle année cela a été. J'ai eu l'impression que 10 minutes auparavant j'avais le moulage des dents de mamie (le dentier) à Toronto, avant d'être dans un avion pour Beijing afin d'y présenter le dernier film du Hobbit à la Chine, et quelle incroyable expérience ce fut là ! J'ai été en Irlande en tant que français, à Vancouver en tant que new-yorkais, passé un été 'dickensien' à New-York et je suis confortablement installé dans une des plus dynamique et fascinante ville d'Europe, si ce n'est du monde "Je suis un berlinois".

    Alors voici venue la chance de vous dire merci. Merci pour votre soutien continu envers moi en tant qu'artiste, mais aussi pour l'enthousiasme que vous montrez pour les différentes oeuvres de charité et causes auxquelles je m'intéresse. Bien sûr, cela changera et évoluera comme ma vie au quotidien change et évolue. Young Minds et Cybersmile ont été au premier rang dans mon esprit cette année. Je crois que 'les graines que nous semons et nourrissons' maintenant vont déterminer l'avenir de notre société. Alors, protéger nos jeunes membres et nous-mêmes, nous guide vers un chemin sain pour interagir les uns avec les autres et c'est une façon de conserver une ouverture d'esprit, un échange gentil et généreux... Vous savez de quoi je parle. Sans-abris, refuge, asile... C'est si facile - alors que nous sommes confortablement installés dans nos maisons chaleureuses avec de la nourriture sur la table, nous inquiétant de savoir si nous avons acheté assez de nourriture, de cadeaux, de Pinot noir - d'oublier, ou juste de détourner nos esprits de ceux qui n'ont pas de maison, dont le foyer n'est pas en sécurité, et c'est pour cela qu'ils cherchent, un endroit, ou simplement qu'ils espèrent une vie meilleure et plus prospère. Qui sommes-nous pour porter un jugement sur qui peut ou ne peut pas avoir ce que nous avons la chance d'apprécier ? Alors voilà où sont mon coeur et mon esprit en cette fin d'année. Que ce soit une oeuvre de charité que nous pouvons soutenir ou quelques pièces données de la poche à une boîte, ou simplement assister quelqu'un qui aurait pu, dans d'autre circonstance, nous aider à traverser la route... Tout mérite considération.

    J'essaye de ne pas afficher mes opinions politiques personnelles, je suis un acteur avant tout, alors je devrai probablement juste rester fidèle à cela, mais 2015 a connu de graves agitations et où il y a agitations, il y a une vitrine pour tous ces gens influents dont les opinions politiques penchent vers l'extrême-droite, qui pourraient profiter de l'occasion pour prôner une société plus fermée, une culture du 'moi d'abord'. Le politicien dont le nom signifie aussi 'péter' * vient à l'esprit (oui, la parenthèse est délibérée) et de plus sérieuses voix européennes de droite trouvent leur chemin dans la scène globale. Alors que nous pourrions secrètement acquiescer quand ils nous persuadent que nous serons plus en sécurité et plus confortables dans nos existences privilégiées, je crois qu'ouvrir nos yeux, nos esprits et nos coeurs (et probablement nos frontières), même face à l'atrocité, est le seul chemin pour aller de l'avant.

    Si vous croyiez dans une philosophie identique, merci pour votre écoute, sinon, c'est ok aussi, c'est juste mon opinion.

    Je rentre à la maison dans ma famille, ces gens incroyables qui m'ont donné tout ce que je pouvais souhaiter. Je me considère parmi les chanceux. Au-delà des mots.  

    Alors, peut-être que le gros cadeau à prendre en considération cette année, c'est juste que vous ne soyez pas inquiet si vous n'avez pas trouvé tout ce que vous vouliez au supermarché, au magasin de jouets, sur Amazon, si le repas est un peu froid ou si vous avez oublié la sauce à la canneberge dans le micro-ondes... Riez-en.                                     Profitez de votre famille, nous sommes chanceux de l'avoir.

    Joyeux Noël et Amour, Chance et Générosité pour 2016.                                                                                         RA  

    * Référence à Donald Trump (trump en langage argot signifie 'pet', 'péter')        

            

    Message de Richard, 19 décembre 2015

    ©Richard Armitage sur Twitter : "Joyeux Noël et Amour et Bonne volonté pour 2016"

    Partager via Gmail

    1 commentaire
  • Traduction des Q&A 'Urban and the shed crew' par Chapel FM

    7 novembre 2015

     

    Questions/réponses dans le cadre de la projection du film 'Urban and the Shed Crew' menées par Chapel FM au Festival International du Film de Leeds.

    Etaient présents Richard Armitage (Chop), Candida Brady (réalisatrice) et Bernard Hare (auteur) (1) 

     

     Traduction par Jolie Pensée

    (Nous n'avons traduit que les moments où Richard s'exprime)

    Merci à Chapel FM pour la mise en ligne de la vidéo

    Merci à richardarmitagecentral.co.uk pour la transcription

     Photos ©Richard Armitage France, captures d'écran de la vidéo réalisée par Chrysanthe et postée sur la chaîne youtube de RACentral 

     

    A.S : Je m'appelle Adrian Sinclair. Je suis directeur de Chapel FM et je voudrais juste vous souhaiter la bienvenue à vous tous ici. Nous venons de regarder le film et c'est un film fantastique et nous avons la chance de parler avec certains des acteurs principaux, et nous ouvrirons le débat si le public a des questions ou si je me trompe sur ce qui aura été dit précédemment.

    Pour commencer, je voudrais dire que c'est fantastique pour nous en tant que premier lieu d'art de tout l'Est de Leeds. Nous avons ouvert l'année dernière, on était choqués de se dire qu'avant il n'y avait rien ici, 140 000 personnes vivent à l'Est de Leeds et il n'y a jamais eu de lieu consacré aux arts et j'ai rencontré Bernard en 2001 à Burmantofts (2). Nous avons filmé, en fait, on a filmé Bernard et Lee avant que le livre soit écrit et je pense qu'il est une des personnes qui m'a inspirée pour faire des choses positives, pour prendre des risques en ouvrant cet endroit il y a un an malgré le poids de la récession et la coupe de l'aide financière publique. Neuf mille personnes ont visité ce centre dans la première année d'activité et 26% d'entre elles avaient moins de 19 ans. Soixante jeunes gens ont commencé leurs cours ici la semaine dernière et c'est fantastique de sentir qu'on a pu mener ça à bien. Alors c'est un peu une petite explication du pourquoi vous regardez ce film fantastique, la première mondiale, dans ce lieu minuscule où certaines places assises ne nous font pas face et il n'y a pas de parking, rien, et personne ne peut le trouver, mais c'est dans l'Est de Leeds et pour nous c'est vraiment, vraiment important d'avoir ça, ici. Et aussi d'avoir pu en faire une telle chose pour le Festival International du Film de Leeds .

     

    AS à Candida Brady : Vous avez bien sûr à un moment posé cette question à Bernie (ndlt: Bernard Hare), "Si quelqu'un devait jouer ton personnage dans un film ce serait qui ? "

    CB: Bien sûr, il m'est venu à l'esprit... (geste dans la direction de Richard) 

    RA : Il a cru que ce serait un nain... 

    AS : Alors Richard, comment êtes-vous venu sur ce projet ? Qu'est-ce qui vous y a amené ?

    RA : C'est le script de Candy. Étrangement, je l'ai lu dans un aéroport. Je retournais à New-York et il s'est emparé de moi et c'est intéressant de voir comment toutes ces choses arrivent dans votre vie parce que je suis tristement célèbre pour faire des films sans intégrité et je cherchais vraiment quelque chose qui était... réaliste, qui avait un cœur, une âme, et, vous savez, c'est la première fois que je vois le film et j'ai l'impression de le connaître par cœur. Je ne suis que la moitié de cet homme (il montre Bernard). Vous savez, c'était un tournage assez difficile, en tout cas du point de vue des acteurs, parfois on se plaignait que le repas était un peu froid mais ça vous permet de vous rendre compte à quel point vous êtes privilégié... Et je suis juste un narrateur, alors c'est mon travail de lire le script, de lire le superbe livre de Bernard et la seule chose dont les gens parlent, c'est tout ce qu'a fait Bernard et tout ce qui en a découlé, mais ce dont ils ne parlent pas toujours, c'est le cœur et l'âme qu'il y a mis et je pense que c'est mon travail d'exalter tout ça pour le public parce que ce sont des choses que vous ne pouvez pas écrire, que vous ne pouvez pas décrire. Mais quand vous voyez Bernard avec la bande, même maintenant, il y a une telle affinité entre eux... Et avoir été reçu dans ce monde, de prendre part à cela, c'est un immense privilège.

    AS : Et il y a ces mondes cachés que nous pensons connaître et c'est intéressant pour un jeune homme, un jeune homme de 18 ans, qui travaille chez nous comme stagiaire, qui est réalisateur et qui a fait son propre film, à 18 ans, qui a grandi à Windmore, de l'autre côté du périphérique, c'est un petit peu plus loin. Il a étudié à l'école Corpus à Halton Moore, il a regardé le film avec nous, quand nous l'avons vu pour la première fois, et il a dit "Est-ce que les gens vivaient vraiment comme ça ?". Ça m'a vraiment frappé, même pour les gens qui sont du coin, c'est une sorte de monde caché. Est-ce que ça résonne un peu au fond de vous, est-ce que c'est quelque chose que vous connaissiez ?

    RA : Mon père a grandi à Leeds avec ses deux sœurs, ils ont grandi dans les années 40 pendant la guerre et je sais, par exemple, qu'ils dormaient tous dans le même lit. Ils avaient une toute petite maison de ville, il y avait à manger sur la table. Mon grand-père travaillait dans une mine (ou une carrière), donc j'ai entendu toutes ces histoires de mon père, mais les gens du nord sont assez connus pour monter un mur et vous faire croire que tout va bien et que ça va continuer et j'ai l'impression qu'on vit la vie qu'on a et c'est certainement ce qu'ont fait mon père et Bernard. C'est comme tirer le meilleur de ce que vous avez et c'est quelque chose d'unique au nord de l'Angleterre. En fait, en voyant ce film et [en écoutant] le discours sur comment le mot, comment le nom de Leeds est né - et je pense que vous auriez pu en couper un petit peu - ça m'a lassé à la fin, mais cela m'a permis de réaliser que cet état d'esprit était profondément ancré dans le nord de l'Angleterre.

    AS : Et vous parliez de votre façon de jouer, d'être dans la scène, d'avoir le personnage constamment avec vous.

    RA : Oui

    AS : Vous parliez de Bernie et de tout le respect que vous aviez pour lui, sentez-vous que vous aviez trouvé le ton juste ?

    RA : J'ai fumé tellement de cigarettes à rouler... et à la fin du tournage, j'avais vraiment l'air d'une merde. On était des sales gosses parce qu'on n'était vraiment pas supposés fumer du tabac, mais le tabac factice ne brûle pas à l'écran de la même manière que le tabac, alors Anna (3) et moi on a glissé du vrai tabac dedans.

    CB : Je ne savais rien de tout cela.

    RA : Non, elle ne le savait pas, mais ça ne se roule pas de la même façon... Mais, je vous le dis, à la fin du tournage, j'ai dit (il regarde Bernard) " Pourquoi fallait-il que tu sois un fumeur compulsif ? " Mais c'était super. Et maintenant, je peux rouler une cigarette en conduisant !

    CB : Oui 

    RA : Je l'ai fait, j'étais même censé le faire d'une seule main et il sait le faire.

    BH : Oui. Tu m'as vu le faire le premier jour "Montre-nous comment on fait ça ". J'aurais dû déposer un brevet artistique.

     

    17'42 mn. 

    Membre du public : Salut, j'ai vraiment adoré le film, c'était fantastique. Je suis moi-même originaire de Leeds, donc il y a plein de lieux que vous avez filmés que j'ai pu reconnaître. Je me demandais juste comment, avec tout ce que vous avez lu sur Richard, vous avez pu le convaincre de jouer dans le canal ?

    RA : Ne le dites pas...

    CB : C'est un secret professionnel

     

    Membre du public : Et vous le saviez ? Vous saviez au moment de tourner que vous auriez une scène comme ça ?

    CB : Tu as eu un moment terrible !

    RA : Comment m'as-tu convaincu ? 

    CB : En fait, je ne savais pas que Richard n'aimait pas l'eau !                        

    Membre du public : On le savait !

    CB: On va dire que nous avons trouvé quelques compromis.

    RA : On a trouvé un moyen pour que ça ne soit pas traumatisant.

    CB : Et tu as eu une série de scènes dans l'eau, n'est-ce pas ?

    RA : Oui, c'est une blague récurrente. A chaque fois que je lis un script, il n'y a pas de scènes prévues dans l'eau, et tout à coup il y en a une d'écrite, mais là, elle y était dès le début. J'ai juste survolé cette partie du livre.

    CB : En espérant que je la couperais.

    RA : Oui.

    Membre du public : Et vous ne l'avez pas fait !

     

    22'58 mn.

    Membre du public : Je commence à avoir l'impression que le gouvernement, et plus particulièrement le gouvernement actuel, compte sur les organisations caritatives pour distribuer les fonds qu'elles ont sur leurs comptes en banque, parce qu'il n'a pas l'air d'avoir une vision réaliste de ce qu'il se passe vraiment dans le monde, et je vous dis ça de mon point de vue de militaire et parce que je vois ça avec mes jeunes recrues. Je suis chanceux, je suis cadre moyen maintenant, mais je vois avec mes jeunes soldats qui voient leurs petits crédits coupés et ils sont censés avoir un revenu régulier, mais, est-ce que vous pensez que nous devrions nous réjouir que ce soient les organisations caritatives qui payent pour ces choses, parce que c'est l'impression que j'ai ?

    CB : On pourrait avoir un long débat à ce sujet. Mais oui, je suis assez d'accord. Ce pourquoi j'aimais les organisations caritatives pour l'enfance était parce qu'elles faisaient des choses très, très utiles et vous pouvez voir ces choses se réaliser, ce qui est très important.

    RA : Les choses que fait 'Action for Children' (4) sont innovantes et une de ces choses, je pense, qui est 
    vraiment importante, est de tisser un réseau d'entraide pour les travailleurs sociaux parce que, sans cela, vous jetez l'argent par les fenêtres et je pense qu'il faut de l'imagination et je crois que vous avez raison. Là où le gouvernement compte sur les gens pour être généreux et fouiller dans leurs poches, les réseaux sociaux, eux, peuvent mobiliser l'attention et les gens donnent et vous pouvez créer une grosse collecte d'argent en réponse à la faiblesse du gouvernement... Et, c'est ça être gentil.

    CB: Oui

     

    A 29'57 mn. 


    RA
    : Au bout de 10 minutes de film, je me suis rendu compte que j'avais oublié que je disais beaucoup de gros mots et mon neveu va venir voir le film demain et je pensais téléphoner à mon frère pour lui dire que ce ne serait peut-être pas convenable, mais alors il y a quelque chose en moi qui m'a dit qu'en fait ça le concernait. C'est l'histoire d'un gamin de son âge. Si nous le protégeons de cela, c'est un équilibre délicat, parce que vous ne voulez pas qu'ils sortent et qu'ils disent la même chose et en même temps vous ne pouvez pas faire autrement.

    Vous ne pouvez pas mettre cela sous le tapis parce qu'il fait partie de la prochaine génération et il doit être informé de cela et s'il peut voir 'Urban' et s'identifier à lui et réaliser à quel point sa vie est privilégiée, alors il regardera sa vie et réalisera que tout le monde n'est pas égal et que nous devons être plus démocratiques dans la façon dont nous partageons.

    CB : Et puis, je pense... Je ne peux parler que de mes propres enfants, mais je pense que plus vous leur donnez de connaissance, plus ils se sentent en confiance.

    RA : Oui c'est cela.

     

    Notes de la traductrice :

    (1) Bernard Hare est l'auteur du roman 'Urban Grimshaw and the Shed Crew'. Né en 1958, dans une famille de mineurs, Bernard Hare vivait en marge de la société dans une cité malfamée de Leeds et avait une propension à l'alcoolisme et à la prise de drogues, il connaissait donc bien la vie des basses classes de l'Angleterre des années 90. Il fut travailleur social pendant une dizaine d'années avant de créer sa propre société de location. Il rencontra Urban Grimshaw, un garçon de 12 ans illettré et consommateur de drogue, qui lui inspira ce roman publié en 2005. Bernard Hare est maintenant un auteur indépendant.

    (2) Cité à l'Est de Leeds

    (3) Anna Friel joue la mère d'Urban

    (4) Lien vers l'organisme de charité 'Action for Children'  https://www.justgiving.com/actionforchildren

     

    Partager via Gmail

    2 commentaires
  • " Le retour de ..." Mais de quoi ? Lisez et vous comprendrez...     

    Un gRAnd merci à Jolie pensée pour ce poème qu'on adore ♥ 

     

    Un grand merci à Guylty Pleasure et à SunkenTreasure7 pour leurs autorisations à partager leurs photos. 

    (Cliquez sur les photos pour les agrandir)

     

    Le retour de ...

     

    Depuis tant de mois elle vivait cachée loin de tout

    Dans cette jungle que nous adorons malgré tout,Le retour de ...

    En novembre 2015 c'est l'apothéose

    Eh oui, c'est bel et bien le retour de ... La Chose                                            

    Je craignais pour sa vie, l'avait-il retirée ?                  

    Laser ou bien chirurgie? Scalpel effilé ?  

    Oh non ! Elle ne pouvait pas périr ainsi

    Mais grâce aux clichés pris à Leeds, je sais qu'elle vit.

     

    Adieu barbe, je t'aimais, je t'aime et t'aimerai

    Bonjour rasoir aiguisé comme un couperet,                                                                    Crédit photo © SunkenTreasure7            

    Viens sauver cette pauvre petite chose esseulée                                                                             

    Et offre à la vue du monde ce grain de beauté                                                 

                                                                                                                              

    Nous ne reviendrons pas sur les évidences                                              Le retour de ... 

    Il est vrai que Dame Nature dans sa bienveillance                           

    L'a si bien placée, on ne pouvait rêver mieux

    Pour susciter les rêves les plus audacieux                                                

                  

    Pour vous la décrire, je serai "Cyranesque"                            

    Elle orne son cou, gracieuse comme une arabesque

    Une envie de flirter, un appel au baiser,

    Un point délicat sur l'i du verbe admirer.                                                                              Crédit photos © Guylty Pleasure

                                                                                                                              Le retour de ...

    Alors voici comment par ces temps perturbés,

    Que l'humeur n'est pas au beau fixe, j'ai trouvé

    Un peu de rêverie dans un grain de beauté.

    La chose: un vrai rempart à la morosité                                                                  

                                                            

    Jolie pensée - Novembre 2015     
                                                                                               

     

    Lien vers le 1er poème écrit par Jolie pensée sur la chose 

     

     

     

    Partager via Gmail

    2 commentaires