• 44 ans pour Richard Armitage ?

    Sans blague, ça fait déjà un an de plus ? Mais il nous semble que c'était hier, le Crucible et tout le reste !

     

    Nous souhaitons un très joyeux anniversaire à Monsieur Richard Armitage,

    grand acteur et grand homme, qui nous charme et nous enchante chaque jour... 

    Et comme il est très généreux, il ne veut pas de cadeaux mais préfère que les fans donnent aux oeuvres de charité qu'il soutient. Alors, voici la dernière page qu'il a créé et pour laquelle il demande de l'aide: https://www.justgiving.com/richard-armitage17/

     

    A ce propos, nous publions chaque jour et chaque soir, une photo et son commentaire sur Facebook et notre cadeau cette année sera la compilation d'une semaine dédiée aux acrostiches (à nos souhaits !). Mais caisse ? (correction automatique : "qu'est-ce") ? Il s'agit d'une "strophe  fondée sur une forme poétique consistant en ce que, lues verticalement de haut en bas, la première lettre composent un mot ou une expression en lien avec le poème". C'est Wikipédia qui le dit ! Mais il vaut mieux qu'on vous montre. 

     

    Lundi

    J'aperçois furtivement ce petit bout de langue,
    On dirait qu'il humecte ses lèvres pour...
    Hein ? Faut se réveiller ?
    Non ! Pas déjà !!!

     

     Richard Armitage France

     

     

     

    Pic ©RAnet

     

     

     

     

    Mardi

     

    Langoureux espion
    Ultime version d'un
    Choix de vie
    Audacieux :
    Spy...

     RAnniversaire

     

     

     

     

     

     

     

      Pic ©BBC

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mercredi 

    Bienheureux celui qui en possède une,
    Amoureusement caressée ou qui,
    Rugueusement, résiste sous les doigts
    Barbe,
    Elégant apanage du mercredi

    RAnniversaire 2015

     

     

     

     

    Pic ©RAnet

     

     

     

     

    Jeudi

     

    Ténébreux héritier
    Habité par la soif de l'
    Or du dragon et la 
    Reconquête du trone
    Incessante quête :
    Nous te suivrons jusqu'au bout...

     RAnniversaire

     

     

     

     

     

     

     

     

    Vendredi

     

    Grand gaillard tout de cuir vêtu,
    Un méchant qui ne demande qu'à être sauvé
    Y perdre son latin et se noyer dans ses yeux...

    RAnniversaire 2015

     

     

     

     

      Pic ©RACentral

     

     

       

     

    Samedi

    Samedi sexy
    Et Richard Armitage a oublié de fermer la chemise...
    X-trême pouvoir de séduction !
    Y résister ou pas ?

    Anniversaire Richard Armitage

     

     

     

     

     

     

     

     Pic ©RAnet 

     

    Dimanche 

    Spéciale dédicace à Marie
    Une spécialiste des "Ah être..."
    Ne résiste pas
    Non, lâche toi :
    Y aller à fond sur cette main !

    44 ans Richard Armitage France Pic ©Sky1

     

     

    Et puis, comme Richard Armitage nous inspire, voici un petit hommage des RA France...

     

    J'ai fait un rêve... non... j'ai fait un RAive !

     

    J'ai rêvé qu'un acteur, de nous s'est approché, 

    et qu'à jamais à lui, notre cœur s'est accroché.

     

    J'ai rêvé que tout de cet acteur, on comprenait

    et Richard Armitage France est né...

     

    J'ai rêvé que sa carrière allait s'envoler

    et pour le suivre, nous devons trimer !

     

    J'ai rêvé que sous l'acteur, un homme fabuleux se cachait

    et tout ce qu'il fait tend à le prouver 

     

    J'ai rêvé qu'un jour, nous pourrions le rencontrer

    et après la pièce nous l'avons salué !

     

    J'ai rêvé que de son ARmy, je serai

    et chaque jour, on en constate les effets

     

    J'ai rêvé que d'une maison, j'héritais

    et que "L'ARmitage", je la baptisais

    pour enfin tous mes RAmis rencontrer 

    et ce rêve là, seul, reste à RéAliser !

    RAnniversaire

    A

    Aujourd'hui, le blog Richard Armitage France fête ses 3 ans et nous voulions vous remercier de votre indéfectible soutien et de votre adorable amitié : que notre dernier rêve soit le prochain à se concrétiser !!

     


     

    Patricia Terre Nature nous a fait le plaisir de partager avec nous sa "première fois"... Merci, Patricia !

     

    RAnniversaire 2015

     RAnniversaire 2015

     RAnniversaire 2015

     

    Marion a décidé de partager ses créations sur Richard pour témoigner de son admiRAtion.  Merci, Marion !
     
     RAnniversaire 2015
     
     
     
     
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    RAnniversaire 2015
     
     
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  • Traduction de l'interview que Richard a accordé à thejakartaglobe.beritasatu.com le 24 juillet 2015

     

    Merci à Jolie Pensée pour la traduction

     

    Richard Armitage passe du Prince nain au tueur La fée des dents (1)

     

    L’acteur britannique Richard Armitage est Francis Dolarhyde, le tueur en série qu’il interprète dans le thriller Hannibal  , « un grand travail de maîtrise » (Photo © AXN)

     

    Après s’être aventuré dans des blockbusters tels que Captain America: the first avenger et la trilogie du Hobbit, l’acteur Richard Armitage revient sur le petit écran dans Hannibal.

    La série d’horreur de Bryan Fuller est une série applaudie par la critique mettant en scène Hugh Dancy, Mads Mikkelsen et Gillian Anderson et qui en est actuellement à la deuxième moitié de sa troisième saison sur AXN en Asie, où chaque nouvel épisode est diffusé 12 heures après sa diffusion aux USA. A partir de ce week-end (2), les téléspectateurs et les Fannibals, c’est sous ce nom qu’on connait les fans de la série, vont pouvoir apprécier la performance de Richard Armitage en Francis Dolarhyde, un tueur en série et le personnage principal du Dragon Rouge de Thomas Harris, roman dont est tirée Hannibal.

    Dolarhyde, aussi connu sous le nom de Fée des dents pour son penchant à mordre ses victimes, était précédemment interprété par Tom Noonan en 1986 dans le film Manhunter  et par Ralph Fiennes en 2002 dans Red dragon . L’interprétation d’Armitage du tueur emblématique sera la première diffusée à la télé, ce qui permettra à l’acteur d’avoir une plus grande marge de manœuvre pour interpréter et jouer avec le personnage.

    Au téléphone depuis Vancouver jeudi, Armitage a dit au Jakarta Globe que jouer Dolarhyde était pour lui une possibilité d’explorer quelque chose qu’il n’avait pas fait, ni joué avant.

    " Travailler sur le Hobbit était une expérience participative épanouissante, mais c’était très technique, a-t-il dit. Donc, après la fin du Hobbit, je suis parti à la recherche d’un personnage, j’ai passé beaucoup de temps à chercher des films indépendants centrés sur les personnages."

    Armitage a dit qu’il était un fan de Fuller et qu’il a suivi la plupart de son travail à la télévision, mais il a trouvé que Dolarhyde, en tant que Dragon Rouge dans l’histoire d’ Hannibal, était difficile à comprendre. Il a passé 10 jours à étudier le roman et à façonner son corps et il a été ravi d’apprendre que Fuller avait l’intention d’être fidèle au livre.

    "Dolarhyde est un homme qui a connu la douleur, qui a eu une expérience amoureuse pour la première fois et il a eu ces terribles, déroutantes pulsions à vouloir détruire les familles afin de se renforcer lui-même."  Il ajoute : En tant qu’homme, j’avais de l’empathie et de la sympathie pour lui, mais je haïssais ce qu’il faisait aux gens et j’avais envie de le condamner. "

    Dans les épisodes, Dolarhyde se décrit comme un fan d’Hannibal Lecter (Mads Mikkelsen) et traque la famille de l’enquêteur Will Graham (Hugh Dancy). Armitage nous a dit que la série allait dévoiler un dangereux triangle entre Lecter, Dolarhyde et Graham, chacun essayant de s’inciter ou de se stopper les uns les autres.

    Armitage appelait Dolarhyde ' un grand travail de maîtrise ' et a dit qu’il était content d’avoir 6 épisodes à jouer dans Hannibal. Dans l’histoire d’origine, Dolarhyde s’appelle lui-même ' le dragon '. Harris dit que le personnage a été inspiré de la peinture de William Blake (3) ' The Great Red Dragon and The Woman Clothed in Sun ' (4)

    On peut le voir dans le présent, luttant contre ses difficultés d’élocution, tombant amoureux et il voit que sa liaison amoureuse se développe, c’est là qu’il commence à combattre la symbolique du dragon à l’intérieur de lui ", dit Armitage.

    Il a appelé sa première journée de tournage ' l’épreuve par la neige ', parce que c’était une nuit d’hiver à Toronto, avec une température glaciale de -17°. La scène qui se tournait nécessitait qu’il soit dehors dans un jardin, nu et couvert de sang en hurlant sous la lune. C’est  un aperçu de la bande annonce de la troisième saison d’Hannibal dont Armitage dit qu’il a dû s’armer de courage pour être debout nu face à l’équipe.

    J’ai eu plusieurs scènes où je jouais une histoire d'amour avec Reba McClane (jouée par Rutina Wesley), ces jours-là étaient sympa " dit-il. " Et il y a avait certains jours où ce qui se déroulait sur le tournage était pénible, alors je rentrais et décompressais de différentes façons, mais l’équipe était vraiment sympa et me soutenait et essayait de me rendre les choses pas trop horribles."

    Même si Dolarhyde est un personnage dévorant, Armitage nous a dit qu’il était content d’avoir eu la possibilité de jouer sa scène préférée du roman.

    "C’est quand le dragon et Francis sont séparés dans son esprit, c’est une sorte de schizophrénie, le dragon attaque Francis et lui arrache un bout de chair dans le dos. J’étais excité d’essayer et de découvrir comment il était possible de jouer cette scène où vous vous disputez et vous battez contre vous-même. "

    Pour Armitage, Hannibal marque le retour à la télévision, c’est par ce moyen que sa carrière a connu de grands moments. A la base acteur de théâtre dans la grande tradition britannique, Armitage a d’abord connu le succès à la télé britannique en 2008 dans Spooks. A maintenant 43 ans, il dit que la différence entre les séries de la télé britannique et celles de la télé américaine se situe principalement au niveau de la conception de la production.

    Pour pouvoir jouer Francis Dolarhyde, Armitage a dû adopter un langage américain pour toute la durée du tournage, mais également entre les scènes et en dehors du tournage.

    Affronter les difficultés d’élocution était assez difficile, à cet égard, ça me permettait de vivre dans le monde de Francis Dolarhyde ", dit-il.

    Le travail post-Hannibal d’Armitage comprend un thriller médiéval Pilgrimage, tourné en Belgique et en Irlande. Actuellement en cours de production Brain on Fire (5), l’histoire vraie d’une fille souffrant d’une maladie rare du cerveau tourné à Vancouver.

    En ce moment, j’interprète un personnage très gentil et aimant, un vrai père de famille qui lutte très dur pour sauver la vie de sa fille, donc d’une certain façon, c’est un bon antidote à Francis Dolarhyde qui est un personnage destructeur ", nous a-t-il dit.

     

    Notes de la traductrice :

    (1) La petite souris s’appelle la fée des dents dans les pays Anglophones.

    (2) L’article est paru le 24 juillet

    (3) William Blake, artiste peintre, poète et graveur anglais du 18ème siècle. Certaines de ses peintures et gravures représentent des personnages, mi-homme, mi-démon. Son style gothique obscur lui valut d’être considéré par ses contemporains comme un excentrique. Une grande partie de ses œuvres est exposée à Londres à la Tate Gallery et au British Museum.

    (4) ' The Great Red Dragon and the Woman Clothed in Sun ' (Le Grand Dragon Rouge et la Femme vêtue de Soleil) représente la lutte entre le bien et le mal.

    (5) ' Brain on fire ': Film américano-canadien-irlandais produit par Charlize Theron et écrit et réalisé par Gérard Barrett, d'après le livre autobiographique de Susannah Cahalan. Richard a pour partenaires Chloë Moretz, Carrie-Anne Moss, Jenny Slate, Thomas Mann, Tyler Perry... Le tournage a commencé le 13 Juillet 2015 à Vancouver en Colombie-Britannique. Le film sortira en 2016. L'histoire: Une jeune journaliste du New York Post, nommée Susannah Cahalan, commence à avoir des problèmes de santé graves. Elle franchit la ligne entre la raison et la folie après qu'un agent pathogène inconnu ait envahi son corps et causé une réaction auto-immune. Il provoque une inflammation du cerveau, de la paranoïa, et des convulsions. Ses parents, divorcés, mettent de côté leurs différences et la veille alors qu'elle est hospitalisée et qu'elle ne se souvient plus de rien. Un médecin va s'intéresser à ce cas étrange... Richard joue le père de la jeune femme...

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  • Hé, mais on ne regarde pas souvent les statistiques mais là,

    on vient de voir que vous avez regardé 300 000 pages sur ce blog en 3 ans !

    Réactions des RAFrance : émues et  fières

    (en vrai, on saute partout en hurlant mais ce n'est pas du tout photogénique !!)

    et pour vous le prouver, voici notre cri du coeur : 

    MERCI, RAmies !

    300 000 !!!

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  • Traduction de l'interview que Richard a accordé à Oriana Schwindt pour tvinsider.com , 23 juillet 2015

     

    Merci à Jolie Pensée pour la traduction

     

    Richard Armitage est le Grand Dragon Rouge d'Hannibal

     

    TVinsider.com, 23 juillet 2015

    Photo ©Brooke Palmer/NBC

     

    Regardez le Grand Dragon Rouge ! Richard Armitage amorce son virage (ndlt : artistique) dans la peau d’un tueur en série de famille prodigieusement effrayant (mais bizarrement doux à ses heures) Francis Dolarhyde (alias Dragon Rouge) lors de cette soirée Hannibal . Le producteur exécutif Bryan Fuller a promis un méchant qui va mettre à l’épreuve la capacité du public à supporter la dualité de Dolarhyde : " Vous pouvez affronter le monstre mais vous devez aussi soutenir l'homme ". Nous avons discuté avec Richard Armitage de la naissance de sa propre version du monstre de Thomas Harris. 

     

    - C'est drôle, vous venez de combattre un dragon dans le Hobbit et vous voulez en devenir un dans Hannibal.

    Ça m'a pris un moment pour faire le lien moi-même ! Je dirais que ça a vraiment été les années du Dragon ! 

     

    - En parlant avec Bryan au début de la saison, il a dit qu'il voulait quelqu'un qui puisse manier la tragédie shakespearienne d'un personnage tel que Dolarhyde et c'est ce que vous avez apporté. Quand avez-vous rejoint l'équipe ?

    C’était juste avant de filmer. Je pense que j'avais environ 10 jours. Ce qui me fait penser, encore, qu'il y avait beaucoup d’autres personnes qu’ils n’ont pas pu engager, alors quand les choses s’accélèrent, vous avez tendance à penser "Oh, j’étais sûrement le dernier recours ! ".

    Je ne sais pas pourquoi on l'associe toujours à Shakespeare avec ses hauts sommets et ses bas fonds, mais nous le faisons. Dans un drame contemporain, pour avoir une sorte de personnage domestique (ndlt : au sens familial du terme) qui commet de tels meurtres extraordinaires – si terribles, profondément ancrés, horribles crimes – il y a une sorte de recette shakespearienne. Vous pensez : "Dans l'esprit d'un homme contemporain, comment est-ce possible ? " Dans cette société post-freudienne où tout le monde suit une thérapie et où nous pouvons résoudre tous ces problèmes, ces extrêmes de la condition humaine sont en marge. Et qui sont-ils ? Nous sommes tous nés égaux, dans une certaine mesure, et c’est comme étudier quelqu’un qui les dirige vers une forêt très sombre et c’est exactement là où Francis Dolarhyde s’est découvert lui-même. 

     

    - La seule source de lumière pour lui est sa relation avec Reba (Rutina Wesley), envers qui il est incroyablement doux et aimant. Comment vous y êtes-vous pris pour créer cette relation ?

    Thomas Harris nous donne tellement d’indications, magnifiquement écrites dans son roman. Mais cela implique aussi la flexibilité (ndlt : artistique) de l’actrice qui joue Reba MacLean, qui n’a pas cette espèce d’arrière pensée cachée à propos du psychopathe. C’est en fait assez difficile, la plupart des réactions que les gens nous ont déjà confiées sur le blog est qu’ils méprisent ce personnage, et 'comment pouvez-vous jouer un personnage méprisable, comment pouvez-vous embellir un personnage si méprisable ', sans avoir lu le livre ni avoir vu ce que nous allons en faire ? J’appellerais ça une ' volonté de jugement ', c’est en chacun de nous. En fait, pour en revenir à Rutina, elle avait lu le livre aussi, et elle est arrivée sans jugement, ce qui nous a permis d’avoir cette chimie. Le personnage est aveugle, physiquement parlant, mais émotionnellement, elle est bien plus réceptive que n’importe qui. Elle voit réellement l’homme à l’intérieur du monstre. Et, à travers sa vision, en tant que téléspectateur, nous pouvons voir ça aussi.

     

    - Diriez-vous que la partie la plus difficile dans ce rôle était de mettre de côté ce jugement ?

    Oui ! Si vous lisez le livre, Thomas Harris a beaucoup d’affection pour Francis, en même temps, il va écrire les terribles, terribles crimes que Francis a perpétrés. Et on ne doit jamais mettre ça de côté. Une de mes plus grandes craintes était - parce que je n’ai lu que le premier script - que j’allais devoir commettre ces crimes dans le film, ce qui aurait été une condition sine qua non pour moi. Je n’aurais pas été capable d’accepter ce rôle si j’avais dû faire ça, jouer une scène où ça arrive. Mais connaissant Bryan Fuller et la manière qu’il a de façonner la série, je savais qu’on voit rarement le criminel commettre le meurtre, vous voyez Will Graham vivre ces crimes à travers sa psychologie. Donc, pour moi, j’ai dissocié Francis de ce qu’il avait fait et j’avais l’air d’avoir fait la même chose. Et, il était aussi horrifié que je l’étais. Nous le voyons dans un des épisodes, on le voit regarder à nouveau son film et être absolument angoissé par ce qu’il a fait et pourquoi il l’a fait. 

     

    - Aviez-vous vu un des autres Francis Dolarhyde avant cela, ou les avez-vous occultés ?

    Je les ai occultés. J’avais vu les deux, Manhunter  et Red Dragon, mais pour je ne sais quelles raisons, et sans être irrespectueux envers Ralph Fiennes, je ne me souviens plus vraiment de Red Dragon. Peut-être parce que cela faisait trop longtemps. Mais je me souviens de Tom Noonan dans Manhunter et je pense que cela tient à sa présence à l’écran. C’était un homme démesurément grand, et, en fait, je me souviens plus du Hannibal Lecter de ce film que de celui de Hopkins. Le Manhunter originel est plus effrayant que celui des autres films. Et cela tient aussi à la bande-son et au grain (ndlt : la façon dont on le voit à l’écran) du film, c’est filmé plus crûment. Mais je ne l’ai pas revisité pour cette raison. Je pensais qu’il fallait que je prenne du recul et le regarde après coup, mais je ne l’ai pas fait. C’est comme si j’avais ingurgité trop de Francis Dolarhyde. Il y a des limites à ce qu’on peut tirer de lui.

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    1 commentaire
  • Richard a été invité pour la deuxième fois au Comic Con de San Diego les 11 et 12 juillet 2015 (la première était pour le Hobbit en 2012) à l'occasion de sa participation à la série Hannibal. Etaient présents, aussi, Bryan Fuller, Martha De Laurentiis et Hugh Dancy.

    L'équipe s'est retrouvée sur la manifestation et a accordé plusieurs interviews.

     

    Nous ajouterons, au fur et à mesure, les vidéos ou articles de presse qui apparaîtront.

    Venez jeter un coup d'oeil de temps en temps ;-)

    (Nous nous excusons pour les erreurs qu'il pourrait y avoir dans certaines traductions, celles-ci ayant été faites 'à l'oreille')

     

    Samedi 11 Juillet

    Quelques photos twittées par Richard et Bryan Fuller

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015  
    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015Photos ©Richard Armitage et Bryan Fuller on Twitter Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

     

     

    Le trailer sur le Dragon Rouge dévoilé au Comic Con

    Mis en ligne sur Youtube par la chaîne Hannibal

     

     

    Interviews vidéo

     

    Interview IGN 

    Nous n'avons traduit que les réponses de Richard

     

    2'10 min.: " J'avais vu 'Manhunter' il y a quelques années, mais ce n'était pas clair dans mon esprit, ça faisait trop longtemps et je n'ai pas revu ce film, mais je me suis absorbé dans le livre. Ça m'a remis dans l'écriture géniale de Thomas Harris et ça m'a fait comprendre pourquoi cette saison d'Hannibal' a été si riche. Il donne tant de détails sur les personnages ! Alors ça a été mon point de départ et le dernier point, vraiment. "

    6'03 min.: " Je pense que mon instinct envers lui, quand j'ai lu le livre, était d'être en empathie avec le personnage en attendant de le jouer. Mais je sentais que si j'arrivais à ce que le public fasse pareil, alors j'aurais peut-être réussi à trouver cette balance entre le fait de réaliser ce que fait le personnage, comment et pourquoi il fait ça, et le fait d'être en empathie avec l'homme qui tombe amoureux. C'est une chose assez difficile à rationaliser dans votre esprit. Mais j'ai aimé l'aspect bizarre de ce processus. Et travailler avec ces gars qui protègent vraiment le personnage et le comprennent dans ce sens, c'était vraiment génial. "

    9'24 min.: " Je suis resté plutôt éloigné de ça (n.d.l.t.: des plateaux de tournages avant de commencer à tourner à son tour) et je n'allais certainement pas visité le plateau 1 où Will Graham découvre le meurtre. Pour quelque raison, je voulais garder le personnage cloisonné parce qu'il ne saisit pas vraiment ce qu'il a fait, mais il y a une scène où il était écrit que Dolarhyde dîne sur quelque chose d'assez abject et c'était choquant pour moi qu'on me demande de la faire et j'ai été assez choqué de l'avoir faite et je suis impatient de voir ça, de voir comment ça se termine. "

     

    Lien (clic dessus) vers l'interview Entertainment Weekly 

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

    Richard dit à propos de sa préparation pour le rôle: "J'ai lu le livre et aussi des analyses que des psychologues ont fait sur des psychopathes. Il y a un programme en 10 points où à la fin on en vient à la conclusion qu'on est probablement psychopathe.

    Bryan Fuller "L'es-tu ? " , Richard répond "Oui' " "Complètement égocentrique 

    Hugh Dancy ajoute " Mais j'ai lu dans un livre que quiconque pense qu'il pourrait être un psychopathe, ne l'est pas par définition " Richard répond " Mais il est probablement sociopathe. J'imagine que je pourrais être un  sociopathe. "

     

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015
    Photos ©Richard  Armitage France
    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

     

    Interview Yahoo TV !

    2 vidéos

    Celle-ci où Richard ne parle pas... Alors admirez... Il est juste magnifique !

     

     Celle-ci où il parle de son rôle

    Richard " Je n'étais pas si familier que ça avec ce personnage, ce qui est probablement une bonne chose. Je connaissais 'Le silence des Agneaux ' avec le personnage de Buffalo Bill (n.d.l.t.: Jame Gumb, alias Buffalo Bill, tueur en série dans le roman). Alors, j'ai découvert que Dragon Rouge était son premier roman. C'est là que nous avons trouvé le personnage originel d'Hannibal. C'est écrit avec beaucoup de détails, il y a pas mal de choses sur son histoire antérieure dans le roman et je l'ai vraiment pris de là. Un enfant abîmé qui grandit en devenant un tueur en série. " Hugh Dancy ajoute ' Un vrai gentil mec ', " Comme moi ", dit Richard.

    Photos ©Richard Armitage France

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

     

     Interview TVLine

    3'47 min.: Richard répond au journaliste qui lui demande quel a été son travail de préparation pour renter dans l'esprit de Dolarhyde. " Je pouvais juste le faire avec le livre et j'ai regardé la série pour savoir où mon petit composant allait se situer dans le style d'une oeuvre comme celle-ci, ce qui était très important. Et m'inviter à amener le personnage physiquement à un point qui n'était pas nécessaire dans le livre, était très tentant. Alors, ça a été vraiment ce travail là que j'ai fait. "  Photo ©Richard Armitage France

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

     

    .../... 

    La conférence de presse

     

    Interview mise en ligne sur TheAnglophileChannel

     

    Les réponses de Richard

    0'45 min.: A propos du personnage " Il y a beaucoup de corps, j'ai un peu remarqué ça ! Je ne me souviens pas avoir passé aussi peu de temps sans vêtements. Il y a 6 épisodes sur cette histoire qui n'a, sans doute, été traitée dans deux films qu'en à peu près 90 minutes. Alors, c'est une vrai challenge de revenir à ce livre qui est incroyablement détaillé et de regarder le fond de l'histoire, d'où vient Francis Dolharyde et comment émerge cet étrange homme si compliqué et sombre et en même temps innocent et romantique, en espérant qu'on (le public) s'ouvrira un peu à cette histoire. "

    12'00 min.: Une question de Marlyse Boland sur les recherches qu'il a faite pour le personnage et comment il a trouvé son humanité. "Je pense que c'est vraiment dans l'écriture de Thomas Harris. Il explore vraiment l'enfance. L'enfant endommagé qu' il a créé dans Francis Dolarhyde. Ca ne suit pas un parcours linéaire, on vous délivre des éléments de son passé qui vous renseigne au sujet de ses crimes d'abord et ainsi on retrace leurs origines. J'ai l'habitude de faire ce genre de travail moi-même, mais je n'en ai pas eu besoin. La biographie était là. Tout ce que j'avais à faire était de faire la connexion entre l'oeuvre originale et ce que Bryan et les auteurs avaient mis ensemble. Mais pour trouver jusqu'où c'était profond, là, bien sûr, tout était dans l'imagination, il n'y avait pas de vrai moyen pratique pour y accéder. Et il y avait l'humour des acteurs et de l'équipe avec lesquels vous travaillez parce que si vous ne le faites pas, alors c'est un endroit sombre et dépressif à visiter, mais c'était un tournage plein d'entrain, vraiment. "

       

    La vidéo du panel mise en ligne par la chaîne Hannibal

      

    Les réponses de Richard

    7'15 min: Richard demande " Est-ce que quelqu'un peut me dire pourquoi je porte des fleurs sur ma tête, personne ne me l'a expliqué ? " Bryan Fuller lui explique que cela représente la passion et la beauté florale du fandom et leur reconnaissance (celle de l'équipe) pour leur soutien.

    A la question du journaliste qui demande comment il a approché l'interprétation de Francis, Richard répond " J'ai vraiment commencé par le livre et j'ai regardé les détails dans l'écriture de Thomas Harris. J'ai le sentiment d'un homme qui est très mal dans sa peau et qui essaye de retirer sa peau et qui devient quelque chose de plus puissant et de plus grand que ce qu'il était et cela a été le point de départ et c'est devenu le thème transversal du personnage au point que lorsque j'ai revêtu une nouvelle peau qui était celle du dragon, le début de la création du dragon -ce que nous verrons un peu mieux avec les effets spéciaux dans la série - c'est à ce moment là où j'ai commencé (l'approche du personnage). "

    A la question: 'Avez-vous regardé les autres interprétations des acteurs qui ont joué ce rôle dans le passé ou alors est-ce quelque chose que vous ferez ? ', il répond " J'avais vu 'Manhunter' il y a quelques années et je ne m'en souvenais pas, ce qui était une bonne chose, et je ne l'ai délibérément pas revu parce que je ne voulais pas être influencé, mais j'ai réalisé en relisant le livre qu'il y aurait certains moments emblématiques vers lesquels nous reviendrions et probablement d'une manière similaire à celles des deux manifestations précédentes du personnage et j'irais probablement voir ces films maintenant. "

    14'50 min. : En réponse à une fan qui évoque les shorts portés par le dragon rouge dans 'Manhunter' et qui demande si c'est le cas dans la série, Brian Fuller confirme qu'il a des shorts courts et demande à Richard d'entrer dans les détails sur ses shorts. Richard dit " Il y a un short trop petit  pour mes jambes ! "

    15'22 min. : Une fan lui demande comment il a fait pour aborder la sexualité de son personnage sachant que le programme passe sur NBC. Richard répond " Je ne savais pas vraiment que j'allais être sur NBC Télévision, j'étais dans le monde de Thomas Harris. Il y a quelque chose chez Dolarhyde qui est une sorte d'innocence, ce qui semble étrange compte tenu de son univers complexe et sombre, mais ça oscille toujours entre un esprit enfantin innocent et un homme très compliqué. Alors, j'ai passé la moitié de la série nu ou à moitié nu, ce que j'oubliais parce que... (il est interrompu par Bryan Fuller) bizarrement, je portais les tatouages, ce qui est, je pense, ce que ressent Dolarhyde, c'est une sorte de vêtement pour lui... Je pense que j'ai répondu à la question, n'est-ce pas ? "

    23'12 min.: A la question demandée au groupe sur ce qui leur manquera le plus à l'arrêt de la série, Richard répond " C'est assez difficile pour moi de répondre, en fait, parce que je suis arrivé en tant qu'invité, un peu en passager, peut-être, mais pour ceux avec qui j'ai travaillé, je sens que j'ai été amené dans une une communauté très soudée et une famille qui va au-delà... (il est interrompu par Hugh Dancy qui lui dit 'que tu as tué !'). Oui et que j'ai mangé ! Ils étaient la famille parfaite, ils étaient délicieux. Pas seulement les acteurs et l'équipe mais, vous aussi et les Fannibals. J'ai l'impression que ça ira au-delà de la série TV, c'est une communauté qui s'est trouvée. "

    33'07 min: A la question ' Le Dragon Rouge est un homme qui se transforme en quelque chose inspiré par une oeuvre d'art, est-ce que tous les quatre, vous avez été inspirés par des oeuvres d'art et ça peut être n'importe quoi TV, films, livres, sculpture, peinture, poésie... ? ' Richard répond " En fait, je ne trouve pas les peintures de William Blake particulièrement inquiétantes, mais j'ai utilisé la peinture de Francisco Goya ' Saturne' plusieurs fois pour des rôles différents. Il y a quelque chose dans cette image qui revient à mon esprit fréquemment, comme un morceau de musique sur lequel vous vous fiez pour stimuler une réponse et c'est cette image pour moi... Et, en fait, je l'ai utilisé pour le Dragon Rouge autant que [celle de] Blake. 

    38'35 min.: Sur la question au groupe à propos de leur moment préféré dans les 'Behind the scene' (n.d.l.t.: ce qu'on ne voit pas à l'image), la réponse de Richard " Je pense que mon souvenir persistant, c'est lorsque j'étais dans la caravane de maquillage avec Katie Brennan et son assistante qui m'appliquaient le corps entier de tatouages et elles étaient toutes les deux agenouillées derrière mes fesses nues en train de peindre la fente (raie) et puis à la fin de la journée elles devaient la nettoyer (ou effacer) avec des serviettes chaudes... et c'est d'être très intime avec ces deux merveilleuses personnes. Mais pas cette intimité là ! "

     

     .../...

    L'équipe a accordée une interview à siriusxm.com/entertainmentweeklyradio 

    A écouter ici: https://soundcloud.com/ewradio/will-hannibal-go-to-the-big-screen-the-eps-weighs-in

     

     Comme Richard ne dit rien, voici des photos prises pendant l'enregistrement de l'émission

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015
     Photos  ©SiriusXM
    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

     

    Dimanche 12 juillet

    L'équipe a signé des autographes et accordé d'autres interviews

     

     Photos ©https://www.facebook.com/NBCHannibal

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015
     Photos ©Hannibal  
    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

     

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

    Tweet de Richard avec cette photo

    " Merci à tous les Fannibals pour leur patience, cadeaux et mots gentils

     

    Interview de Richard par @CraveOnline

    Traduction des réponses de Richard 

    Tout d'abord, Richard est content parce que le journaliste a bien prononcé son nom " Vous avez bien dit mon nom, alors vous ne serez pas mangé, ça c'est sûr." Le journaliste demande comment les autres le prononce, Richard répond, " Ils prononcent la fin à la française et le faisant paraître plus distingué (snob) qu'il ne l'est ! " Puis, Richard répond à la question du journaliste qui lui demande ce qu'il ressentait en ayant repris ce rôle emblématique. " Oui, ce rôle est un vrai héritage, j'en avais conscience et j'ai été de plus en plus conscient des fans des deux précédents films et des histoires personnelles des gens qui ont rencontré Tom (Noonan) quand il le tournait et c'était comme si j'étais connecté à cela. J'étais un grand fan de 'Manhunter'. Je n'ai pas vu la performance de Ralph Fiennes mais j'ai fait en sorte de ne pas me souvenir des autres performances parce que je voulais être pur quand j'allais moi-même créer Francis. Je n'ai juste utilisé que le roman de Thomas Harris, qui est détaillé d'une manière merveilleuse, et à ceux qui n'ont pas lu le livre, je leur recommanderais de le faire et d'y jeter un coup d'oeil parce que l'écriture est extraordinaire, et elle m'a donné tout ce dont j'avais besoin et avec un rôle comme ça, l'imagination est la seule chose que vous pouvez avoir. Vous ne pouvez pas vraiment aller trop profondément dans l'aspect 'pratique' d'un personnage comme celui-ci, alors tout est dans votre esprit comme ça l'est dans la tête de Francis et il est si mal dans son corps et dans sa tête... Ce sont là les choses sur lesquelles je me suis focalisé. "

    Ensuite le journaliste lui demande de parler du côté plus doux de Francis Dolarhyde. Richard répond, " C'est un choix. Soit vous vous focalisez sur ce qu'il fait et ça vous éloigne de lui... Mais, Harris, lui-même, a je pense, de l'affection pour lui et il a créé le crime en premier et après il a examiné l'enfant qui est devenu ce monstre capable de commettre ce crime et, vraiment, j'ai pris ça, la permission de l'écrivain et celle de Bryan. Et le choix des scénaristes d'Hannibal dans le traitement du personnage a été de lever le voile sur l'être humain entier et de montrer comment quelqu'un peut faire quelque chose d'aussi horrible et ça devient vraiment plus une histoire à dimension humaine, celle d'un homme capable de tomber amoureux. C'est une chose qui m'a toujours fasciné, comment des personnes qui commettent des atrocités sont capables d'affection et d'amour, et bien là, on en a une. "

    Ensuite, le journaliste lui demande si, comme Francis qui devient le Grand Dragon Rouge, il a eu le sentiment qu'il y avait un monstre aussi en lui et si son corps répondait à cette transformation physique. Richard: " Oui, j'ai travaillé avec toutes sortes de choses. J'ai utilisé un art japonais appelé Butô, qui est aussi parfois appelé la Danse de la Mort, c'est comme une vision biologique (?) du corps à travers le mouvement, il s'agit de torsions et d'anxiété et d'étirements et j'ai utilisé ça. J'ai, aussi, écouté pas mal de musique perturbante. J'ai écouté la bande originale de Under the skin, composée par Mica Levi. Je trouvais qu'il y avait quelque chose qui fiche la trouille là-dedans, et là, il y a un homme qui est si mal dans sa peau, qui veut devenir plus puissant, alors c'est comme un serpent qui mue, Francis Dolarhyde devient le Dragon Rouge et il prend l'inspiration dans la peinture de Blake... Ça ne marche pas vraiment, vous savez, il change la silhouette de son corps. Il finit par manger la peinture pour essayer d'assimiler et de détruire le dragon parce qu' il est en désaccord avec lui-même dans sa propre création. Et , dans le roman, il y a une scène géniale où le dragon apparaît pour se battre avec Dolarhyde. Se battre contre ses propres démons est une sorte d'allégorie pour lui. Nous avons tourné ça dans la série, ce qui est vraiment cool. "

    Le journaliste lui demande s'il peut évoquer des scènes ou moments avec lesquels les fans du livre ne seraient pas familiers ou s'il peut dire à quoi on peut s'attendre. Richard répond " J'ai le sentiment que les données que nous avons utilisées étaient tirées du livre jusqu'au moment où Francis disparaît, et ensuite tout après ça, ce qui est dans l'épisode 13, est nouveau et complètement créé par Bryan Fuller et son imagination, alors la confrontation finale, qui sera le final de la série, est inventée et c'est une scène extraordinaire, la toute dernière scène de la série est extraordinaire, et comme Bryan le disait hier, Suzie des Siouxie Sioux a enregistré une chanson spécialement pour la fin d'Hannibal. Ce qui, je pense, est épique."

    Le journaliste lui demande si les fans vont être satisfaits du final de la saison ou si ça va soulever beaucoup de questions. Richard " J'ai l'impression qu'il y aura toujours des questions parce que je pense que Bryan et les créateurs ne savaient pas vraiment si le programme reviendrait mais quoiqu'il en soit, ils avaient besoin d'un grand 'bouclage' à la fin de la saison. Je pense que chaque saison devrait finir de cette manière de telle sorte que vous pouvez l'arrêter là. Ça laisse aussi des portes ouvertes pour quoiqu'ils veuillent en faire mais, personnellement, de mon point de vue en tant qu'interprète de Francis Dolarhyde, c'est une fin incroyablement satisfaisante et, bien sûr, je vais en dire un peu trop, mais oui, Francis a ce qu'il mérite, en gros. Ce que vous pensez qu'il mérite... Il transcende... "

    Le journaliste termine en lui demandant ce qui vient après Hannibal. "Je vais à Vancouver pour tourner un film appelé 'Brain on Fire' avec Chloë Moretz et Carrie-Anne Moss, ça commence lundi. 

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015
    Photos ©Richard  Armitage France
    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

     

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    Articles de presse 

     

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

     

    pajiba.com: ' Tout comme Dancy, Fishburne, et Mads Mikkelson, il est déjà facile de voir qu' Armitage est sur le point de révolutionner un autre personnage de Thomas Harris, et s'il suit des traces assez mémorables (Ralph Fiennes, Tom Noonan), dans cet aperçu du 'Grand Dragon Rouge' Armitage prouve qu'il provoquera immédiatement des frissons...Regardez, le casting que nous avions déjà et qui était au-delà de nos attentes les plus folles, mais en ajoutant Armitage ? C'est comme la cerise sur le gâteau posée au sommet d'une montagne de crème fouettée épaisse, au sommet de plusieurs boules de la meilleure crème glacée, au sommet d'un brownie tout chaud fait maison avec du chocolat en sauce chaud et dégoulinant sur toute la pile - nous avons juste envie de sauter dans ce délicieux amas.' 

    premiere.fr: ' Le Dragon Rouge et ses impressionnants tatouages seront au cœur de la deuxième moitié de la saison 3 de Hannibal, qui s'est offert une bande-annonce torturée lors du Comic-Con. Alors que le duel à distance se poursuit entre Will Graham (Hugh Dancy) et Hannibal Lecter (Mads Mikkelsen), un troisième larron va venir se mêler à la fête et réveiller de vieux souvenir chez les connaisseurs du serial killer cannibale et gastronome des romans de Thomas Harris. La deuxième moitié de la saison 3 de la série actuellement diffusée sur NBC accueillera en effet Francis Dorlarhyde, psychopathe frappant les soirs de pleine lune, possédé par l'esprit du Dragon Rouge. Richard Armitage incarnera ce tueur dérangé aux tatouages impressionnants, reprenant le rôle tenu par Ralph Fiennes dans le Dragon Rouge de Brett Ratner en 2002. Et à en croire la vidéo qui lui fut consacré à l'occasion du Comic-Con, il devrait se hisser sans problème au niveau des autres psychopathes qui traversent la série de Bryan Fuller. Sombre, séduisant et torturé, il pourrait permettre à la série de partir en apothéose alors que cette dernière a été récemment annulée par NBC faute d'audiences et ne devrait pas être accueillie ni par Netflix ni par Amazon, qui ont passé leur tour. La vidéo met également à l'honneur Zachary Quinto, qui sera de passage également dans la série, où il incarnera l'un des patients du docteur Bedelia du Maurier (Gillian Anderson), dont le passé semble étroitement lié à celui de Hannibal. La saison 3 de Hannibal est actuellement en cours de diffusion sur NBC, où elle vient d'être déplacée dans la case du samedi soir pour cause d'audiences insuffisantes. En France, la série est diffusée sur Canal+ Séries. '

    TV & Satellite week : Richard: " Dolarhyde est sensé être physiquement menaçant et imposant, alors j’ai dû faire un régime fitness pour ce rôle. Je n’ai eu que 10 jours avant de commencer à tourner et ce n’était pas assez suffisant pour devenir ce que je voulais… Mais, quoi qu’il en soit, il est malheureux (mal) dans sa peau, aussi, le fait de n’être moi-même pas content, a été plutôt utile !... J’ai l’impression que Will essaye de sauver Dolarhyde d’un terrible destin, alors qu’Hannibal l’embobine pour l’amener au bord d’un précipice, il veut le faire tomber. Il veut qu’il tue à nouveau d’une manière encore plus terrible que ce qu’il a fait auparavant… Je me suis toujours juré de ne jamais faire (jouer dans) de l’horreur. Je vois Hannibal comme quelque chose d’autre, c’est élégant, un thriller merveilleusement esthétique… J’ai fait du hula-hoop et un peu d’acrobatie (dans un cirque à Budapest)… C’est intéressant, parce que cette expérience physique a trouvé, quelque part, son chemin dans ce travail… Bryan Fuller a fait quelque chose de très différent avec cette série. Il y a de la beauté et c’est si incroyablement ouvragé que je ne pouvais faire autrement qu’y plonger. Je n’avais jamais joué un tel personnage avant et je ne le referai jamais."

    inquisitr.com : ' Les débuts tant attendus de Richard Armitage en tant que Dragon Rouge dans la série annulée de NBC 'Hannibal' approchent et pour les fans, ça n'arrive jamais assez tôt.
    Armitage est encore relativement inconnu aux États-Unis, mais ceux qui suivent sa carrière de près savent qu'il a fait se pâmer les femmes [en jouant] dans des dramas d'époque. Des années plus tard, le beau Britannique a élargi sa carrière en interprétant le personnage classique Thorin - le chef des nains - dans la trilogie du Hobbit, ainsi qu'en remontant sur scène à Londres dans l'adaptation de la pièce d'Arthur Miller 'The Crucible'.
    Nous parlons, ici, d'un acteur aux multiples facettes, celui qui a commencé dans le théâtre comme la plupart de ses confrères britanniques. Richard Armitage sera le tueur en série tourmenté 'Dragon Rouge', ou 'Fée aux dents', noms sous lesquels Francis Dolarhyde est connu.
    Ceci est de loin le personnage le plus hanté (habité !) et difficile (représentant un défi) qu' Armitage ait eu a joué dans sa carrière, non pas qu'il n'ait pas apprécié avoir joué le Dragon Rouge. Comme beaucoup de ses pairs, l'acteur de 43 ans aime jouer les méchants, et ce personnage particulier est tellement plus qu'un meurtrier dérangé...'

    Fangoria: Cliquez sur le lien pour voir la traduction.

     

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    telerama.fr Photo ©@PierreLanglais/Télérama         showbizjunkies.com Photo ©Richard Chavez / Showbiz Junkies

     

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    Liens vers des galeries photos (clic sur les liens)

     

    Un nombre incalculable de photos est apparu sur les réseaux sociaux.

    Ne pouvant toutes les partager (!), nous vous mettons quelques liens où vous pourrez en voir. 

     

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

    Getty images 

     

     - Comic Con 2015

    zimbio

     

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015
       Photos ©Heather Siemon  
    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

    HeatherVideos

      

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

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    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

    Freddie Lounds pour Tattle-Crime.com

     

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

     farfarawaysite.com

     

     - Comic Con de San Diego, 11-12 juillet 2015

    Michelle Ressler's photos

     

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015 Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

    cfmmusicscene Photos ©Suzanne Philips

     

    Comic Con de San diego, 11 Juillet 2015

     Quelques photos dans l'album créé par Richard Armitage France sur sa page Facebook

    Lien vers notre zoom Hannibal

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  • En 2014, Richard a tourné en Angleterre, à Leeds, le film 'Urban & The Shed Crew'. 

    Le film est basé sur l'histoire de l'ex-travailleur social Bernard Hare qui a raconté dans un livre les expériences qu'il a vécu avec un groupe de jeunes délinquants. Le livre a été décrit comme l'un des plus fascinants et il a été parmi les plus vendus de l'année. "Urban and The Shed Crew" est un magnifique témoignage ethnographique décrit par 'The Guardian' comme " bouleversant mais jamais moralisateur, une autre ville de Dieu, cette fois en Grande-Bretagne plutôt qu'au Brésil. "

     

    Le tournage a débuté le 12 mars 2014. Richard y tient le rôle de Chop, l'ex-travailleur social qui, pour aider un jeune garçon à sortir de la délinquance, va combattre ses propres démons.

     

    L'histoire

    Leeds, années 90. Urban Grimshaw, 11 ans, vit avec sa mère, une junkie. Il ne va pas à l'école. Il passe ses journées autour d'un feu de joie avec ses camarades à fumer de la drogue et à voler des voitures. Quand il rencontre le nouvel ami de sa mère, Chop, un ex-travailleur social désabusé de 37 ans vivant également en marge de la société, ils deviennent amis.

    Mais même Chop, avec son penchant pour la boisson, la drogue et la vie dure, est choqué par la vie que mène Urban. Après une remise en question, il décide de faire tout son possible pour sauver l'enfant...

     

    Distribution

    Réalisation: Candida Brady; Scénario: Candida Brady, Bernard Hare, Tiffany Sharp

    Acteurs: Richard (Chop), Fraser Kelly (Urban), Anna Friel (Greta), Jonathan Payne (Skeeter), Neil Morrissey (Doc), Charlie Heaton (Frank),...

     Urban and The Shed Crew

    Page facebook du film : https://www.facebook.com/pages/Urban-and-The-Shed-Crew/  

     

    Un court documentaire sur Bernard Hare, réalisé par Andy Robbins, a été mis en ligne sur vimeo. On y voit le vrai Chop (Bernard Hare) et le vrai Urban qui a aujourd'hui 21 ans. Ce documentaire laisse entrevoir quelle va être l'atmosphère du film. Les rues, la lumière, les personnes, leur quotidien nous donnent un avant-goût du vécu de Urban et des habitants de Leeds... A voir ici 

     

    La bande-annonce officielle mise en ligne par la chaîne Urban and the Shed Crew

     Galerie de photos

    Cliquez sur les photos pour les agrandir 

     

     

    Captures d'écran de la bande-annonce ©Richard Armitage France

    Urban and The Shed Crew (date sortie non fixée) Urban and The Shed Crew (date sortie non fixée)
        
    Urban and The Shed Crew (date sortie non fixée) Urban and The Shed Crew (date sortie non fixée)

     

    Photos © sur Twitter

    Urban and The Shed Crew (date sortie non fixée) 

    Urban and The Shed Crew (date sortie non fixée)

     Urban and The Shed Crew (date sortie à venir)

     

     

    Photos de tournage (Crédit photos ©Urban and The Shed Crew movie)

    Urban and The Shed Crew Urban and The Shed Crew Urban and The Shed Crew  
           
     Urban and The Shed Crew Urban and The Shed Crew Urban and The Shed Crew  
           
    Urban and The Shed Crew Urban and The Shed Crew Urban and The Shed Crew  

     

    Un 1er trailer du film avait été mis en ligne et très vite retiré.

    Nous avons pu, cependant, faire quelques captures d'écran (Crédit photos ©Richard Armitage France)

     

    Urban and The Shed Crew Urban and The Shed Crew Urban and The Shed Crew  
           
    Urban and The Shed Crew Urban and The Shed Crew Urban and The Shed Crew  

     

    Urban and The Shed Crew   Urban and The Shed Crew
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  • Quel personnage joué par Richard Armitage êtes-vous ?

    Which character played by Richard are you

    Voila bien une question que vous ne vous étiez pas encore posée : et bien maintenant, ce n'est plus le cas yes. On s'est bien creusées les méninges (on en a 2!) et on vous a concocté ce test !

    This is a question you haven’t been asked already ? Well now, it’s done ! 6 questions with 6 propositions. Choose one proposition each time. At the end of the test, you will know which character you are.

    Alors, cliquez et vous saurez...

    Pour voir tous les résultats, cliquez ici

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    7 commentaires
  • Traduction de la tribune écrite par Richard pour Cybersmile

    (11 Juin 2015)

     

    Article original à lire ici

    Photos crédits ©Richard Armitage' selfie & photos article Cybersmile

     

     Merci à Jolie Pensée pour la traduction

     

    La Condition Humaine et les Médias Sociaux

     

    Nous sommes ravis de vous donner un aperçu exclusif des réflexions de l'ambassadeur officiel de Cybersmile, Richard Armitage, sur les médias sociaux utilisés dans notre société toujours plus numérique. Richard est un brillant acteur anglais plus connu internationalement pour son interprétation de Thorin dans la trilogie du 'Hobbit'. Dans cet examen passionné et honnête sur les communautés numériques, il parle de ses propres expériences à surmonter le harcèlement et de l'impact durable que cela peut avoir sur une personne. 

     

    « Et c'est là qu'est le hic », parce que quelle que soit la manière prudente et claire avec laquelle je vais tenter de faire ma première tribune libre sur un sujet inquiétant pour Cybersmile, tout n'est pas noir et blanc. 

    Donc si je n’ai rien qui mérite d’être dit, devrais-je parler ? "

    " Je ne dirai que de belles choses ? "

    " Je ne suis pas autorisé à critiquer sinon je ne suis plus ‘suivi’ ? " 

    La réponse à mon humble avis (et croyez-moi c’est humble de le partager quand on arrive à 43 ans) est en fait quelque chose qui s’applique à mon travail en tant qu’acteur. C’est pourquoi, parfois les acteurs sont appelés à travailler avec des thérapeutes, dans de grandes entreprises, dans des écoles. C’est pourquoi, la thérapie par le théâtre est fantastique pour comprendre ce que nous faisons, comment nous le faisons et quel pourrait en être le résultat, et dans une improvisation, quand nous ne jouons pas notre propre rôle, parfois nous explorons des sentiers qui sont trop terrifiants et inacceptables dans nos vraies vies.

    D'une certaine façon, les médias sociaux sont un peu une réplique de cela, jetez juste un oeil au brillant documentaire “Catfish” (1) d’Henry Joost et Ariel Schulmann. C’est une vue en miniature de ce qui est en train de se passer, à un moindre degré, partout dans les médias sociaux. Une sorte de monde fantaisie, une réinvention du soi, si le « soi-même » est insatisfait ou malheureux avec son soi. J’ai récemment utilisé un hashtag, #findyourvoice. C’est un peu ringard, je crois, mais je pense que chacun fait ça pour s’étendre sur la toile. Alors qu’il y a 20 ans, nous avions recours aux journalistes, aux éditorialistes, aux journaux pour nous indiquer les choix, maintenant tout le monde peut parler. Ne pensez pas que ce soit une chose merveilleuse. Tout peut maintenant faire l'objet d'un forum de débat, de discussion. Les communautés d'amis peuvent se regrouper et se trouver et nous oublions comme cela peut être difficile pour de nombreuses personnes. Les personnes qui trouvent difficile de se sociabiliser, qui ne sont pas mobiles, qui sont seules.

    Le revers de la médaille est l'activité politique et sociopolitique, de nos jours, on ne peut plus se fier à ' la ligne directrice ', on peut se mettre en quête de la vérité nous-mêmes. J'ai en tête l'image des foyers texans qui font une vente collective dans leur jardin (ou pour ceux de l'autre côté de l'Atlantique, dans les îles Britanniques, une Jumble Sale) (2), trouver quelque chose de valeur est difficile, une chasse au trésor. Une autre métaphore (parce que j'aime la musique) chaque personne en Chine (parce qu'ils sont très nombreux) en train de jouer d'un instrument de musique en même temps, quelque part au milieu de tout cela il y a le " Spiegel im Spiegel " d'Arvo Part (3) (allez-voir sur Spotify, c'est vraiment beau), comment je peux l'entendre ? Surtout quand je ne peux même pas garantir que les instruments sont ceux qu'on dit qu'ils sont, et que ceux qui en jouent ne sont pas ceux qu'ils m'ont dit qu'ils étaient... Et même, comment savez-vous que c'est moi, Richard Armitage ?

    Nous ne pouvons pas détecter. Nous ne pouvons pas contrôler, nous ne pouvons pas modérer et de plus, nous ne le devrions probablement pas.

    Liberté de parler, liberté d'écouter quiconque nous souhaitons. 

    Je crois que nous devrions montrer nos visages et utiliser nos vrais noms quand nous sommes en ligne, c'est juste une préférence personnelle.

    Pour en revenir au premier point, “la société des médias sociaux” dans laquelle nous aimerions tous nous sentir en sécurité, encouragés, excités, créatifs, spontanés, novateurs, courageux, est vraiment entre nos mains. Pour en revenir au métier d’acteur, ça m'a pris longtemps pour me débarrasser des effets du harcèlement à l'école. Ces gens riaient toujours dans mon dos. Je les regardais toujours du coin de l'oeil, j'ai maintenant une incroyable vision périphérique très utile (comme un sens kinesthésique, allez voir ça sur Google), mais essayez d'être un acteur courageux, expérimenté et extraverti avec tous ces complexes. Ça ne s'est pas produit... 

    Il est là le truc, et c'est la clé de mon travail et, je pense, la nôtre en tant que communauté. Quand nous parlons ou écrivons, finalement nous désirons “toucher”. Si nous ne regardons pas la destination de cette émotion alors comment savons-nous si nos mots ont atteint leur but et l'effet qu'ils ont causé ? C'est facile de visu, les 43 muscles du visage de la personne peuvent nous donner un million de réponses à cette question. Mais en ligne... comment ? C'est habituellement dans la réponse qui est écrite en retour, mais bon sang, les interprétations erronées qui peuvent se produire quand on s'exprime succinctement et expressément !

    Là encore, les motivations sont mises en doute, on spécule sur des intentions cachées, le subconscient... Bon, laissons cela aux psychologues.

    Il ne faut pas trop censurer et oui, nous devons dire ce que nous pensons, dire la vérité, mais nous devons aussi “regarder la destination de nos mots” et comprendre “le carburant qui les propulse”. Ça pourrait être la colère, ça pourrait être la haine. Parfois, c'est la provocation, le sarcasme, l'humour. Parfois, c'est juste pour contrarier ce que dit l'autre. Arrêtez et réfléchissez avant d'appuyer sur envoyer.

    Relisez ce que vous écrivez, je le fais à chaque fois. J'annule plus que je n'envoie (je retire ce pour quoi j'ai changé d'avis). Si j'ai un avis très dur sur quelque chose que j'ai envie de dire, je me fais violence pour revenir à l'origine du “pourquoi je ressens cela ?”

    C'est encore une part de mon travail de créer un personnage crédible et finalement de créer un moi crédible en-dehors de mon travail. Juste... “parce que c'est ce que je ressens”, c'est un peu une bonne excuse. Reformons des groupes de discussion à l'école !!! 

    Je vais avoir l'air moralisateur (je ne suis pas un prédicateur), mais nous avons une langue incroyable et maintenant avec cette chose électronique dans ma main, je vais pouvoir chercher les mots qui traduisent vraiment ce que je sens ou pense. J'encourage tout le monde à faire de même. Et vous découvrirez comment “on se promene” en ligne.

    Et même quand j'écris ceci, je sais qu'il y en aura toujours qui diront “non, j'ai le droit de parler de ce que j'aime, comment je l'aime et à qui j'ai envie, j'ai le droit d'être un harceleur si j'en ai envie” et je dis “fais ton truc”, quand il y a quelque chose à la télé que je n'aime pas, je change de chaîne ou j'éteins. Faites pareil avec les médias sociaux: block et mute (bloquer/muet)...

    Dans une rue bondée, la plupart du temps, on a l'air de naviguer sans se rentrer les uns dans les autres, et globalement, il n'y a pas de bagarre tous les 10 mètres... Alors pourquoi le faire en ligne ?


    Tout comme le harcèlement, c'est comme le moment où la casserole déborde, ou c'est un air empoisonné qu'on ne peut pas purifier, alors pourquoi ennuyer les gens ? Je pense que l'art est fait pour ça. Je peux soutenir le meilleur et le pire de nous-mêmes. On peut “attaquer” une toile avec une peinture noire sous l'effet de la colère, on peut s'en prendre à un clavier de piano, on peut danser jusqu'à tomber, on peut lire un livre sur une société puritaine qui exécute ses aînés, on peut explorer la psychologie d'un tueur en série et quand on ne peut pas le faire soi-même, on peut l'expérimenter ou en être témoin à travers les autres.

    C'est plus que d'être gentil. " Le cri " d'Edward Munch est loin d'être charmant. " Saturne dévorant son fils " de Goya est horrible, Metallica, Die Antwoord (4) etc. Et puis il y a Monet, Fauré (5), Renée Fleming (6), Peter Jackson, Ariana Grande (7) (OK c'est très éclectique, je l'admets)...

    Mais quand nous regardons, nous écoutons et nous identifions, nous sommes à l'écoute de la condition humaine.

    Nous formons tous la condition humaine, qu'on aime ou non. Médias sociaux. Expression. La Condition Humaine.

     

    Notes de la traductrice 

    (1) " Catfish " est un film documentaire de 2010 : Nev Schulman s'est fait filmer par ses amis en train de nouer une relation via les réseaux sociaux. Une vive polémique a suivi la sortie de ce film aux Etats-Unis, car de nombreuses personnes ont accusé les réalisateurs d'avoir monté un faux film documentaire, ce dont ils se défendent fermement. Des suites de ce film est née une émission diffusée sur MTV Catfish : fausse identité, visant à aider les personnes qui sont victimes d'abus en tout genre sur les réseaux sociaux.

    (2) Aux Etats-Unis, les habitants d'un même quartier organisent régulièrement des brocantes de particulier à particulier, chaque foyer installe son étale devant sa maison dans son jardin. Au Royaume Uni, on parle de Jumble sales, ce sont des sortes de braderies où l'on peut acheter des produits de seconde main moyennant une petite participation pour financer l'organisation.

    (3) " Spiegel im Spiegel " (Le miroir dans le miroir) est une œuvre pour piano et violon (ou/et violoncelle) du compositeur estonien Arvo Pärt écrite en 1978. Ecoutez: https://www.youtube.com/Arvo Pärt

    (4) Die Antwoord est un groupe sud-africain issu du mouvement zef aux paroles plutôt trash et argot afrikaner. Deux des trois membres ont joué dans le film " Chappie " avec Hugh Jackmann et Sigourney Weaver.

    (5) Gabriel Fauré (1845-1924) était un pianiste, organiste et compositeur français. Ecoutez: https://www.youtube.com/Gabriel Fauré

    (6) Renée Fleming est une soprano américaine née en 1959. Ecoutez: https://www.youtube.com/Renée Fleming 

    (7) Ariana Grande est une actrice, auteur-compositrice-interprète américaine née en 1993. Ecoutez: https://www.youtube.com/Ariana Grande 

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  • Traduction de l'interview que Richard a accordé à la Fondation Cybersmile qui lutte contre le harcèlement et différentes formes d'abus envers la personne sur le Net.

    Richard est devenu Ambassadeur de la Fondation.

    (4 juin 2015)

    Article original à lire ici 

    Photos crédits ©Warner Bros & Richard Armitage' selfies

     

     Traduction de Jolie Pensée et Translator Girl

     

     

    Nous sommes ravis de vous proposer une interview du dernier membre de notre famille Cybersmile… Le tout nouvel ambassadeur, Richard Armitage ! Richard est un acteur anglais plus connu internationalement pour son interprétation de Thorin dans la trilogie du 'Hobbit', vedette de la saison 3 de la série américaine encensée 'Hannibal', sur les écrans le jeudi 4 juin, et qui, plus tard dans l’année, commencera le tournage d’un nouveau film ‘Clearance’. Nous avons eu un entretien avec lui sur sa vie en ligne et ses réflexions sur les médias sociaux aussi bien que sur ses morceaux musicaux préférés !

     

    CBS: Comment était-ce de travailler sur les films du Hobbit et avez-vous retenu des leçons de vie de cette expérience ?

    RA: Le Hobbit a changé ma vie. Etre aussi loin de chez soi et en même temps se sentir ‘chez soi’ avec la famille néo-zélandaise que j’ai trouvé en Peter, Fran, Philippa et toute l’équipe, ça a été incroyable. J’ai travaillé plus dur que je ne l’avais fait auparavant parce que l’histoire était très chère à mon cœur.  Ce que j’ai vraiment apprit, c’est que lorsqu’on est passionné par quelque chose, ça devient une vocation et non plus un travail, et pour toute l’angoisse, la critique et les défaitistes, il y a l’amour pour ce qu’on fait qui surpasse tout. Je pense que le public le ressent. Ces films incarnent la passion et la persévérance du réalisateur et de son équipe, les acteurs et la situation désespérée des nains.

     

    CBS: Est-ce que les médias sociaux sont une bénédiction ou une malédiction ?

    RA: Je n’en suis pas encore sûr mais j’ai le sentiment que ça s’arrêtera. J’ai vécu la moitié de ma vie sans (avoir de) chose électronique dans ma main. Je pense que c’est comme le sucre, plus vous en mangez, plus vous en voulez. Cela vous donne de l’énergie mais ‘le beaucoup trop’ peut devenir toxique, et faire disjoncter. 

     

    CBS: Qu’est-ce que l’industrie du divertissement peut faire pour s’attaquer à la violence numérique ?

    Cybersmile, 4 juin 2015

    RA: Je ne sais pas ce que peut faire une industrie qui dit qu’ "une mauvaise presse est meilleure que pas de presse du tout" ! Mais, je sais que la ‘toxicité’ que j’ai mentionné est addictive. La négativité, le ‘trolling’, les brimades sont une addiction. En ligne, on peut se cacher derrière un pseudo, une fausse photo et être méchant, négatif, provocateur, ça cherche à attirer l’attention, mais ça laisse de terribles séquelles. Des mots prononcés peuvent être oubliés, mais ce qu’on écrit est toujours récupérable.  En tant que personne ayant été victime de paroles assez dommageables dans ma jeunesse, j’ai grandi avec le réel sentiment que faire en sorte qu’une personne se sente géniale, que les encouragements, les éloges, la positivité, et bien, disons-le simplement, l’amour, sont plus satisfaisants que l’inverse. Je n’ai jamais apprécié les commérages, j’essaye de ne jamais dire du mal des gens si je peux absolument l’éviter. Si quelqu’un vient vers moi et colporte des ragots/déblatère peu importe quel est le terme, je l’arrête et lui dit qu’il parle au mauvais gars. On m’a dit, une fois ‘ceux qui viennent vous raconter des ragots, en colporteront sur vous.’

     

    La chose qui me remplit d’un sentiment d’angoisse, c’est ces interminables émissions de télé-réalité qui semblent encourager des excès dans la négativité, ce qui est déshonorant, un comportement grossier et arrogant. Le fier leitmotiv qui dit " Je dis les choses telles qu'elles sont, je te dis le fond de ma pensée " est, à mon sens, à contre-courant du comportement civilisé.

    Il y a une différence entre l’honnêteté et la sincérité et blesser ou humilier ouvertement quelqu’un parce que ça attire l’attention. Ca s’est transformé en un comportement culturel, comme un ‘ programme par défaut ’, qui pointe un doigt agressif vers votre visage.

    De ‘ The Real Housewives (1) de… presque partout ’ où les adultes sont rabaissés au crêpage de chignon, aux insultes, à des comportements de cours de récréation,… aux remarques racistes bien plus sérieuses et extrêmement offensantes que le Président Obama a reçu via Twitter, on dirait que les brimades sont devenues une sorte de divertissement, et ‘ à l’extrême ’ un crime haineux. Pour répondre à votre question, l’industrie du divertissement à une grande part de responsabilité.

    Je conseillerais à tout le monde de préserver sa précieuse réputation, qu’elle soit mise en avant (révélée) ou anonyme, et de faire en sorte que l’héritage que vous laissez en personne ou en ligne en soit un dont vous êtes fier.

     

    CBS: Nous avons vu des célébrités quitter les médias sociaux suite à des insultes en ligne, comment pensez-vous que cela affectera leur vie professionnelle ?

    RA: J’ai toujours vu les médias sociaux comme une expérience. J’ai demandé aux utilisateurs sur mon compte Twitter d’éviter le langage grossier s’ils peuvent, je suis conscient qu’il y a des jeunes, des adultes et des gens tout simplement sensibles qui pourraient être choqués. Et comme mon compte twitter est ' mon bar ', vous devez suivre ' mes règles ' et si ça ne vous plaît pas, vous êtes libres d’aller voir ailleurs. Je préfèrerais ne pas avoir de followers du tout plutôt que d’en avoir qui seraient injurieux.

    Block et Mute sont deux dons que nous fait Twitter. Mais je ne suis pas contre tout arrêter et débrancher. Pour les jeunes, c’est bien plus difficile parce qu’ils pourraient être rejetés. Je pense que nous sommes tous plus conscients du cyber-harcèlement, mais les régulations (modérations) ne vont pas vraiment fonctionner, nous devons être responsables les uns des autres. L’empathie est le meilleur moyen de ' rebrancher '… Est-ce que je dirais cela à ma mère ? mon enfant ? mon meilleur ami ? la personne que j’aime ? Si la réponse est non, alors il ne faut pas l’écrire, peu importe que vous soyez en colère ou blessé. Soyez parmi les forts, le ' pionnier silencieux ' de la décence, de l’attention, de la gentillesse et de la considération. Vos mots ricochent, ils peuvent être lus puis relus, longtemps après que vous les ayez oubliés. Soyez bons les uns les autres.

     

    CBS: Quel conseil donneriez-vous aux personnes maltraitées en ligne ?

    RA: Je leur dirais de demander aux personnes d’arrêter, de ne pas se lier avec elles. Ne rentrez pas en conflit, vous vous retrouveriez à déverser le même type d’injures. Croyez-moi, sur quelques sites, j’ai vu
    un incroyable étalage de querelles d’enfant sans importance devenir un bruit de fond dérisoire.

    Gardez le silence, essayez d’éviter de lire les propos nauséabonds, cherchez ceux qui vous encouragent et faites de même en retour. Si c’est insupportable, alors demandez de l’aide. Cybersmile, c’est le bon endroit pour commencer.

     

    CBS: Que diriez-vous de la frontière entre critique et insulte en ligne ? Quand est-ce que cela va trop loin selon vous ? Cybersmile, 4 juin 2015

    RA: Eh bien, chacun est un critique, n’est-ce pas ? Les mots imprimés peuvent avoir des airs d’ 'analyse critique'. Il y a des critiques professionnels et des gérants d’estrade (ndlt : personnes qui pensent tout savoir mais ne connaissent rien en définitive), mais après tout, tout n’est qu’opinion. Vous êtes libres d’avoir les vôtres et vous pouvez choisir de partager cette opinion ou la garder pour vous. Souvenez-vous que votre opinion n’est pas forcément la même que quelqu’un d’autre.

    Le débat est très grand et avoir raison ou tort n’est pas la question. La faculté de discuter et apprécier le désaccord en harmonie est là où notre culture a commencé, dans les forums philosophiques dans la Grèce Antique (2). Vivre et laisser vivre, s’attendre à changer d’avis, mais accepter que certaines personnes aiment le rouge et d’autres préfèrent le bleu. Poulet ou bœuf, plage ou neige, chiens ou chats, barbu ou rasé de près, tout est bon. 

     

    Aussi, s’attendre à … Je regarde rarement ce qui se dit sur moi en ligne, mais si j’en ai besoin, quelle qu’en soit la raison, j’ai à l’esprit le mantra ' il y en aura toujours un ' : le clown de service qui tourne quelqu’un en dérision pour faire bêtement rire la galerie (les comédiens professionnels connaissent), le soi-disant ' ami ' que vous choperez en train de ricaner dans un coin avec les autres. Les amis agréables en apparence qui commencent leurs phrases par « je ne veux pas être désagréable, mais… » ou « je ne vais pas être drôle, mais… ». Et oui, nous savons que ce que vous vous apprêtez à dire sera désagréable et pas drôle. Et quand vous pensez que c’en est fini d’eux, ils vous mettent une tape sur l’épaule… Ca peut donner l’impression d’une solitude épuisante, mais ça ne l’est pas. Il y a des personnes qui sont là pour vous, de vrais amis, des membres de la famille, mais aussi des inconnus qui vous soutiendront.

    L’objectif des persécuteurs est de planter des graines qui font des racines profondes, si vous les laissez, elles peuvent vous suivre pendant longtemps. Ne les laissez pas, jetez ce qu’ils disent aux ordures (3). Encore une chose, même si vous êtes dans une situation de réel désespoir, vous pouvez peut-être juste prendre un moment pour dire " ces brutes pensent qu’ils sont vainqueurs, mais ce qu’ils font, c’est me faire comprendre comment ne pas traiter les gens. " J’ai eu tellement d’exemples de situations, à l’école ou ailleurs dans le monde (particulièrement dans le monde concurrentiel du show biz mené par l’ego), que j’ai collecté assez de données jusqu’à me faire me sentir mal et que je peux dire , " si un jour je me retrouve dans une situation où je dois être bon avec les gens, les faire se sentir bien, je ferai exactement ça. "

    Enfin, il faut savoir que la majorité des personnes sont bonnes et ont des sentiments de bienveillance envers les autres. Soyez une de ces personnes. Trouvez et cherchez la compagnie de ces personnes. Apprenez la tolérance mais au-delà de tout, le pardon.

     

    CBS: Si vous pouviez choisir une liste de chansons pour faire une playlist positive, quels titres choisiriez-vous ? 

    RA: (Cliquez sur les liens pour écouter) 

    Just The Way You Are / Bruno Mars 

    I Gotta Feeling / Black Eyed Peas

    Best Day Of My Life / American Authors

    One Day Like This / Elbow

    Imagine / John Lennon

    Make You Feel My Love / Adele

    Glory / John Legend

    I Really (really really really really really really really really really) Like You / Carly Rae Jepsen

    (Ce n’est pas vraiment du Shakespeare !!!)

     

    Notes des traductrices :

    (1) ' The Real Housewives': émission de télé-réalité américaine qui montre le quotidien de femmes 'botoxées et silliconées' extrêmement fortunées. Devant le succès, plusieurs déclinaisons sont apparues aux Etats-Unis et à l'étranger: USA: The Real Housewives of  Beverly Hills, New-York City, Miami, Atlanta, New Jersey, Orange County...  A l'internationale: ' The Real Housewives of Vancouver ', ' The Real Housewives of Israël ', 'The Real Housewives of Athens'... et pour la France ' Les Vraies Housewives Los Angeles ' avec des Françaises ayant épousé de riches Américains. Voir cet article du New York Times 

    (2) Un petit peu d’histoire: dans l’Antiquité, on parlait de forum romain à Rome ou bien d’Agora en Grèce. C’était une place publique où les citoyens se réunissaient pour traiter d’affaires commerciales, politiques ou religieuses. Ces lieux de réunion sont vite devenus une composante essentielle de la vie en société, une ouverture vers le débat démocratique. Les villes n’ayant pas de forum étaient d’ailleurs considérées comme non civilisées.

    (3) Junk/trash: Richard emploie deux mots populaires dont 'trash' qui est particulièrement américain, il rajoute « c’est bien comme ça qu’on dit ? »

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  • Traduction de l'interview que Richard a accordé au magazine en ligne FANGORIA à propos de son rôle dans la série Hannibal

    (27 mai 2015)

    Article original à lire ici

     

    Traduction de Jolie Pensée et Translator Girl

    Crédit photos ©Hannibal

    Fangoria, 27 Mai 2015

    Avec Bryan Fulller qui tente le coup à la rédaction de FANGORIA #343, l’attente pour le retour d’Hannibal est devenue un effort encore plus difficile pour des fans saisis d’effroi. Cependant, Fuller a pu laisser FANGORIA jeter un coup d’œil au plateau d’Hannibal le mois dernier et nous avons pu retrouver les formidables acteurs de la série surréaliste. Notre dernière conversation s’est déroulée avec la toute nouvelle recrue de cette prestigieuse distribution. Richard Armitage a laissé FANGORIA ‘planter ses griffes’ dans la toute dernière répétition de Francis Dolarhyde.

     

    Fangoria: Que pouvez-vous nous dire sur Francis Dolarhyde et comment il s’inscrit dans la 3ème saison d’Hannibal ?

    Richard: Je ne sais pas trop comment il s'insère. Ça va sûrement me prendre 4 ou 5 heures pour parler du personnage. Une des choses que j’aime dans ce personnage, c’est le détail avec lequel Thomas Harris le traite dans ‘Dragon Rouge’, qui est devenu une véritable bible chaque jour sur le tournage. Je pense que la chose qui m’a le plus fascinée dans l’écriture de Thomas et dans ce que Bryan Fuller en a fait, c’est de comprendre les crimes d’un psychopathe, et ensuite, de donner au personnage une histoire tellement riche et intéressante avec laquelle on va trouver un sentier très sinueux et tourmenté vers cette destination (vers la compréhension).

    Je n’ai pas vu ni été sur le tournage d’aucune scène de crime, ni aucun meurtre que ce personnage a perpétré, ce qui était très intéressant parce que ça m’a mis dans la situation du personnage (du psychopathe) qui est à l’intérieur de cette personne et dont l’esprit est différent. Il ne se souvient pas de ce qu’il a fait. C’est pour cela qu’il les filme et les regarde après. Nous avons tourné une scène où il regarde les images du crime, c’était vraiment perturbant pour moi de voir ça, et, comme le personnage, de ne pas comprendre ce qu’il avait fait et de ressentir que c’était mal filmé et mal exécuté.


    Fangoria: Quel genre de préparation avez-vous eue pour le rôle ?

    Fangoria, 27 Mai 2015Richard : J’avais 10 jours pour lire le roman et changer complètement mon apparence pour devenir comme le bodybuilder que décrit Thomas Harris. Oui, je me suis pas mal entraîné, mais 10 jours ce n’est pas assez. Dans le livre, il est décrit comme un bodybuilder, donc, j’ai pris son histoire militaire, j’ai pris mon propre physique et j’ai pris la psychologie de quelqu’un qui n’est pas satisfait de ce qu’il est et qui essaye de devenir meilleur. On l’a mis quelque part au milieu de tout cela.

    Il y avait plein de choses à voir avec Francis. C’était intéressant parce je n’ai pas parlé pendant le premier épisode. Vous ne l’entendez pas vraiment prononcer un seul mot. Son langage évolue doucement durant les 6 épisodes jusqu’à la fin où il prononce un éloge d’une façon très concise, poétique et gothique. Ça a été très intéressant.

     

    Fangoria: Connaissiez-vous le rôle de Tom Noonan dans Sixième Sens (1) ?

    Richard: J’aurais dû, mais non. J’ai vu le film il y a longtemps probablement quand je n’aurais pas dû, vers l’âge de 14 ans ou moins. Mais je n’ai délibérément pas regardé le film à nouveau parce que je sais que Ralph Fiennes (2) et Tom Noonan ont créé des personnages emblématiques, et j’avais besoin de créer ma propre image, c’est ce qu’on recherchait.

    C’est difficile parce que la description de Thomas Harris est tellement particulière qu’en fin de compte, vous allez finir par jouer le même personnage. Parce qu’il le décrit point par point, ce qu’il dissimule en lui... On avait besoin de penser à une sorte d’iconographie pour ce personnage qui soit unique et spécifique à la série, et nous avons créé un grand tatouage très artistique pour lui. Même la façon dont sa fente palatine (3) est représentée sur mon visage est particulière à moi et à son histoire.

     

    Fangoria: Quelle est la relation entre Dolarhyde avec Will et Hannibal ? En quoi il diffère d’eux ?

    Richard: Dolarhyde est enchaîné à son passé. C‘est comme s’il essayait de marcher sur un chemin où il serait pieds et poing liés à son passé et cela influence aussi la voie que va prendre sa vie, comme nous le serions tous. Mais son passé est si tourmenté que c’est comme un follicule pileux (ndlt : expression imagée pour dire que son passé est la racine de sa vie d’adulte et si la racine est endommagée, sa vie d’adulte en subit les conséquences).

    Ce qu’il ne réalise pas, c’est qu’il devient un outil de négociation entre Will Graham et Hannibal Lecter d’une façon très simple. Bien sûr, Dolarhyde ne le sait pas vraiment. Il connaît seulement la situation de sa relation avec Hannibal qui ne tient qu’à un fil. Mais bien sûr, Hannibal utilise la psychologie pour rentrer dans l’esprit de Dolarhyde.


    Fangoria: Francis a certains moments emblématiques dans le roman. Etiez-vous curieux de voir comment cela serait transféré sur petit écran ?

    Richard: Oui, c’est intéressant parce que j’ai lu le livre avant de regarder ne serait-ce qu'un seul des épisodes d’Hannibal et je l’ai relu quelques fois. C’est une lecture assez rapide en fait. Et puis j’y suis revenu et j’ai regardé les saisons un et deux. Il y avait quelques moments pendant lesquels j'ai pensé  « Oh, ils ont déjà tourné ça, ils ont déjà tourné ces lignes ». Mais Bryan est arrivé à extraire pratiquement tous les détails importants que Thomas Harris avait écrits. Alors même si ça avait été joué Fangoria, 27 Mai 2015
    avant, il l’a réinventé dans un contexte légèrement différent.

    Dolarhyde est très physique, plus que ce que j’avais imaginé. Je pense qu’une des choses quand on joue le rôle d’une personne folle est qu’on ne détecte pas sa folie rien qu’en le regardant et pour révéler la folie à l’écran, il faut en porter les signes physiques et linguistiques. Je pense que la folie est incroyablement difficile à écrire parce qu’on cherche la logique dans le texte, on cherche la continuité. Ce qu’il faut faire, c’est le rendre confus et inconstant (4), voilà ce qu’on a fait. Je n'ai pas d'idée de ce que ça va donner. Ça a été une grande expérience.

     

    Fangoria: Quelle expérience ça a été de jouer dans une série télévisée comme Hannibal ?

    Richard: Ma voix a vraiment compté. C’était un grand débat démocratique, chaque idée, chaque pensée que j’avais sur le personnage était acceptée par les auteurs, les costumiers, les décorateurs, le coordinateur de cascades et le directeur. Quand on vous donne cette opportunité, votre esprit se met à travailler plus en profondeur. L’obsession de Bryan pour les détails a finalement déteint sur moi. Jusqu’à la façon de positionner le sang sur mes phalanges (ou mon poing américain) après un combat avec le dragon, chaque détail est pensé et réfléchi, j’ai vraiment adoré ça.

     

    Fangoria: Y avait-il une discussion sur comment gérer le côté rédempteur de Dolarhyde ?

    Richard: Oui, c’est difficile quand vous pensez savoir comment ça va finir. J’ai toujours su qu’il y aurait une fin légèrement différente du livre et c’est différent du livre. La symphonie de Bryan se termine avec plus de fioritures que celle de Thomas Harris, ce qui est chouette.

    Mais oui, j’ai analysé l’enfant qui a suivi cette voie. J’ai toujours pensé qu’il y avait une possibilité de rédemption à travers son amour pour Reba. Mais c’est à ce moment là que je dois sortir du personnage et le voir comme une forme de menace et de discorde et je le laisse être ça. J’ai hésité entre l’aimer et le condamner.

     

    Fangoria: Vous avez travaillé pour le cinéma et pour la télévision, pouvez-vous nous parler des différences que vous ressentez et vers où vont vos préférences ?

    Richard : Oui. Une des choses captivantes dans le fait de jouer Dolarhyde dans Hannibal est que, dans les deux autres films où on a vu ce personnage, il y avait 90 minutes pour jouer ce personnage. Dans cette saison, on a eu environ 6 heures pour jouer Dolarhyde. On a vraiment eu l’opportunité de rentrer dans les détails.

    Je pense qu’une des choses que j’aime dans la télévision et dans la façon dont Bryan fait de la télévision, est que chaque épisode est un film. La production a la même valeur qu’un film. Ce n’est pas tourné avec le même budget qu’un film et ce n’est sûrement pas tourné sur la même période qu’un film, donc cela signifie que tout monde doit travailler beaucoup plus dur. Mais, vous savez, si vous regardez n’importe quel plan dans cette série, vous pourriez facilement passer chaque épisode d’Hannibal sur grand écran et vous rempliriez des salles. Bryan fait des mini films toutes les semaines.

     

    Notes des traductrices :

    (1) En 1986, dans « Le sixième sens » (Manhunter), Dolarhyde était interprété par Tom Noonan

    (2) En 2002, dans « Dragon rouge », Dolarhyde était interprété par Ralph Fiennes

    (3) ‘ Cleft palate ’ = fente palatine : absence de substance de la voûte buccale aboutissant à une communication entre le nez et la bouche. Elle accompagne parfois, une fente labiale, anciennement appelée ‘bec-de-lièvre’

    (4) En parlant de ce qu'ils ont voulu faire de Dolarhyde, Richard emploie les mots ' to make him astract and discontinuous ', qui se traduisent littéralement par ' le rendre abstrait et discontinu '. Nous avons choisi de les traduire par 'le rendre confus et inconstant', jugeant que 'abstrait et discontinu' sont des termes s'appliquant plus, par exemple, à des oeuvres d'art (peinture, musique,...) qu'à un être humain (bien que Dolarhyde ait une oeuvre d'art peinte dans le dos !!! )

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