• Les valises à Londres...

    C'est un fait : le propre des valises est de voyager. C'est ainsi que nos valises sont parties à Londres avec nous le 19 aoùt 2014 !

    Fantaisie 10

    Fantaisie 10

    Les valises arrivent à l'aéroport Les valises attendent l'embarquement

    C'est la première fois que les valises vont à Londres et elles révisent quelques notions d'anglais courant comme : "I'm completely lost. Could you help me ?" ou bien "Where is the exit ?" ou celle là "My name is Kevin McCallister" (en français, on traduit par "Maman, j'ai raté l'avion"). Bref, toutes choses utiles à une valise en déplacement.

    Par le hublot, elles voient défiler le paysage : 

    Fantaisie 10

    Fantaisie 10

    Fantaisie 10

    français  puis la Manche puis anglais

    Comme quoi, il fait bien meilleur en Angleterre en août !


    Fantaisie 10A l'atterrissage, elles sont un peu excitées mais pas encore à Londres puisqu'il faut prendre le train (on dit ici "the train". Finalement, ce n'est pas dur l'anglais...)

    Hop et hop, les voilà en hauteur pour regarder le paysage : elles sont un peu déçues car elles ne voient aucune vache regardant passer des trains remplis de valises...

    Fantaisie 10Fantaisie 10

     

     

     

     

    Et la ville se profile ! Ok. Pour le moment, ce ne sont que des bâtiments et des poteaux mais c'est LONDON !!

     

    Et le périple continue avec l'arrivée à la gare : une merveille d'architecture du XIXè siècle ! Les valises sont impressionnées car elles ont entamé un cursus d'histoire de l'art et de l'architecture (en vrai, elles sont rangées à côté d'une encyclopédie sur le sujet, mais chut, elles sont susceptibles...)

    Fantaisie 10 Fantaisie 10 Fantaisie 10

    Et l'aventure se poursuit, à la recherche d'un bus (on dit ici "a bus", facile on vous dit !) mais pas évident de trouver l'arrêt le plus proche...

    Fantaisie 10Fantaisie 10Alors, direction le métro qui est nettement plus simple à trouver ! Par contre, les valises sont un peu perdues sur les quais : "west" ? "east" ? Yes, but where is the boussole ? Bon en fait, quand on a un plan dans les mains, c'est beaucoup plus évident !!

    Et qui voit-on dans les couloirs ? 

    Fantaisie 10mais cela, les valises s'en moquent.................. Va comprendre !

    Plus tard, les valises émergent des entrailles du métro pour se retrouver dans le quartier du Old Vic Theatre qui est aussi celui de leur hôtel. Elles traînent leurs roulettes mollement : la fatigue se fait sentir !

    Fantaisie 10 Fantaisie 10 Fantaisie 10

    Puis soudain, un arrêt que les valises ne comprennent pas : elles restent bloquées devant ce bâtiment pendant de longues minutes (mais bon, une valise, ce n'est pas une montre, alors on en profite !)

    Fantaisie 10

    Fantaisie 10

    Fantaisie 10

    Fantaisie 10

    Fantaisie 10Après ce long arrêt, les valises entament leurs derniers mètres en direction de l'hôtel pour un repos mérité... 

    Au cœur de la nuit, alors que les valises dorment profondément, nous sommes revenues du théâtre où nous venions de vivre l'incroyable expérience du "Crucible" avec Richard Armitage ! Autant vous dire tout de suite que les valises se sont retournées pour se rendormir de suite. Il faudra qu'on les mette devant "Nord et Sud' juste pour voir leurs réactions : c'est agaçant à la fin cette indifférence quand nos étions au bord de la pamoison et en pleine surexitation !!!

     

    Bref, au tout petit matin, les valises, fraîches et disposes, nous réveillent afin de se préparer avant d'entamer le chemin du retour. Nous leur avons promis de faire le trajet de retour en bus pour qu'elles voient un peu Londres mais personne ne nous avait dit combien il est cher et compliqué de prendre le bus (surtout à 6h du mat et après une RA expérience !). Bref, nous revoilà dans le métro où nous parcourrons tous les grands sites...par en dessous. Les valises râlent un peu (ce sont des valises françaises, ne l'oublions pas !) mais continuent de transporter pyjamas et brosses à dent.

    Fantaisie 10Le périple est le même que la veille, mais dans l'autre sens, bien sûr ! Métro, train, avion et retour à la maison. Elles pourraient vous le raconter parce que nous, après avoir discuté de Richard Armitage et de son talent incontestable, on a dormi :)

     

    La seule revendication de nos valises ? Retourner à Londres et y rester un peu plus pour en profiter davantage !!

    Et qui sait : peut-être que notre Chouchou nous fera le plaisir de se produire à nouveau sur scène ???

     

     

     

    Partager via Gmail

    6 commentaires
  •  Sandra est allée voir The Crucible et nous a gentiment proposé de partager ses impressions avec vous.

    © Photos Sandra Guglielmetti

     

    The Crucible: les impressions de Sandra Il y a quelques jours , j'ai eu la chance d'assister à une représentation de "The Crucible", et je suis heureuse de savoir que cette pièce sera disponible en téléchargement, car cela permettra à la fois de découvrir une autre facette des talents d'acteur de Richard Armitage, de se laisser emporter par cette pièce qui ne peut nous laisser insensible, ainsi que d'apprécier le jeu des autres acteurs qui étaient aussi formidables. Après avoir lu la pièce, je savais que ce serait émotionnellement intense et à la fin de la représentation, l'expression qui me semble appropriée, car il m'est difficile de décrire ce ressenti, est que l'on est pris aux tripes.

    L'entrée de Tituba dans un nuage de fumée avec son pas lourd et dansant à la fois, les yeux comme possédés et larmoyants, le souffle court et angoissé, résume pour moi la plupart des sentiments que l'on ressentira par la suite. On est pris du début à la fin par cette histoire, où la machine judiciaire semble perdre tout contrôle, où la noirceur, la jalousie, l'envie semblent vouloir détruire tout sur leur passage.

    The Crucible: les impressions de Sandra

    Au sein de cette noirceur, John Proctor/Richard Armitage sort victorieux de ce raz de marée qui semble vouloir tout emporter. On le voit passer par une série d'émotions que l'on ressent et que l'on partage avec lui : regret, culpabilité, amour, colère, résignation et à la fin la révolte qui m'a bouleversée et je ne pense pas avoir été la seule (j'avais à mes côtés une fan américaine qui a pleuré tout le quatrième acte). C'était tellement dur de le voir arriver au dernier acte les pieds et les mains en sang, abattu par le poids de la torture mais le voir progressivement se redresser pour affronter l'impossible était si... poignant, émouvant ! J'ai été retournée par cette pièce d'autant qu'elle semble si contemporaine ! J'ai vraiment hâte que ceux qui n'ont malheureusement pu y assister puissent se faire leur propre opinion (et j'avoue que j'ai également hâte de me replonger dans cette magnifique pièce). 

    J'ai eu beaucoup de mal à décrire les sentiments que j'ai pu ressentir car c'est tellement, tellement intense. 

    C'est vrai que depuis la pièce il ne se passe pas un jour sans que je n'y pense, pas seulement parce que j'ai eu la chance - alors que je n'aurai même pas imaginé pouvoir vivre ça !!! - de voir de près Richard Armitage (au premier rang c'était top, surtout pour l'épisode avec la bassine ou le baiser final avec Elisabeth) mais aussi la chance de découvrir d'autres acteurs géniaux ! La pièce ne serait rien sans tout ce groupe merveilleux d'acteurs et la mise en scène incroyable ! C'est vrai qu'elle semblait chorégraphiée comme un ballet : l'arrivée de Tituba était splendide (j'avais déjà la larme à l'œil) ainsi que la "découverte " de John Proctor seul sur scène; les scènes de "bagarres", de "possession" étaient impressionnantes d'autant que parfois les acteurs nous frôlaient de très près !!! C'était très, très intense: physiquement, émotionnellement pour tous et je comprends que Richard ait eu  la voix un peu cassée le soir de la représentation à laquelle j'ai assistée.

    J'ai également eu le chance de pouvoir approcher d'un peu plus près Richard Armitage qui a pris un moment
    pour signer des autographes et se prêter au jeu des photos. Il nous a demandé d'où on venait (bon avec notre
    accent c'était prévisible) et nous a remercié d'être venu.

    The Crucible: les impressions de Sandra                     The Crucible: les impressions de Sandra

    J'étais tellement sous le choc que j'ai oublié de lui donner un petit cadeau pour son anniversaire mais je l'ai finalement donné par la suite à ses gardes du corps. Je ne sais pas s'il aime les douceurs mais, bon, je lui ai offert des calissons (spécialité de ma région !)

     The Crucible: les impressions de Sandra                                                                 The Crucible: les impressions de Sandra

    Partager via Gmail

    3 commentaires
  • Here is the english translation of our experience of the Stage Door. We've tried to keep the 'spirit' of the original text. Nevertheless, some phrasings have been a little bit modified because too difficult to be faithfully transposed in their structures.

    Please, be indulgent with our spelling mistakes, grammatical errors and wrong turns of phrase. 

     

    Tuesday, August 19, 2014

    London  - Old Vic Theatre - around 11.30 p.m.

    The end of the play "The Crucible" is already there: we cheer all the actors and give Richard a standing ovation ! Believe it or not, but our commotion awakens a good lady who was dozing on a front seat (yes, really!).


    The Stage door: we saw Richard (english translation)The lights off, we rush over the left exit to come upon (as per the recommendations given by RAddicts who have been already there!) on the Stage Door. We had feared a tidal wave seeing the crowded theatre, but we have a good place, almost at the beginning (of the line): to get there first, some of us have wings... and have got a cheek because people of Old Vic didn’t want us to get out that way !

    We are in one single line, reverently and calm, as directed by Richard's bodyguard. The waiting begins and we are extremely excited and trembling: the effect of the tea taken at 6 p.m.? Nay, this is the 'Richard Armitage in John Proctor's effect' ! Tests of cameras, program in hand, we're looking at the first group which comes out: they are the youngest actresses of the play. As they moved away, we applaud them because we have enjoyed the work of all the actors. Like so, we are going to applaud several actors, the rest of the line will doing the same. When Adrian Schiller goes out in his turn, we ask him for an autograph. He gladly does it, asks us if we have appreciated the play and lights his cigarette. It is evident that we will be dithyrambic about the play (at that time, we didin't know if the word 'dithyrambic' was correct in english !)

    When Richard comes out, there's a movement in the crowd: we understand those RAddicts because our ticker is thrilling too ! Well, talking about that, here we go again ! Geek Lady films the first autographs when suddenly, HE is there, in front of us. We try to take a photo, but, out of luck, it is failed ! Tranlator Girl tells him 'Bonsoir' and Geek Lady hands him our gift and letters some French admirers have given us. Geek Lady, with her school-level English and typically French accent says 'Hello, we're coming from France ' (yeah, a clarification in case he wouldn't understand it just with her accent !) "it's a gift for your birthday: Happy Birthday !" He looks up after signing the program of Translator Girl and smiles saying 'Oh ! Bless you ! Thank you so much ! That's very kind of you" (yes, for real, he speaks !!!). Geek Lady asks him for a photo, he says "where is the camera?" and she pushes the bodyguard a bit to be by Richard's side... One click later (THANKS to the one who took our photo <3) hurray !

    The Stage door: we saw Richard (english translation)

    As you can see it, we do exist ! But we are shy, so we pretend to be like 'Daft Punk' by hiding what is the best in us: our faces ;-) Translator Girl is on the left, very close to him (!) and Geek Lady... well, on the right, a little further !


    The Stage door: we saw Richard (english translation)The Stage door: we saw Richard (english translation)

    Richard is quicly grabbed by his bodyguard and he continues to sign autographs and to pose for pictures but so rapidly that all the mates haven't got their photo... We follow him in the file by filming (but we can't show the films because we don't know how to mask faces on videos) or by taking some photos... Then the bodyguard interrupts ballet and Richard walks away... The girls who didn't have photos are burning to follow him but respect prevails. Suddenly, Geek Lady shouts "Thank you very much !", but she isn't sure he has heard... But we had to thank him for taking time with us... 

    Everything has happened so quickly that we stay on the sidewalk talking and fantasizing: a beautiful grey Mercedes is parking there and we wish for making a friend at the car registration document department to know if it his ;)  

    The Stage door: we saw Richard (english translation)

     

     

    This is our memory of the Stage Door... However, there is a question without answer: why the bodyguard is wearing a beany in midsummer ? Lol 

     

    For those who are interested, here is our gift: a cooking apron with one of his favourite meals,

           the Coq au vin !

    The Stage door: we saw Richard (english translation)

     

    The Crucible: the Stage door (english translation)

                                                 Our autograph

     

    Partager via Gmail

    1 commentaire
  • Writing this review in French was very emotional. We have tried to improve the Google translation and keep the 'spirit' of the original text. Nevertheless, some phrasings have been a little bit modified because too difficult to be faithfully transposed in their structures.

    Please, be indulgent with our spelling mistakes, grammatical errors and wrong turns of phrase. 

    The Crucible, our review (english translation)Tuesday, August 19, 2014, London. Geek Lady and Translator Girl have an appointment at 5.30 p.m. with four French RAddicts. We gave ourselves as rallying point, the Old Vic Theatre. We see each other for the first time and it's a pleasure to meet RA friends. We are in contact with them since 2 years via the social networks. Some poses in front of the poster of Richard / John Proctor and we’re going to nibble a snack in a nice ‘Pret A Manger’ close to the theatre.

    The long-awaited hour is coming. We are all seated on the second row in front of the stage.


    The Crucible, our review (english translation)Four of us are on the left, two on the right. Everything is beautiful. The scenery in brown/gray tones, the hangings adorning the balconies, set the mood and plunge us into the austere atmosphere of the story. We watch the room fills gradually, hearts throb, excitement increases...

    A light smoke spreads over the stage, the lights dim...

    The artists come on stage. In a beautiful ballet, they remove the chairs from the stage... Suddenly, our heart starts to beat faster! HE is there, gorgeous, sitting on a chair. Already, his posture gives us a glimpse of the sufferings John Proctor will endure and when he hoists his chair on his bent back, the weight of the burden becomes obvious.

    The actors, always moving as if they were in a ballet, install the scenery. Begins, then, a magnificent spectacle brought by extraordinary actors. They embody with their talents, their physicals, their postures, their facial expressions, the characters who will trigger and those who will endure the destructive hysteria which strikes Salem. Everything about the staging is perfect and contributes to the oppressive and dramatic atmosphere of the story: the costumes, the scenery, the lights effects, the music, which discreet goes crescendo and rumbles as approaches the tragic moments, the smoke that plunges the set into a sort of haze, the ashes which fall at times (the so-called witches were burned alive)... The actors, very close to the audience, never get out of their roles. Only the deputy governor calls us to witness in a crucial scene.

    A few minutes after the beginning of the act one, Richard comes on stage. He is extremely beautiful. What a presence ! What a magnetism ! What a charisma ! His deep voice, his great size, his body wrapped in a large coat, a range of emotions in his blue eyes, his postures, his movements, everything is right. It’s difficult not to take our eyes off Richard. However, we are enthralling by the story and the acting of the other artists, notably Adrian Schiller (Reverend John Hale) that we find exceptional. The confrontation between Proctor and Abigail (beautiful Samantha Colley) is bursting with a sensual intensity. It is evident that something has happened between them and that an infatuation still overcomes John Proctor, although he doesn’t admit it...

    The Crucible, our review (english translation)At the beginning of act two, we meet Elizabeth Proctor (Anna Madeley). At nightfall, she waits for her husband while preparing a meal and a basin of hot water for him. Through her attitudes, we can perceive the loneliness, the weariness, the anxiety, felt by this betrayed woman... As she retires upstairs, John returns at last. He tastes the dishes that heat on the stove (a good smell permeates the room proving that something really simmers), added salt and headed for the wash tub. He removes his shirt and begins his ablutions. This simple ritual gesture is so emotionally charged ! What a weariness in this man, too ! What is this burden that bends his long neck over the basin ? Culpability ? Remorse ? Self-disgust ? Loneliness ? Does he want to wash away his sins ? Elizabeth joins him and then begins an emotionally strong discussion. Both actors are wonderful. Her, unhappy, accuser, cold in front of her husband’ signs of affection. Him, overwhelmed with remorse, showing his love by kissing her, touching her, trying to make amends by asking forgiveness… Forgiveness which might be granted only if he could forgive himself, first... A deeply moving scene that makes us aware of the gulf between them, of the love which, still, unites them… The act ends with the arrest of Elizabeth, with the desperate cries of John. While leaving the stage, he pauses. Beautiful under the light of a spotlight, he stares at the horizon and seems to speak to God…

    The lights illuminate the room, it's the interval. And the moment for us to share our first impressions, to share our emotion. We are all moved deeply by this show and amazed by the talent of this man we admire so much already ... The audience gradually regain their seats, the lights switch off and we are about to experience something even more intense and harrowing.

    The Crucible, our review (english translation)The third act begins and Richard gives us a masterful performance. How it is painful to see him face the terrible deputy governor Danforth (Jack Ellis) and see him forced to turn his back to his wife and screaming that he has confessed his fault ! How it is painful to feel his powerlessness in front of the collective madness of the young girls led by Abigail and to see him endure the betrayal of Mary Warren (Natalie Gavin) his little maid came to testify in favor of his wife who ends up turning against him ! And how is it possible not to have a lump in our throat when hearing him shout ineffectual words against the obscurantism of the judges ? How is it possible not to have our heart in tatters seeing his tears ?

    The end is near. The ultimate act. Death has done its work in Salem. Danforth and Judge Hathorne (Christopher Godwin), frightening in their long black coats and hooded, embody it. Reverend Hale, trembling, dressed in rags, crumbling under the weight of the culpability that consumes him, is a mere shadow of his former self. The culpability of being accomplice in a bloody miscarriage of justice, makes him try to save lives. His eagerness to save Proctor’s one, imprisoned since three months, allows John and Elizabeth to meet themselves in a final tête-à-tête.

    The Crucible, our review (english translation)John / Richard, dressed in rags, his hands chained, his body afflicted by maltreatments, comes on stage. His voice is broken, his face bears the marks of suffering, his whole being is pain... How to describe our intense emotion seeing this man put his hand on his pregnant wife’s belly, seeing their poignant reunion ? It's beautiful and it's heartbreaking ! And how their passionate kiss is stirring ! And this tortured and broken man straightens up and in a final act of generosity, love and honor, chooses to go to the scaffold and moves away in a cloud of mist, without taking his eyes off his wife...

    We have tears in our eyes and even some are in tears ! The play is over, the actors are cheered with a standing ovation, the audience gives Richard an ovation. We have seen an exceptional show. Served by the beautiful text of Arthur Miller, this play is a jewel. Yael Farber is the ‘master craftswoman’, the actors are the precious stones, Richard is the diamond heart. He IS John Proctor. He gives everything. In rage, violence, anger, love, complicity, guilt, remorse, sadness, despair, lack of joy, in all emotions, in all situations, he is masterful.

    Richard is an immense theatre actor.

    French version of the review here

    Crédits photos: © RichardArmitageFrance - © OldVicTheatre - © TheArtsDesk via RANet - © JohanPersson via RANet

    Partager via Gmail

    3 commentaires
  • Jolie Pensée a écrit un magnifique texte "Rédemption" qui lui a été inspiré par l'émotion ressentie lors de la pièce The Crucible.  Un grand merci à elle pour ce beau partage.

     

    A travers la petite fenêtre dont la vue était floutée par les poussières entremêlées de farine et de suie, il vit les dernières lueurs du soir disparaître derrière le champ de maïs. D’un revers de la main, à l’aide du bout de la manche de sa vieille chemise élimée par les travaux de la ferme, il essuya la vitre et vit le ciel passer brusquement d’une couleur rosée à un violine irisé par les quelques nuages qui s’étiraient le long de la voûte céleste.

    Le Massachusetts au printemps est d’une pure beauté, quand les arbres en fleurs exhibent leurs couleurs pastel et leurs petits bourgeons pointus, prémices des feuilles qui les habilleront de vert tout l’été.

    Il poussa un long soupir de lassitude, une mélancolie l’étreignait jusqu’au plus profond de ses entrailles. Ce n’était pas le temps froid et incertain qui le mettait dans cet état mais plutôt le poids de ses regrets, pesant sur son dos comme les énormes sacs de blé qu’il traine à longueur de journée. Lui, trainait ses regrets, ses remords, ses péchés et sa culpabilité… et quand il levait les yeux au ciel, ce qu’il voyait briller, ce n’était pas le scintillement de la première étoile de la nuit, mais la lame tranchante de l’épée de Damoclès prête à tomber au premier faux pas.

    A l’étage, il lui sembla entendre la voix d’Elizabeth qui berçait les enfants pour les endormir. Il ne pouvait pas vivre, la voir, l’entendre sans que lui revînt le souvenir de ses fautes. Son regard semblait percer son âme, dans sa voix résonnait l’aigreur de la femme trompée. Tout en elle lui renvoyait constamment l’image de l’adultère.

    L’image du corps nu d’Abigail lui revint à l’esprit. Sa peau laiteuse, souple et douce, son regard de braise, ses lèvres roses qui venaient mordiller les siennes. Ses grandes mains calleuses avaient tant étreint ce corps qui venait juste de sortir de l’adolescence. Il lui semblait même qu’il pouvait encore sentir l’odeur de la paille dans laquelle il l’avait couchée et la chaleur animale des bêtes qui somnolaient dans l’étable. Puis un jour, alors qu’il se laissait aller dans les bras de la jeune femme, il vit apparaître les yeux pleins de furie d’Elizabeth. Elle avait vu cela ! Son corps qui venait tout juste de sortir des douleurs de l’enfantement et de la maladie se voyait maintenant infligé une autre souffrance, la pire de toutes. Son mari, son propre mari, venait de sacrifier la dignité de son épouse sur l’autel de la luxure dans les bras d’une trainée.

    Honte à toi John Proctor ! répéta-t-il en son for intérieur. Elle te donne de magnifiques enfants et offre à ton nom la continuité et c’est ainsi que tu lui montres ta reconnaissance… Que Dieu me pardonne

    RédemptionIl retira sa vieille chemise et trempa les mains dans la bassine qu’Elizabeth avait préparée pour sa toilette. Il s’aspergea le visage. La fraîcheur de l’eau le saisit mais sembla lui rafraîchir l’esprit. 

    Honte à toi, honte à toi !

    Ses mains portaient encore les traces d’Abigail même si cela faisait des mois qu’il ne l’avait pas revue. Il frotta ses mains consciencieusement pour qu’elles perdent la mémoire de leurs ébats. Puis il frotta ses bras qu’elle avait caressés, il ne voulait plus se souvenir du contact de ses fines mains sur sa peau d’homme. Il frotta ses épaules encore et encore. Ses épaules qu’elle avait embrassées, autour desquelles elle avait mis ses bras. Pars d’ici, laisse-moi vivre en paix, Seigneur pardonnez-moi. Elizabeth pardonne-moi.

    Une étrange clarté sembla illuminer l’eau. Etait-ce la lumière d’un paysan qui venait de passer dehors avec sa lampe ou était-ce la lumière divine ? Dieu venait-il de l’entendre, était-il en train de libérer son âme du fardeau de son péché ?

    « Je veux être un autre homme »

    La bassine eut des allures de fonts baptismaux. Il s’aspergea le visage une dernière fois. Dieu venait-il de bénir l’eau ? Un nouveau John Proctor venait d’être baptisé.

    Mais que vaut le pardon du Tout-puissant face au pardon d’Elizabeth ? Que vaut son repentir face à la douleur éternelle d’une femme trahie ? Que vaut le pardon d’une femme si elle n’oublie jamais et que son cœur saigne ?

     

    Jolie pensée – Août 2014

    Photo © RichardArmitageBulgaria

    Partager via Gmail

    4 commentaires
  • Mardi 19 août 2014.

    Londres - Old Vic Theatre - 23h30 (ou à peu près...)

    La fin de la pièce "The Crucible" est déjà là : nous acclamons tous les acteurs et ovationnons Richard, debouts ! Il faut le voir pour le croire, mais notre raffut éveille une brave dame qui sommeillait sur une banquette, tout devant (si, si  !) 

    "The Crucible" : le Stage door Richard Armitage FranceAussitôt les lumières éteintes, nous fonçons vers l'issue de secours à gauche pour tomber (suivant ainsi les recommandations données par les RAddicts déjà passées par là !) sur l'entrée des Artistes ou Stage Door. Nous avons craint un raz-de-marée en voyant le théâtre plein mais nous ne sommes pas mal placées, presque au début : pour arriver dans les premiers, certaines d'entre nous ont des ailes...et du culot car les personnes du Old Vic ne voulaient pas que nous sortions par là !

    Nous formons une file unique, dans le respect et le calme, sous les indications de Monsieur le garde du corps de Richard. L'attente commence et nous sommes extrêmement excitées et tremblantes  : l'effet du thé pris à 18h ? Nan, l'effet "Richard Armitage" en John Proctor. Essais d'appareil photo, programme en main, nous regardons passer le premier groupe qui sort : ce sont les plus jeunes actrices de la pièce. Alors qu'elles s'éloignent, on les applaudit car on a vraiment apprécié le travail de tous les acteurs. Nous applaudirons ainsi plusieurs acteurs, suivies par le reste de la file d'attente. Ils s'éloignent en souriant. Lorsque Adrian Schiller sort à son tour, nous l'interpellons pour un autographe : il s'exécute volontiers, demande si la pièce nous a plu et allume sa cigarette. Il est évident que nous serons dithyrambique quand à la pièce (en anglais, on connait plusieurs mots mais pas "dithyrambique" ! Heureusement, ici, cela n'était pas le sujet !!).

    Lorsque Richard sort, un mouvement se fait dans la foule : on les comprend bien ces RAddicts parce que notre palpitant aussi s'emballe ! Tiens, rien que d'en parler, ça recommence ! Geek Lady filme les premiers autographes et soudain, il est en face de nous. On tente de prendre une photo mais, pas de chance, elle n'est pas réussie. Translator Girl lui dit "Bonsoir" et Geek Lady lui tend le cadeau et les messages que les admiRAtrices françaises nous ont transmis. Geek Lady, avec son anglais d'école et son accent franchouillard se lance : "Hello, we're coming from France" (ouais, au cas où il n'aurait pas compris avec l'accent tout seul...!) "it's a gift, for your birthday : happy birthday !". Il lève les yeux après avoir signé le programme de TG et sourit en disant "Oh ! Bless you ! Thank you so much ! That's very kind of you" (oui, en vrai, il parle !!!). GL demande une photo, il demande "where is the camera" et GL bouscule un peu le garde du corps pour se glisser de l'autre côté de Richard... Un clic plus tard (MERCI à celle qui a pris notre photo <3) tadam !

    Richard Armitage avec Richard Armitage France

    Comme vous le voyez, nous existons ! Mais nous sommes timides, aussi, on vous la joue "Daft Punk" en cachant ce que pourtant nous avons de mieux : notre visage :) TG est à gauche, très près de lui (!) et GL...ben, à droite du coup, un peu plus loin !

    "The Crucible" : le Stage door Richard Armitage France"The Crucible" : le Stage door Richard Armitage FranceRichard est très vite happé par son garde du corps et enchaîne les autographes et les photos, si vite que toutes les copines n'ont pas eu leur photo... On le suit dans la file jusqu'au bout en filmant (mais on ne peut pas vous montrer car on ne sait pas flouter les visages sur les vidéos...) ou en faisant des photos puis le garde du corps interrompt le ballet et Richard s'éloigne... Les filles qui n'ont pas eu de photos brûlent de le suivre mais le respect l'emporte. Tout d'un coup, GL crie "Thank you very much !" mais elle n'est pas sûre qu'il ait entendu... Mais il fallait le remercier d'avoir pris du temps avec nous...

    Tout ceci s'est passé si vite que nous restons sur le trottoir à discuter et à délirer : un belle Mercedes grise est garée là et on songe à devenir amies avec quelqu'un du service des cartes grises pour savoir si c'est la sienne ;)

    "The Crucible" : le Stage door Richard Armitage France

     

     

    Voici notre souvenir du Stage door... Quand on pourra le refaire (mais oui, on y croit !), on aura une petite expérience et on se débrouillera un peu mieux pour que toutes les FAA repartent avec un peu de Richard Armitage... C'est une promesse <3

     

    Une question persiste toutefois :  pourquoi le garde du corps porte un bonnet en plein été ??? lol

     

    Pour ceux que cela intéressent, voici notre cadeau : un tablier de cuisine avec son plat préféré, le coq au vin !

    "The Crucible" : le Stage door Richard Armitage France

     "The Crucible" : le Stage door Richard Armitage France

    Nous pouvons vous envoyer les photos par mail et sommes à la recherche de toutes photos ou vidéos prises le 19 août pour les publier avec l'autorisation de leurs propriétaires ! Merci d'avance :)

     

     

     

    Notre autographe

    Notre compte-rendu de la pièce ici

    Photos © RichardArmitageFrance

    Partager via Gmail

    10 commentaires
  • The Crucible. Nous l'avons vu !Mardi 19 août 2014, Londres. Geek Lady et Translator Girl ont rendez-vous à 17 h 30 avec quatre RAddicts françaises. Nous nous sommes données comme lieu de ralliement le Old Vic Theatre. Nous nous voyons pour la première fois et c'est un vrai bonheur de rencontrer des RAmies avec qui nous communiquons depuis 2 ans, via les réseaux sociaux. Quelques poses devant l'affiche de Richard/John Proctor et nous allons grignoter un en-cas dans un sympathique 'Prêt à manger' à proximité du théâtre.

    L'heure tant attendue arrive. The Crucible. Nous l'avons vu !Nous sommes toutes placées au deuxième rang face à la scène.

    Quatre d'entre nous du côté gauche, deux du côté droit. La salle est magnifique. Les décors aux tons brun/gris, les tentures qui ornent les balcons, nous plongent d'entrée dans l'ambiance austère de l'histoire. Nous regardons la salle se remplir, les coeurs palpitent, l'excitation monte...

    Une légère fumée se diffuse sur la scène, les lumières se tamisent... Les artistes entrent en scène. En un superbe ballet, ils enlèvent les chaises disposées sur le plateau... Tout d'un coup, notre coeur se met à battre plus vite ! IL est là, magnifique, assis sur l'une des chaises. Déjà, sa posture nous laisse entrevoir les souffrances qui attendent John Proctor et lorsqu' il hisse sa chaise sur son dos courbé, le poids du fardeau devient une évidence.

    Les acteurs, évoluant toujours comme dans un ballet, installent le décor. Débute, alors, un spectacle magnifique porté par des comédiens extraordinaires. Ils incarnent avec leurs talents, leurs physiques, leurs postures, leurs mimiques, les personnages qui vont déclencher et ceux qui vont subir l'hystérie destructrice qui s'abat sur Salem. Tout dans la mise en scène est parfait et contribue à l'atmosphère oppressante et dramatique de l'histoire : les costumes, les décors, les jeux de lumières, la musique, discrète qui monte crescendo et gronde à l'approche des moments tragiques, la fumée qui plonge la scène dans une sorte de brume, les cendres qui tombent par moment (les supposées sorcières étaient brûlées vives)... Les acteurs, très proches du public, ne sortent jamais de leurs rôles en regardant la salle. Seul le député gouverneur nous prend à témoin lors d'une scène cruciale.

    Quelques minutes après le début de l'acte un, Richard entre en scène. Il est extrêmement beau. Quelle présence ! Quel magnétisme ! Quel charisme ! Sa voix grave, sa grande taille, son corps enveloppé dans un grand manteau, son regard bleu dans lequel passe toute une gamme d'émotions, ses placements, ses déplacements, tout est juste. Il est difficile de ne pas détacher son regard de Richard. Pourtant, nous nous laissons happer par l'histoire et le jeu des autres acteurs, notamment, Adrian Schiller (Révérend John Hale) que nous trouvons exceptionnel. La confrontation de Proctor avec Abigaïl (magnifique Samantha Colley) est chargée d'une intensité sensuelle. Il est évident que quelque chose s'est passé entre eux et que le trouble submerge, encore quelque peu, John Proctor, même s'il s'en défend...  

    The Crucible. Nous l'avons vu !Au début de l'acte deux, nous faisons la connaissance d'Elizabeth Proctor (Anna Madeley). La nuit tombée, elle attend son mari, tout en lui préparant un repas et une bassine d'eau chaude. A travers ses attitudes, on comprend la solitude, la lassitude, l'inquiétude, que ressent cette femme trahie... Alors qu'elle se retire à l'étage, John rentre, enfin. Il goûte aux mets qui chauffent sur le feu (une bonne odeur se répand dans la salle prouvant que quelque chose mijote vraiment), y ajoute du sel et se dirige vers le baquet pour se laver. Il retire sa chemise et commence ses ablutions. Ce simple geste rituel, se trouve alors chargé d'émotions. Que de lassitude, aussi, chez cet homme ! Quel est ce fardeau qui fait plier sa longue nuque au-dessus du bassin ? La culpabilité ? Le remords ? Le dégoût de soi ? La solitude ? Se lave-t-il de ses pêchés ? Elizabeth le rejoint et s'engage, alors entre eux, une discussion émotionnellement forte. Les deux acteurs sont magnifiques. Elle malheureuse, accusatrice, froide devant les manifestations de tendresse de son mari. Lui, accablé de remords, qui lui témoigne son amour en l'embrassant et en la touchant et qui essaye de faire amende honorable en demandant le pardon, pardon qui ne peut lui être accordé que s'il se l'accorde, d'abord, à lui-même... Une scène bouleversante qui nous fait prendre conscience du fossé qui s'est creusé entre eux et de l'amour qui, pourtant, les unit encore. L'acte se termine par l'arrestation d'Elizabeth, sous les cris désespérés de John qui quitte la scène, s'arrête un instant et qui, superbe sous la lumière d'un projecteur braqué sur lui, le regard perdu vers l'horizon, semble s'adresser à Dieu.

    Les lumières éclairent la salle, c'est l'entracte. Et le moment pour nous d'échanger nos premières impressions, de partager notre émotion. Nous sommes toutes bouleversées par ce spectacle et émerveillées par le talent de cet homme que nous admirons déjà tellement... Les spectateurs regagnent peu à peu leurs sièges, les lumières s'éteignent et nous nous apprêtons à vivre une expérience encore plus intense et déchirante.

    Nous avons vu "The Crucible"...Le troisième acte débute et Richard nous offre une interprétation magistrale. Comme il est douloureux de le voir affronter le terrible député gouverneur Danforth (Jack Ellis) et de le voir dos tourné à sa femme lui crier qu'il a tout avoué de sa faute ! Comme il est douloureux de le sentir impuissant devant la folie collective des jeunes filles menées par Abigail et de le voir subir la trahison de Mary Warren (Natalie Gavin) sa petite bonne venue témoigner en faveur de son épouse et qui finit par se retourner contre lui ! Et comment ne pas avoir le coeur serré devant ses paroles impuissantes face à l'obscurantisme de ses juges ? Comment ne pas avoir le coeur en lambeaux devant ses pleurs ? 

    La fin approche. L'acte ultime. La mort a fait son oeuvre à Salem. Danforth et le juge Hathorne (Christopher Godwin), inquiétants dans leurs longs manteaux noirs, capuche sur la tête, en sont le parfait symbole. Le Révérend Hale, tremblant, vêtu de haillons, croulant sous la culpabilité qui le ronge d'avoir été complice d'une sanglante erreur judiciaire, tente de sauver des vies. Son empressement à vouloir sauver celle de Proctor, emprisonné depuis trois mois, permet à John et Elizabeth de se retrouver dans un dernier tête-à-tête. 

    Nous avons vu "The Crucible"...John/Richard, vêtu de guenilles, les mains enchaînées, le corps marqué de sévices, fait son entrée sur scène. Sa voix est cassée, son visage est marqué, tout son être n'est que douleur... Comment décrire l'intense émotion que l'on ressent face à cet homme qui pose sa main sur le ventre de sa femme enceinte, face à leurs poignantes retrouvailles ? C'est beau et c'est déchirant ! Et comme leur baiser passionné est bouleversant ! Et cet homme torturé et brisé qui se redresse et qui dans un dernier acte de générosité, d'amour et d'honneur, choisi de partir à l'échafaud et s'éloigne dans un nuage de brume, sans jamais quitter sa femme du regard...

    Nous sommes au bord des larmes et même, pour certaines, en larmes ! La pièce est finie, les acteurs sont acclamés par une standing ovation, Richard est ovationné. Nous venons d'assister à un spectacle exceptionnel. Servie par le texte magnifique d'Arthur Miller, cette pièce est un pur joyau. Yaël Farber en est le maître d'oeuvre, les acteurs en sont les pierres précieuses, Richard, le coeur en diamant. Il EST John Proctor. Il donne tout. Dans la rage, la violence, la colère, l'amour, la complicité, la culpabilité, le remord, la tristesse, le désespoir, l'absence de joie, dans toutes les émotions, dans toutes les situations, il est magistral.

    Richard est un immense acteur de théâtre. 

     

    Notre expérience au Stage Door, à lire ici

    Crédits photos: © RichardArmitageFrance - © OldVicTheatre - © TheArtsDesk via RANet - © JohanPersson via RANet

    Partager via Gmail

    10 commentaires
  • Richard Armitage FranceEn ce 22 août 2014,

    nous souhaitons

    un excellent anniversaire à

    Richard Armitage !

     

    Cette année, nous avons combattu un dragon avec lui, été emportées dans une tornade, suivi son tournage et ses promotions et vibré d'intenses émotions lors du Crucible à Londres...

    Nous avons partagé chaque jour des photos et des informations avec toute une ARmy qui sont aussi devenus des amis...

    Nous avons traduit les interviews passionnantes, aidées de passionnées...

    Que la prochaine année soit aussi remplie !

     

    Accessoirement, le 22 août est aussi l'anniversaire de ce blog qui souffle sa deuxième bougie et qui s'approche des 200 000 pages vues, preuve que l'intérêt porté à Richard Armitage se confirme chaque jour !

    Richard

     

    MERCI à TOUTES ET à TOUS 

     

    Partager via Gmail

    5 commentaires
  • Black Storm. ce que nous en avons pensé !Nous avons eu la "chance" de découvrir Black Storm en avant-première. Arrivées au cinéma assez tôt, nous nous sommes confortablement installées dans nos fauteuils et avons regardé la salle se remplir au 3/4. Et le film a commencé, immédiatement, sans aucunes bandes-annonces. On ne va pas vous le résumer ! Si vous êtes là, c'est que vous aimez Richard, que vous connaissez l'histoire du film et que, peut-être, vous êtes allé le voir ;-) Venons-en à ce que nous en avons pensé ! Nous ne sommes pas des critiques cinématographique. Aussi, ce point de vue n'engage que nous et ne reflète en aucun cas l'opinion générale !

    Le schéma traditionnel du film catastrophe est respecté :

    • un homme et une femme font connaissance dans de dramatiques circonstances et chacun de son côté élève, seul, des enfants,
    • un parent est en conflit avec l'un de ses enfants, l'autre est éloignée de son enfant par son métier,
    • des chasseurs de tornades sont menés par un individu obstiné qui met les compétences d'un collaborateur en doute et met son équipe en danger,
    • un super engin du dernier-cri est prêt à défier la tempête,
    • des casse-coups sont à la recherche de sensations fortes,
    • une amourette s'ébauche entre des lycéens...

    En principe, le scénario prend le temps d'installer les personnages, ce qui nous permet d'apprendre à les connaître, à connaître leur histoire et à avoir de l'empathie pour eux, le moment venu. Hors, ce n'est pas le cas dans Black Storm. A peine avons-nous le temps de découvrir les personnages, qu'on est déjà aux prises avec les foudres de la nature ! Les tornades s'enchaînent, s'enchaînent et s'enchaînent... Les effets spéciaux sont réussis, on en prend plein les yeux ! Les vedettes du film ? Ce sont les tornades. Les protagonistes, héros d'un jour, sont secondaires. Le choix d'utiliser le 'found footage' n'est pas visuellement gênant et place, effectivement, le spectateur au coeur de la tempête. Cependant, il nous semble que ce parti pris cause du tort au scénario plutôt plat et aux personnages qui manquent de relief. Ajoutez-y des dialogues insipides et des situation aberrantes (cf. le massage cardiaque), voire cocasses (est-ce voulu ?) qui ont fait rire toute la salle, et vous obtiendrez un film divertissant, certes, mais qui ne restera pas dans les mémoires comme étant LE film catastrophe de référence. Nous vous épargnerons un laïus sur la fin bateau et moralisatrice, sur les sourires heureux d'une famille qui dit son bonheur de s'être retrouvée, ceci au milieu d'un champs de ruines... Il y a, pourtant, une question que l'on peut se poser : comment les personnages peuvent-ils continuer à filmer alors qu'autour d'eux, tout n'est que colère, urgence, dévastation, voire mort ? Est-ce qu'à leur place, nous n'aurions pas posé notre caméra ?

    Black Storm. ce que nous en avons pensé !Venons-en à notre chouchou ! Richard est un acteur talentueux, généreux, puissant, passionné, sensible, charismatique, il est animé par ses rôles. Il arrive à transmettre toute une gamme d'émotions par sa gestuelle, sa voix et son regard. Malheureusement, le rôle de Gary ne laisse rien paraître de son magnifique jeu d'acteur. On est à des kilomètres de l'intensité qu'il a su apporter à son interprétation de Thorin ! Il nous a paru trop stoïque, raide, mal à l'aise, comme en dehors des situations, à l'écart de l'histoire ! Nous n'avons pas vu d'étincelles dans son regard, ni d'émotion dans son jeu (sauf, peut-être, au moment où il serre son fils cadet dans ses bras en lui rendant son couteau). Sans doute, aurait-il pu être à son niveau habituel si le film avait été servi par un scénario de meilleure qualité ! Rassurez-vous, nous n'avons pas, non plus, trouvé les autres acteurs transcendants ! A scénario fade et personnages inintéressants, acteurs peu convaincants ! On s'est même demandé quelle biographie de son personnage Richard avait-il bien pu écrire ? On ne sait pratiquement rien sur Gary !                                

    Bref, vous l'aurez compris, ce film a été une déception pour nous ! Oh, nous n'avons pas languit, l'enchaînement des tornades n'en laisse pas le temps ! Mais, on avait espéré voir notre chouchou dans un rôle plus présent, plus consistant, plus émotionnellement chargé... Mais qu'importe ! Tout acteur a le droit de se tromper, d'avoir des défaillances et de jouer au moins une fois dans sa vie dans un film de série... B (ne soyons pas méchantes !).

    Chouchou reste chouchou et sera toujours notre chouchou ! D'autres rôles sont à venir et en attendant de le voir dans celui de Thorin pour une dernière fois (snif), il offre au public chaque soir de la semaine toute la richesse et l'étendue de son talent dans la pièce The Crucible. Nous vous en ferons bientôt un compte-rendu, à n'en pas douter plus dithyrambique !

    (Photo © RichardArmitageCentral, Behind the scenes video - Gif © circusgifstumblrcom)

    Partager via Gmail

    2 commentaires
  • On a vu "Black Storm" Richard Armitage France"Black storm", le film de Steven Quale avec Richard Armitage va sortir en France le 13 août 2014 et nous avons eu la chance de le voir en avant-première sur invitations dans la grande ville proche de chez nous ! Toute une expédition, mais que ne ferions-nous pas pour Richard Armitage ? Faire un aller-retour en avion, juste pour le voir dans une pièce à Londres. Ah non, ça, on le fait dans 15 jours, lol !

    Bref, nous voici confortablement installées dans le cinéma et la salle se remplit peu à peu. Ça commence direct sur le film et on se laisse porter. Ce n'est pas déplaisant à regarder, l'idée d'inclure le found-footage dans le film est plutôt bien vue : l'action que l'on voit est toujours filmée par un protagoniste différent selon l'angle de vue mais ça ne bouge pas trop !

    Sans trop dévoiler, l'histoire est un grand classique du genre : une équipe de chasseurs de tornade, une petite ville américaine avec ses habitants et parmi eux, Gary Fuller (Richard Armitage) avec ses fils et tout roule jusqu'au moment où... roulements de tambours... ah non, le bruit, c'est une tornade qui surgit, pour le plus grand bonheur des uns et le malheur des autres. Ensuite, ils courent... longtemps... enfin pas que :)

    On a vu "Black Storm" Richard Armitage FranceAu niveau des effets spéciaux, c'est assez bluffant : depuis "Twister", on savait que les plus méchantes tornades étaient les F5 et ben là, la F5, c'est du lourd ! C'est toutefois dommage qu'après nous avoir fait patienter 2 ans, l'équipe de communication ait choisie de montrer dans les bandes annonces les scènes les plus spectaculaires... Bah, on ne s'est pas ennuyées et on a même rit !

    Et Richard dans tout cela ? Et bien, nous ne l'avons pas senti à l'aise dans ce rôle de père de famille qui n'arrive plus à communiquer avec ses fils ... Certes, il se découvre plein d'héroïsme lorsqu'il s'agit de sauver ses fils (et d'autres occasionnellement) mais nous ne sommes pas arrivées à le trouver à la hauteur de ce qu'il est capable de faire... A sa décharge, le propre des films d'action n'est pas de s'attarder sur les personnages mais de les placer dans des situations inconfortables, encore et encore ! Et puis, n'oublions pas qu'il s'agit d'un film américain avec plein de bons sentiments mais quasi aseptisé ! Même pas un bisou (si, si !).

    Screencaps RAFrance

    Nous reviendrons plus largement sur ce film quand vous l'aurez tous vu :) c'est-à-dire très bientôt ! Et nous vous demandons de ne pas poster dans vos commentaires des infos spoiler : merci !

    Partager via Gmail

    votre commentaire