• Et voilà revenu cette belle date de l'anniversaire de notre Chouchou !

    En plus, c'est SON année en astrologie chinoise puisque Richard est "sanglier de métal" ou "cochon d'or"...

    Késséssé ? Voici quelques traits de caractères de ce signe astrologique très prisé des chinois :

    L’homme Cochon de métal est honnête, patient et généreux. Il accorde une grande importance à sa maison, à son foyer qu’il veut chaleureux et confortable. Il est aussi très assidu professionnellement et ne prend pas son travail à la légère car cela constitue pour lui, le moyen de mettre sa famille à l’abri, plus que le moyen de se réaliser. Mais il fait une grande différence entre son travail et sa vie privée, sa famille passe avant tout et il ne la sacrifiera jamais pour quoi que ce soit.

    Il souhaite plaire et aider les autres, il est plein d’humour et de gentillesse car il aime voir son entourage sourire. Il est très sociable et a donc beaucoup d’amis. L’homme Cochon n’est pas effrayé par la routine, au contraire, il aime passer du temps chez lui, au calme avec sa famille. Il restera toujours assez discret sur ses rêves et ses envies, de peur d’être déçu.

    C'est pas tout ce qu'on imagine de Richard Armitage ce portrait...chinois ? ^^

    Comme cadeau d'anniversaire, on vous laisse avec cette question : 

    Comme Richard a l'air plus jeune encore à chaque photographie, ne souffre-t-il pas du syndrome "Benjamin Button" ??

    Vous avez 3 heures pour disserter : nous on le trouve beau à tous les âges !

     Joyeux RAniversaire Richard !1979 Joyeux RAniversaire Richard !2019

    Et pour finir ce petit article, on se souhaite un excellent anniversaire aussi : aujourd'hui, cela fait 7 ans que ce blog existe ! Merci à tous cool

    Joyeux RAniversaire Richard !

    A trois, on souffle ! Un, deux, trois...

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  • Bonne RAnnée 2019 !

     

    En ce tout début d'année 2019, nous vous souhaitons une excellente année 2019 avec plein de :

     

    Richesse de cœur

    Indépendance

    Charme

    Harmonie

    Altruisme

    Rareté

    Délicatesse

    Amour

    Rires

    Magnétisme

    Imagination

    Tendresse

    Addiction

    Gentillesse

    Élégance

    En un mot comme en cent, bonne RAnnée à toutes et tous, à l’image de ce grand monsieur qu'est Richard Armitage !

    Crédit photo Audible

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  • Traduction du message de Richard posté sur Twitter

    le 18 décembre 2018

     

    https://twitter.com/RCArmitage/status/1075290861062287360

     

    Petits actes de gentillesse

     

    Chers Amis,

     

    J'aimerais vous renouveler mes remerciements, pour votre soutien constant cette année.

    Comme c'est souvent le cas, nous disons adieu à 2018 en regardant en arrière, vers la route que nous avons empruntée.

    Cette année a été incroyablement douloureuse pour moi et ma famille. J'ai perdu ma Maman en mai après un bref mais courageux combat contre le cancer du pancréas. Il y a et il y aura toujours tant d'histoires et de souvenirs du temps passé avec elle, des histoires qui ne peuvent pas vraiment être racontées avec des mots, mais les moments inexprimés que nous avons partagé vont probablement déterminer le reste de ma vie.

    Je suis si heureux d'avoir en cadeau une carrière dans laquelle je peux m'exprimer et puiser au plus profond de mon coeur et de mon âme pour raconter toutes ces histoires. Je jure d'honorer la mémoire de ma Maman en étant le meilleur et le plus honnête artiste que je puisse être. 

    Ainsi nous avançons tous avec courage. 

    En fin d'année, j'ai entamé des modalités pour monter une maison de production et lancé le processus pour développer un film tiré des incroyables ressources que j'ai la chance d'avoir à ma disposition. J'ai pour projet d'aller dans des conventions pour rencontrer des fans. 

    The Christmas Hirelings, que je lis pour Audible, est une histoire sur la solitude et la famille, sur le pardon et la rédemption. Cela m'a fait profondément réfléchir sur le peu de temps que nous avons dans cette vie, sur ce que nous donnons quand on est ici-bas et de ce que nous emportons avec nous quand nous mourrons.

    Nous vivons dans une période de division, il y a beaucoup de colère dans l'air, d'anxiété et d'attentes sur la manière dont nous avançons tous. Nous devons avancer ensemble. 

    Vous n'avez aucune idée de la différence que vous pouvez faire quand vous tendez la main à quelqu'un qui est en difficulté, peut-être un voisin qui est seul ou quelqu'un qui dort dehors, même si vous êtes un peu timide (comme moi), vous pouvez faire quelque chose discrètement. Croyez-moi, cela fera une différence.

    A tous ceux qui ont gentiment donné aux différentes oeuvres de charité que je soutien, merci.

    J'aimerais adresser un merci spécial à l'unité de soins palliatifs LOROS à Leicester qui a prodigué tant de soins incroyables à ma Maman alors que nous lui disions au revoir.

    Je souhaite à tous ceux qui le célèbrent un Noël heureux, à ceux qui ne le fêtent pas de profiter des vacances.

    Et pour 2019 ? Tout est possible.

    Une nouvelle année.

    Un nouveau départ.

    Courage, Gentillesse, Expérience, Dur Labeur et Créativité.

    Ce sont là mes intentions pour la prochaine année et pour les années à venir.

     

    Si vous lisez ceci, je tiens à vous remercier de vous joindre à moi dans ce voyage.

     

    RAx

     

    LOROS hospice : https://margaret-armitage.muchloved.com/

    Cybersmile : https://www.justgiving.com/fundraising/richard-armitage17

    Young Minds : https://www.justgiving.com/fundraising/richard-armitage13

    Shelter : https://www.justgiving.com/fundraising/richard-armitage3

    ChildLine : https://www.justgiving.com/fundraising/richard-armitage

    Barnados : https://www.justgiving.com/fundraising/richard-armitage2

    The Salvation Army : https://www.justgiving.com/fundraising/richard-armitage4

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  • Cher Monsieur Armitage,  

    Vous ne nous connaissez pas mais nous vous suivons déjà depuis 6 ans, attendant chacune de vos nouvelles aventures cinématographiques avec impatience et passion, partageant notre enthousiasme avec vos admiRAteurs et admiRAtrices français(es) et étrangers(ères), imaginant et parfois réalisant des folies pour vous rencontrer !

    6 ans ont donc passé depuis l'ouverture de ce blog : l'intérêt et l'enthousiasme sont toujours là, grâce à la qualité de votre travail et à la gentillesse et l'empathie que vous véhiculez... Pour toute cette formidable aventure, nous vous remercions du fond du coeur et vous souhaitons un excellent anniversaire !

    Et puis, nous aussi, on est heureuses de tenter de souffler ces 6 bougies mais ce n'est pas simple ! Un peu d'aide ARmy ? cool MARci !!

    Happy birthdayRAnniversaire 2018to nous !

     

     


    Voici le message d'anniversaire de Patricia, notre RAmie fidèle (kisses)

    RAnniversaire 2018

    RAnniversaire 2018


     

    Et voici celui de Geek Lady.

     

    Voici toutes les choses que j'ai faites grâce à Richard Armitage : 

    1- J'ai construit de vraies belles RAmitiés avec beaucoup d'entre vous et surtout l'inspiRAtrice de toute cette aventure : Translator Girl <3

    2. Je lis l'anglais assez facilement alors que le système scolaire français avait fait de moi une monolingue français option français ! Par contre, pour le parler (l'anglais), y'a encore du boulot mais j'attends que Richard ouvre un cours d'apprentissage accéléré pour m'y inscrire.

    3- Pour m'exercer à parler l'anglais (en attendant la Richard Academy), je fais semblant de lui parler en anglais en conduisant (quand je suis seule !). Il me faut vous l'avouer : il ne me comprend pas toujours !

    4- J'ai fait le truc le plus fou de ma vie : un aller-retour à Londres pour aller le voir dans "The Crucible" et on n'a eu le temps de rien voir d'autre !! Mais ça valait le coup... Oh oui !

    5- Je mène une double vie assumée, comme un agent secret ou un super héros : normal le jour, RA France le matin et soir (minimum) !

    6- Je regarde d'un autre œil l'actualité et mon rapport aux autres dans le monde, avec plus d'humanité et de partage...

    Et vous ?

    Pour tout cela, pour tout le reste et l'harmonie de ce mélange, un grand merci à un grand Monsieur, au coeur généreux... Je lui souhaite un joyeux RAnniversaire !!

    Terminons donc avec une chanson de Phil Collins, que j'adore, avec juste une petite tRAnsposition de "Elle" à "Lui" wink2

    Two hearts

    Well, there was no reason to believe he'd always be there 
    But if you don't put faith in what you believe in 
    It's getting you nowhere 
    Cos it hurts, you never let go 
    Don't look down, just look up 
    Cos he's always there to behind you, just to remind you 

    Two hearts, believing in just one mind 
    You know we're two hearts believing in just one mind 

    Cos there's no easy way to, to understand it 
    There's so much of my life in him, and it's like I'm blinded 
    And it teaches you to never let go 
    There's so much love you'll never know 


    He can reach you no matter how far 
    Wherever you are 

    Two hearts, believing in just one mind 
    Beating together till the end of time 
    You know we're two hearts believing in just one mind 
    Together forever till the end of time 

    He knows (he knows) 
    There'll always be a special place in my heart for him 
    He knows, he knows, he knows 
    Yeah, he knows (he knows) 
    No matter how far apart we are 
    Ge knows, I'm always right there beside her 

    We're two hearts... 
     Deux coeurs

    Et bien, il n'y avait aucune raison de penser qu'il serait toujours là 
    Mais si tu ne mets pas de foi dans ce dont en quoi tu crois 
    Ça ne te mène nulle part 
    Car ça fait mal, tu ne te laisses jamais aller 
    Ne regarde pas en bas, regarde seulement en haut 
    Car il est toujours là derrière toi, seulement pour te rappeler 

    Deux coeurs, croyant en un seul esprit 
    Tu sais que nous sommes deux coeurs ne croyant qu'en un seul esprit 

    Car il n'y a pas de moyen facile de, de le comprendre 
    Il y a tant de ma vie en lui, et c'est somme si j'étais aveuglée
    Et ça t'apprend à ne jamais lâcher 
    Il y a tant d'amour que tu ne connaîtras jamais 

    Il peut te rejoindre peu importe la distance     

    Peu importe où tu es 


    Deux coeurs, croyant en un seul esprit 
    Battant ensemble jusqu'à la fin des temps 
    Tu sais que nous sommes deux coeurs ne croyant qu'en un seul esprit 
    Ensemble pour toujours, jusqu'à la fin des temps 

    Il sait (il sait) 
    Qu'il y aura toujours un endroit spécial pour lui dans mon cœur 
    Il sait, il sait, il sait 
    Ouais, il sait (il sait) 
    Peu importe à quelle distance l'un de l'autre nous sommes 
    Il sait que je suis toujours juste à côté de lui

    Nous sommes deux coeurs...

    Enfin, on veut y croire !!

    HAPPY BIRTHDAY MISTER ARMITAGE !

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  • Margaret Armitage

    "C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman

    Voici des roses blanches, toi qui les aime tant
    Va quand je serai grand, j'achèterai au marchand
    Toutes ses roses blanches, pour toi jolie maman"
     
    Au printemps dernier, le destin brutal,
    Vint frapper la blonde ouvrière
    Elle tomba malade et pour l'hôpital,
    Le gamin vit partir sa mère

    Un matin d'avril parmi les promeneurs
    N'ayant plus un sous dans sa poche                                                                      Sur un marché tout tremblant le pauvre mioche,                                                                                                   Crédit Richard Armitage
    Furtivement vola des fleurs Margaret Armitage
    La marchande l'ayant surpris,
    En baissant la tête, il lui dit :
     
    "C'est aujourd'hui dimanche et j'allais voir maman
    J'ai pris ces roses blanches elle les aime tant
    Sur son petit lit blanc, là-bas elle m'attend
    J'ai pris ces roses blanches, pour ma jolie maman"
     
    La marchande émue, doucement lui dit, "Emporte-les je te les donne"
    Elle l'embrassa et l'enfant partit,                                                                                                                                           Crédit Richard Armitage
    Tout rayonnant qu'on le pardonne
    Puis à l'hôpital il vint en courant,
    Pour offrir les fleurs à sa mère
    Mais en le voyant, une infirmière,
    Tout bas lui dit "Tu n'as plus de maman"
    Et le gamin s'agenouillant dit,
    Devant le petit lit blanc :
     
    "C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman
    Voici des roses blanches, toi qui les aimais tant
    Et quand tu t'en iras, au grand jardin là-bas
    Toutes ces roses blanches, tu les emporteras"

    Repose en paix,

    Margaret Armitage

     

     

    Chanson de: Pothier et Raiter

     

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  • On a re-découvert cette chanson de JJ Goldman qui, si on tRAnspose, fonctionne si bien avec notre Chouchou... ^^

    Et l'on n'y peut rien...

    Comme un fil entre l'autre et l'un
    Invisible, il pose ses liens
    Dans les méandres des inconscients
    Il se promène impunément

    Et tout un peu tremble
    Et le reste s'éteint
    Juste dans nos ventres
    Un noeud, une faim

    Il fait roi l'esclave
    Et peut damner les saints
    L'honnête ou le sage
    Et l'on n'y peut rien

    Et l'on résiste on bâtit des murs
    Des bonheurs, photos bien rangées
    Terroriste, il fend les armures,
    Un instant tout est balayé

    Tu rampes et tu guettes
    Et tu mendies des mots
    Tu lis ses poètes
    Aimes ses tableaux

    Et tu cherches à le croiser
    T'as quinze ans soudain
    Tout change de base
    Et l'on n'y peut rien

    Il s'invite quand on ne l'attend pas
    Quand on y croit, il s'enfuit déjà
    Frère qui un jour y goûta
    Jamais plus tu ne guériras

    Il nous laisse vide
    Et plus mort que vivant
    C'est lui qui décide
    On ne fait que semblant
    Lui, choisit ses tours
    Et ses va et ses vient
    Ainsi fait l'amour
    Et l'on n'y peut rien 

     

    Jean-Jacques Goldman

    Fantaisie

    Fantaisie

     

    Fantaisie

     

     

     Crédits Robert Ascroft / Getty Images

     

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  • Interview de Richard Armitage :

    Dr Jekyll and Mr Hyde pour Audible, My Zoe, et le Hobbit et plus encore.

    15 novembre 2017

     

    Photos © Audible / NBC / Warner

    Article original à lire ici

    Traduction de l'anglais réalisée par Jolie pensée

     

     

    Richard Armitage discute avec nous de sa nouvelle production pour Audible, Dracula,

    Le Hobbit, ses projets à venir et plus…

     

    Il y a juste un mois, nous avons eu le plaisir de discuter avec Richard Armitage pendant la promotion de Pilgrimage, mais le hasard (et sa productivité) faisant, nous avons eu la chance d’assister à une prise pour sa prochaine performance vocale avec Audible, "Mr Jekyll and Mr Hyde". (1)

    Le roman classique de Robert Louis Stevenson s’intègre dans « The monster collection », une trilogie gothique incluant une lecture de "Frankenstein" par Dan Stevens et "Dracula" par Greg Wise. Il y a aussi une préface de Dr Maria Mellins et Dr Peter Howell, maîtres de conférence Sénior en littérature gothique à l’université Sainte Marie de Londres, qui aussi étrange que cela puisse paraître sont les deux personnes avec qui j’ai pris le plus de plaisir à travailler depuis des années, le monde est petit.

    Notre conversation nous a permis de trouver Richard en forme comme d’habitude, nous avons discuté du procédé et de sa liberté dans son travail vocal, la nature de l’horreur, ses projets à venir et juste un petit peu du roi sous la montagne…

     

    - Den of GeekDoG : Comment Audible s’est rapproché de vous pour travailler sur "Dr Jekyll et Mr Hyde" ?

    RA : J’ai beaucoup travaillé pour Audible. Je fais quelque chose avec eux environ une fois par an, parfois deux. En général je fais plutôt un long livre et ces petites choses qui prennent parfois une journée ou une journée et demi. J’ai fait quelques petites choses pour la Saint-Valentin il y a quelques années, j’en ai fait une pour Noël et je n’en avais pas encore fait pour Halloween, donc ils sont venus et m’ont dit « Tu aimerais lire ce livre ? », c’est quelque chose que j’aime vraiment faire, donc j’ai dit oui et j’aime la littérature gothique, ça me correspond vraiment !

     

    DoG : Est-ce qu’ils vous ont soumis un choix de livres à lire ou avaient-ils "Jekyll and Hyde" en tête pour vous ?

    RA : Non, c’était celui qu’ils voulaient que je lise, mais parfois il y a une sélection et je ne connaissais pas vraiment ce livre, je connaissais l’histoire comme beaucoup de personnes mais ça a été une réelle surprise pour moi quand j’ai lu le livre et c’est intéressant parce que vous vous imaginez un roman beaucoup plus gros, plus lourd parce que tout le monde a beaucoup écrit là-dessus, mais finalement c’est juste une suite de lettres, presque comme le fichier d’un médecin, j’ai trouvé ça fascinant.

     

    DoG : C’est intéressant que vous disiez cela, parce que je pense que particulièrement avec les histoires d’horreur ou la littérature gothique, il y a eu tellement d’interprétations à travers les âges, vous vous imaginez que vous connaissez l’histoire et quand j’ai relu "Frankenstein" il y a quelques années, j’ai été surpris par la petite taille du livre par rapport à mon souvenir parce que ça a été tellement dilué par la quantité de films ou de versions pour la télé.

    - Den of GeekRA : Oui c’est une histoire, dans une histoire, dans une autre histoire. Il y a 3 niveaux de Frankenstein.

     

    DoG : Vous disiez que vous aviez travaillé sur de longs livres pour Audible, mais ce doit être légèrement plus intimidant comparé à la lecture d’un script, parce qu’on ne peut pas le faire à la va-vite ?

    RA : Vous savez quoi, quand je lis un script, c’est intéressant – je n’avais pas réalisé cela jusqu’à ce que je parle avec d’autres personnes de ma façon de préparer un projet – mais quand je lis un script, je lis les mises en scènes à voix haute, je lis vraiment les lignes à haute voix, parce que ça change la connexion avec l’histoire et j’aime lire les mises en scène, parce que ça place la scène dans mon imagination et je suis vraiment vieille école  quand on en arrive à la « storytelling » (2) et la simple construction d’un audiobook, comparé à un film très high tech en haute définition, il n’y a pas vraiment de différences, tout commence par « il était une fois », bon, je ne dis pas vraiment ces mots mais je lis les lignes de mise en scène de la même manière.

    Je m’intéresse à un script en ce moment et c’est super de voir comment vous interprétez juste sur papier et bien sûr quand ils le mettront en image ou… Ce n’est pas toujours pareil quand vous l’avez en image, mais avec un audiobook, je contrôle tout, je m’assieds là et je lis l’histoire comme je la ressens. Ça m’a pris un long moment pour prendre conscience de ma vision, la mienne est probablement traditionnelle, mais c’est unique, et chaque personne aura une version différente de cette histoire et faire que ça titille leur propre imagination est très important.

     

    DoG : Et il y a une différence entre ce que vous avez en tête et comment ça sonne vocalement parlant, particulièrement si vous lisez un long récit et si vous interprétez les voix des personnages ?

    RA : Ça dépend vraiment de l’auteur, la plupart du temps, un auteur historique ou un auteur d’une certaine période parce qu’il n’y avait aucune idée de créer un personnage à l’écran donc les mots utilisés pour décrire les personnages, leur apparence, de quoi ils avaient l’air, comment ils se tenaient et toutes ces choses. En fait il y a plus de détails dans les écrits du courant dramatique que dans l’écriture contemporaine parce que nous sommes plus habitués à une description visuelle qu’à une description littéraire.

    Avec Stevenson ou Dickens, c’est beaucoup beaucoup plus clair dès le début, on saisit l’apparence du personnage, de quoi il a l’air et éventuellement il va tomber dans le stéréotype ou l’archétype si j’ose dire, mais j’aime assez ça. Je pense que le fossé entre le stéréotype et l’archétype est vraiment ténu et souvent quand on trouve un archétype c’est parce qu’il y a quelque chose de reconnaissable et c’est simple. Quand vous parlez d’un docteur, par exemple dans Jekyll et Hyde, on saisit l’époque, ils sont bien éduqués, plutôt studieux et c’est assez facile à reconnaître, mais c’est bien de casser ces stéréotypes aussi, j’ai un peu fait cela avec ce livre.

     

    DoG : Quand vous parlez de la liberté d’interprétation, est-ce que vous avez un directeur ou est-ce que c’est plus un technicien audio ?

    RA : Un peu les deux. Ce sont des techniciens audio mais il m’arrive parfois de leur dire « est-ce que tu penses que c’est une bonne voix pour ce personnage ? » et ils me disent « Oui, fais un peu plus comme ci ou comme ça » ils gardent aussi une trace de toutes les différentes voix que j’ai créées, particulièrement chez Dickens où il y a pléthore de personnages.

    Parfois vous vous surprenez à répéter un type parce qu’il peut correspondre à des centaines de personnages, donc ils vont surveiller ça. On les crée séparément donc c’est bien d’être guidé par quelqu’un et lui dire « est-ce que ça marche ? » et ils vous répondent « oui, oui, c’est vraiment bien, c’est drôle ou essaye de le faire plus profond » donc c’est bien qu’il y ait cette personne avec qui échanger.

     

    DoG : Donc c’est presque comme avoir un public en live plutôt qu’un directeur en soi, non ?

    RA : Oui c’est exactement ça, mais je pense aussi qu’Audible et le directeur veulent que vous alliez de l’avant, ils s’intéressent à votre interprétation et j’adore créer les voix de tous ces personnages, donc c’est plus une performance qu’une simple lecture, mais je crois que si j’abordais quelque chose qui serait plus dans le documentaire, j’aurais une lecture plus neutre pour ne pas m’éloigner du sujet.

     

    DoG : Quand je pense à Jekyll and Hyde, génériquement parlant, je me dis que ce qui est le plus impressionnant, c’est que pour un livre écrit en 1886, il n’a rien perdu en résonance. La société évolue technologiquement parlant et dans d’autres domaines, mais mon interprétation est que la civilisation ressent comme une retenue anormale pour l’humanité, comme si on luttait perpétuellement contre nos désirs irrépressibles.

    RA : Je comprends et ce qui m’a intéressé et ça m’a paru très réel, parce que comme je l’ai dit précédemment, ça ressemblait à une suite de documents venant d’un psychologue, donc à un moment quand vous lisez ça, vous vous dites que ça ne ressemble pas à de la fiction, ça ressemble juste au compte-rendu de la vie d’un homme qui travaillait sur l’addiction aux drogues et les problèmes de santé mentale et quand vous ramenez ça à notre époque, parce qu’on a l’impression qu’une conversation démarre, mais la conversation que nous avons en ce moment sur la santé mentale, les anti-dépresseurs et ce sentiment, particulièrement chez les hommes, et effectivement dans cette histoire, le protagoniste en vient au suicide et je pense que c’est exactement ce que vous venez de dire, on a évolué technologiquement mais sur le plan humain on a les mêmes problèmes et pour moi c’est le cœur de l’histoire.

    DoG : Je crois toujours avec les histoires d’horreur, comme avec beaucoup de genres, on est pris par un truc énorme et la raison pour laquelle j’ai toujours aimé cela, c’est que ça contient bien plus que ce que les gens en perçoivent. Ça peut être ouvertement politique et les gens l’ignorent presque, peu importe le message que vous faites passer. Quelle relation avez-vous avec la littérature ou les films d’horreur ? Est-ce que vous avez baigné dedans dès l’enfance ?

    RA : J’ai toujours été contre ça pour être honnête. Je ne vois pas forcément ça comme de l’horreur, je vois ça comme… du gothique, la source du psychisme et de la psychologie, ce côté de l’horreur me captive. Le genre de Stephen King est un peu une version moderne de ça mais quand ça tourne au gore avec du sang et des boyaux je décroche et si ça bascule un peu trop vers un monde socio-religieux, comme "La Malédiction" (3), je décroche un peu aussi.

    Mais ce genre d’analyses médicales, j’adore. L’horreur est très à la mode (ndlt : du jour – en français dans le texte) en ce moment et je pense que c’est une sorte de remarque sur où on en est politiquement et sociétalement parlant. Je pense que les gens se tournent vers l’horreur parce que c’est un peu comme une saignée si vous me passez l’expression. Je pense qu’on aime ça parce qu’on a comme envie de vomir notre maladie dedans. Je le ressens comme si on était pas au mieux à un certain moment  et on regarde l’horreur comme une façon de se purger.

    DoG : C’est un genre purificateur, les films sont souvent décrits comme des circuits de montagnes russes, mais avec l’horreur, ce peut être un processus purificateur pour se soulager en s’impliquant.

    RA : Oui, la transformation est intéressante aussi, je pense que les gens aiment vraiment l’idée, parce qu’on essaye toujours d’échapper un peu à soi-même, que ce soit un demi-verre de vin pour vous relaxer ou de choses beaucoup plus extrêmes que cela. Dans chaque aspect, même en se distrayant, on a besoin d’être transportés et cette histoire est un peu la source de cette transformation et ça m’a toujours intéressé, on essaye toujours de sortir un peu de soi-même.

    - Den of GeekDoG : C’est intéressant parce que quand vous travailliez pour Hannibal, pour le coup c’est généralement vu comme de l’horreur, mais le dragon rouge est plus psychologique dans le sens où il dérange.

    RA : Oui, c’est un homme qui a tellement souffert, il se détestait lui-même, il voulait vraiment changer de peau, transformer son corps physiquement, d’où les tatouages dans le dos, parce qu’il veut se transformer en quelque chose autre que lui, quelqu’un de plus puissant encore, c’est peut-être particulièrement masculin, mais pas nécessairement, non ? Je pense que beaucoup de gars vont faire du sport parce qu’ils pensent « je veux un corps plus beau, je ne veux pas être moi-même, je veux une nouvelle version de moi-même », fascinant, non ?

    DoG : Finalement, la recherche de la paix intérieure est un peu comme une longue quête en quelque sorte ! La dernière fois que je vous ai parlé, pour "Pilgrimage", vous aviez parlé d’un film irlandais inspiré d’une histoire vraie au tournant du siècle ? C’est toujours d’actualité ?

    RA : Je suis parti à Berlin pendant 5 mois, donc tout est en attente, mais c’est mon projet, comme une passion donc je ne vais pas le laisser tomber, mais c’est toujours en phase de développement, et je vais me replonger dedans.

    DoG : Vous vous le gardez sous le coude !

    RA : Oui, j’ai une autre chose que je prépare pour février avec Julie Delpy ("My Zoe"), qui est mon prochain projet, c’est une histoire vraiment cool d’un couple qui est en train de se séparer et ils s’occupent de leur petite fille, c’est un peu une relation tragique et ça tourne à la … ça touche à la science-fiction dans le dernier tiers. C’est une super oeuvre, c’est elle qui l’a écrite et qui la dirige, c’est super.

    DoG : Ah super, et quand allez-vous commencé à le filmer ?

    RA : Nous faisons les préparatifs juste avant Noël et nous commençons à filmer en février. Ce sera filmé à Berlin. Il y aura Julie Delpy, Daniel Brühl, Gemma Aterton et moi. C’est un petit casting mais c’est une histoire fantastique.

    DoG : Donc un retour à Berlin pour vous du coup.

    RA : Berlin, Londres et Moscou. Ce sera une petite aventure très intéressante !

    DoG : Quand j’ai publié la dernière interview que j’ai faite avec vous, c’est la première fois qu’il y a eu une telle activité sur mon compte Twitter alors qu’habituellement, il reste sans intérêt. Vos fans vous soutenaient incroyablement, alors j’ai demandé à RA US si elles avaient une question particulière pour vous. Une concernait la télé, une sur le cinéma, une sur la scène et une autre sur l’audio, alors laquelle préférez-vous ?

    RA : Hum… la scène.

    DoG : Elles disaient que l’annonce de "Macbeth" était une belle surprise, mais vous êtes si bon dans les comédies, est-ce que vous avez cherché d’autres projets théâtraux avant et quelles sont les chances que vous cherchiez une comédie socialement plus pertinente comme "Love, Love, Love" ?

    RA : L’annonce de "Macbeth" était sûrement un peu prématurée, on parlait de cette pièce, mais il y a 3 autres "Macbeth" en cours à Londres en 2018, donc on va peut-être revenir sur cette idée ! (rires) et repartir sur autre chose que nous avions déjà abordée, plus social… (4) quelque chose qui n’a encore jamais été fait, une pièce grecque.

    C’était donc une sorte de fausse piste, mais je cherche. Je suis allé voir récemment la nouvelle pièce de Mike Bartlett (5) « Albion » à l’Almeida qui est probablement la meilleure pièce que j’ai vue ces 5 dernières années. J’ai adoré travailler sur ses textes et je recherche une comédie, mais j’aime aussi ces choses qui vont provoquer la conscience sociale et si vous arrivez à faire ça dans une comédie, ou une comédie noire, eh bien je pense que vous faites ce qu’il y a de mieux dans le théâtre, donc je vise quelque chose comme cela.

    DoG : J’étais un peu limité la dernière fois que nous nous sommes parlés et je n’avais pas évoqué le "Hobbit" du tout et j’étais curieux, parce que ça a occupé votre vie si longtemps, particulièrement avec toutes les conférences de presse. Maintenant avec du recul, comment le ressentez-vous ?

    - Den of GeekRA: Ça me manque et j’ai adoré travailler en Nouvelle-Zélande, j’ai adoré travailler avec Warner Bros, j’ai travaillé 3 fois avec eux jusqu’à maintenant et j’ai travaillé sur "Ocean’s 8" au début de l’année, film qui sortira en juin l’année prochaine, donc je vais repartir dans les conférences de presse pour la promotion du film. C’est bien parce que vous faites autant d’effort à travailler sur le film qu’à le faire réellement et il m’est arrivé de détester cette partie du travail mais maintenant j’aime ça. Parce que c’est le moment où vous sortez du film, vous parlez face à face avec les fans, parfois avec les films indépendants on fait des festivals et comme la diffusion du film est limitée, vous ne vous attendez pas toujours à parler avec beaucoup de gens et parler de vos projets donc à cet égard, je pourrais parler du Hobbit le restant de mes jours tellement que j’y ai pris du plaisir.

    J’étais sur le point de travailler avec Peter Jackson, Philippa Boyens et Fran Walsh cette année sur le dernier film de Christian Rivers (Mortal Engines) (6) , mais je n’ai pas pu le faire à cause de Berlin Station, mais je sais que je travaillerai à nouveau avec eux à l’avenir et je retournerai en Nouvelle-Zélande. Le Hobbit a laissé une telle empreinte en moi que c’est comme un petit cœur battant pour lequel j’aurai toujours énormément de reconnaissance.

    DoG : C’est une façon adorable de le décrire. Et il faut que je vous dise que mon fils qui a 3 ans, qui a vu quelques scènes des deux premiers volets du "Hobbit" est en train de composer des chansons pour vous parce qu’il a l’air de croire que vous et les nains pourriez chanter une chanson qui s’appelle « Special pie » !

    RA : Special pie ! Oui qu’on le fasse ! C’est une bonne chanson, il faut qu’on aille l’écrire, Special pie !

    DoG : Je mettrai un copyright sur les paroles quand il aura fini de l’écrire dans quelques années ! Merci encore pour le temps que vous m’avez consacré et bonne continuation pour la suite.

    RA : Merci beaucoup, j’étais content de parler avec vous !

    DoG : Richard Armitage, merci beaucoup !

     


     

    NDLT :

    • (1) "Dr Jekyll and Mr Hyde" en français « L’étrange cas du Dr Jekyll et M. Hyde » est une nouvelle de Robert Louis Stevenson, écrivain écossais, écrite en 1886. On connaît Stevenson surtout pour « L’île au trésor ». Cette nouvelle raconte l’histoire d’un médecin, le Dr Jekyll qui met au point une drogue lui permettant de séparer ses bons côtés de ses mauvais. Le soir venu, c’est le mauvais côté qui prend le dessus et transforme le médecin en M. Hyde. De nombreuses interprétations cinématographiques ont été réalisées, des plus fidèles au plus parodiées, comme "Dr Jerry et Mr Love" avec Jerry Lewis.
    • (2) Le storytelling est une technique utilisée dans le marketing, la littérature ou la politique qui consiste à mettre l’accent sur les points qui vont susciter l’attention, l’émotion du lecteur, de l’auditeur ou du spectateur. C’est une sorte de mise en récit de l’histoire. Dans le cinéma c’est une lecture à voix haute de l’histoire avec tous les intervenants. Le metteur en scène et les acteurs vont alors lire et donner les lignes directrices sur le ton de l’histoire et les émotions à faire passer, tout en exprimant leurs sentiments et points de vue.
    • (3) "La Malédiction", "The Omen" en anglais, est un film d’horreur de Richard Donner sorti en 1976.
    • (4) Nous pouvons imaginer Richard mimer avec les doigts des guillemets pour reprendre la formule de RA US.
    • (5) Mike Bartlett est un dramaturge anglais. C’est lui qui a écrit notamment "Love, Love, Love" dans laquelle Richard avait joué. Il a écrit également pour la télé (Dr Who par exemple) et de nombreuses reprises théâtrales.
    • (6) Christian Rivers est un dessinateur et technicien en effet spéciaux qui a beaucoup travaillé avec Peter Jackson puisqu’il a collaboré avec celui-ci sur "King Kong", les trilogies du "Seigneur des Anneaux" et du "Hobbit". Il a d’ailleurs reçu un Oscar et une récompense de la British Academy of film pour son travail dans "King Kong". En 2015 et 2016, il réalise deux courts métrages et en 2018, il réalise son premier film, "Mortal Engines".
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  • Interview exclusive avec Richard Armitage sur son nouveau film Pilgrimage,

    le lien avec ses personnages, et plus encore

    9 juillet 2017

     

    Photos © RLJ Entertainment

    Article original à lire ici

    Traduction de l'anglais réalisée par Jolie pensée

     

    Alex Moreland a discuté avec Richard Armitage de son nouveau film Pilgrimage... 

     

    - Flickeringmyth.com RLJ Entertainment

    AM : Qu'est-ce que vous a attiré dans ce projet à la base ?

    RA : La période m'intéressait, j'ai toujours aimé cette partie de l'histoire. Je me suis souviens à l'école primaire, je m'intéressais à Richard Cœur de Lion et à la conquête normande (1). Dans cette version particulière de l'histoire, j'étais fasciné par ce garçon élevé pendant l'occupation de l'Irlande rurale et le conflit d'un groupe de moines pacifistes contre cette famille, en particulier Raymond de Merville qui, comme le jeune prince, a grandi en période de guerre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

     

    AM : Le film traite de la foi et de la force de conviction, etc. Quel est votre lien avec ces idées et est-ce qu'elles ont une place dans votre propre vie ? 

    RA : Je pense que ce qui m'a vraiment interpe pendant le tournage c'est quand la relique a finalement été révélée sur ce promontoire rocheux, chacun y mettant tout son espoir et tenant cet objet avec tant de vénération et de force que c'est devenu comme un mythe. Je pense dans un sens que la réaction du personnage dans cette histoire est un peu moqueuse (critique) et on fait un peu la même chose dans nos sociétés contemporaines. On porte des idées avec tant d'importance, quel que soit le Dieu dans lequel on croit, c'est projeter quelque chose dans quelque chose qui n'a pas de valeur. C'est le fil conducteur du film.

     

    AM : Pensez-vous que le film soit critique sur ce point de vue ?

    RA : Je trouve que vers la fin du film, vous commencez à réaliser que l'auteur Jamie (Hannigan, le scénariste) et le réalisateur (Brendan Muldowney) ont vraiment travaillé sur la camaraderie et la célébration de la vie au moment où se produit le carnage sur cette plage. Ils suggèrent qu'on ne devrait pas placer autant d'importance dans ces reliques et est-ce que ça vaut le coup de mourir pour ça ?

     

    AM : Quand vous regardez le film, trouvez-vous étrange de vous voir dans ce rôle ?

    RA : Oui, c'est toujours un peu étrange et une des choses que je devais faire était de jouer en français. Je travaillais au Canada quand j'ai eu le rôle et j'ai commencé à travailler sur la langue et les canadiens m'encourageaient alors je suis allé tourner en Irlande et le professeur m'a dit "oh vous parlez avec l'accent québécois". Alors elle a commencé à m'apprendre avec l'accent irlandais! Quand je suis allé sur l'autre lieu de tournage, ils m'ont dit que je parlais français avec l'accent irlandais. L'enseignant là-bas était belge donc j'ai fini par parler français avec l'accent belge. C'était sympa de préparer ce rôle, je me focalisais sur le langage de mon personnage, donc il colle assez à ce monde. J'ai aimé jouer son rôle, il est très sombre mais j'ai essayé de trouver les raisons et le déclencheur qui ont fait qu'il soit devenu comme cela.

     

    - Flickeringmyth.com RLJ EntertainmentAM : Sur ce point, vous avez précédemment parlé de quelque chose que j'ai trouvé assez intéressant qui est l'idée de chercher un certain dualisme dans vos personnages. Vous pourriez nous dire ce que vous entendez par là ? Avez-vous trouvé la même caractéristique dans ce personnage en particulier ?

    RA : Oui. Je crois, avec ce personnage, c'était assez difficile à trouver mais ce que j'ai fait, dès que le personnage a un rôle, dans le cas de Raymond c'est de suivre la relique à tout prix, même si cela peut lui coûter la vie, c'est un récit assez sombre, un but sombre à suivre. Vous devez comprendre ce qui le motive, même dans les moments les plus sombres, il reste humain, il a des éléments provocateurs. L'un d'eux est le fait que son père est faible, il dit de lui que c'est un lâche, et sa famille est en train de s'effondrer. Son but est de maintenir sa famille en vie et en prenant la relique et en se faisant bien voir de son roi, il combat cela en quelque sorte. Donc l'ambition est vraiment dans ses tripes et pour être honnête, en tant qu'acteur, je peux comprendre comment l'ambition peut vous dévorer à vos dépens. Il est donc question d'équilibre et malheureusement, Raymond n'a pas trouvé cet équilibre.

     

    AM: Pensez-vous que le personnage est franchement méchant ou est-ce que son ambition est trompeuse ? 

    RA : Vous savez, pour être honnête, je ne l'ai jamais considéré comme un méchant. Je le vois un peu comme un porteur de guerre, d'un point de vue moderne, on considère les belligérants comme des personnes méchantes, mais je pense que dans cette période brutale dont on parle, il aurait été considéré comme un héros ou un champion parce qu'il poursuit sa quête. Mais oui, j'avais comme un goût amer dans la bouche de jouer ça.

     

    AM : Pour revenir à ce que vous disiez sur les différentes langues, ce que j'ai trouvé intéressant dans Pilgrimage est la façon dont le langage est utilisé, en passant souvent de l'un à l'autre et bien sûr le personnage de Jon Berntal avait très peu de dialogues contrairement à vous. Est-ce que cela a une quelconque incidence sur votre performance ?

    RA : Eh bien chacun de nous à différents niveaux ne parlait pas forcément dans sa langue maternelle et ça aide pour s'immiscer totalement dans une autre époque, dans la peau d'un autre personnage. Je pense que ça pousse le texte dans une dimension plus poétique, ce que Jamie Hannigan a très bien réussi. Mais, comme vous disiez, le personnage de Jon Bernthal ne parle pas mais je pouvais le sentir, à chaque moment, dans chaque rapport que j'avais avec lui, tout ce qui faisait était écrit dans son esprit, il ne l'exprimait pas tout simplement. C'est quelque chose qui m'a toujours fasciné dans un personnage, la plupart du temps, vous ne dites pas la vérité, il y a plein de choses que vous voulez dire mais vous choisissez de ne pas les dire. Les silences sont très importants dans le langage. Oui je suis fasciné par le langage, je trouve tout cela intéressant.

     

    - Flickeringmyth.com RLJ EntertainmentAM : Ce que vous disiez sur le silence, l'intériorité, comment avez-vous travaillé le processus de réflexion et le profil de votre personnage ?

    RA : Le scénariste m'avait donné de nombreuses indications - Il venait de Rouen et avait grandi principalement en Irlande. Il y a eu l'occupation quand il était jeune homme, approximativement alors qu'il était adolescent, donc j'ai cherché dans les racines de sa famille, dans le manque de mère ou d'énergie féminine. Je pense que cela en dit pas mal sur le style et la tonalité de l'oeuvre. Je l'ai construit comme cela et je l'ai associé à des images, des musiques. Mais vraiment, c'est un peu comme un road movie linéaire, l'arrière-plan du personnage était décoratif. Il fallait qu'il y ait le ici, le maintenant et le après, c'est là qu'il fallait être avec ce personnage qui est quelqu'un de déterminé, ambitieux et qui va de l'avant.

     

    AM : Quelles sortes de musiques et d'images avez-vous utilisées pour ce personnage ?

    RA : Il a un artiste très kitsch qui s'appelle Odd Nerdrum (2), que j'ai utilisé à cette époque. En fait, j'ai trouvé un gros livre sur son œuvre et je l'ai envoyé à Brendan avant le tournage, parce que pour moi, cela représentait vraiment le monde. J'ai aussi utilisé un album de Joselyn Pook (3) qui fait une musique aux sonorités spirituelles, mais en même temps c'est très moderne et électronique. Je l'écoutais tous les matins dans la voiture pour aller sur le tournage.

     

    AM : Est-ce une chose que vous faites pour chacun de vos rôles ?

    RA : Oui, c'est ma manière de me concentrer. Parce qu'il y a tellement de distraction mentale quand vous travaillez sur un film que trouver un morceau de musique peut vraiment vous aider à focaliser votre esprit et vous remettre en place. Oui, j'ai tendance à faire ça.

     

    AM : Quand vous travaillez aux côtés d'un acteur comme Tom Holland qui a approximativement l'âge que vous aviez lorsque vous avez débuté il me semble, est-ce que cela vous rappelle votre carrière ? Auriez-vous un conseil à lui donner ?

    RA : Oui, en effet. Quand je repense à moi au même âge, c'est un acteur courageux, audacieux, inspiré, je ne pense que pas j'avais une once de son talent au même âge. J'ai beaucoup d'admiration pour lui. Il est tellement dévoué et voir autant d'engagement dans un acteur si jeune, c'est vraiment super et je crois qu'une incroyable carrière s'ouvre à lui.

     

    AM: Vous avez fait beaucoup de théâtre, de film et de télévision. Comment pensez-vous que ces différents arts affectent votre approche ?

    RA : Cela dépend de ce qu'on va me demander. Quand vous travaillez pour du théâtre, j'ai tendance à, c'est plus une habitude qu'une tendance, s'y adapter. Vous devez jouer 8 fois par semaine pendant douze semaines, vous devez être endurant. C'est la même chose pour un film, mais parce que vous jouez scène par scène vous pouvez garder votre énergie et la dépenser de différentes façons. Préparer un rôle est à peu près la même chose, avec le temps qui vous est imparti, vous essayez de contracter le plus de petites choses que vous pouvez pour votre rôle. J'écris beaucoup, et j'écoute de la musique, regarde des images et vous transportez votre imagination là où vous devez la transporter.

     

    AM : Vers où va votre choix ?

    RA : Je ne me suis jamais vu comme un acteur de cinéma, j'ai toujours été attiré par la scène. Mais j'ai travaillé plus sur des films que nulle part ailleurs et quand vous travaillez sur un film j'ai l'impression d'avoir beaucoup de temps, d'avantage que pour un téléfilm et particulièrement avec une production indépendante, j'ai l'impression que l'expérience est bien plus vaste. Donc pour le moment, j'aime beaucoup travailler pour des films indépendants au budget modeste, parce que c'est là que je fais évoluer ma carrière d'acteur et il n'y a pas de production terrifiée par les risques encourus. Donc pour le moment, c'est ce que je trouve excitant.

     

    AM : Que pensez-vous de la place des films indépendants dans cette industrie en ce moment ? Trouvez-vous qu'on les soutient assez ?

    RA : C'est toujours un grand combat mais je trouve aussi que les plateformes multimédia disponibles ont ouvert le champ des possibles pour voir un film. Sortir un film n'est plus un chemin de croix, Netflix et Amazon y ont contribué et ce sont de super plateformes pour diffuser des films. Les gens regardent les films de différentes façons, regarder un film à la maison sur un grand écran n'est plus un compromis. C'est bien, parce qu'au bout du compte, on veut juste travailler et faire de bons films. Maintenant, on se fiche de savoir si ça sort au cinéma ou pas.

     

    AM : Y a t-il des rôles que vous aimeriez jouer ou que vous n'avez pas pu jouer ? Rôles spécifiques ou d'autres genres ?

    RA : Je ne sais pas vraiment. Il y a plein de personnages historiques que j'adorerais jouer mais je ne suis pas assez vieux pour cela. Je suis en train de travailler sur un personnage dans un film que j'essaye de produire conjointement avec Irish Film Board, basé sur une histoire vraie et j'espère vraiment que je serai à la hauteur. J'aimerais bien aussi faire de la science-fiction. J'ai étudié la science-fiction que je préparais mon A-Level (4) et ça m'a toujours fasciné. Mon prochain projet s'aventure un peu dans la science-fiction, donc ça va être intéressant.

     

    AM : Bon cela nous amène à ma dernière question. Est-ce que vous pourriez nous en dire plus sur vos projets à venir ?

    RA : Oui, alors il y a un film écrit par Julie Delpy qu'elle va produire et diriger et qui s'appelle My Zoe. C'est un projet qui la passionne et elle travaille dessus depuis une dizaine d'années. Il y est question d'un mariage et de ce qui arrive à une petite fille, ça commence par une histoire de famille assez tragique et intéressante et il y a un peu de science-fiction.

     

    AM : En définitive, qu'aimeriez-vous que le public retienne de Pilgrimage et de votre travail en général ?

    RA : J'espère qu'ils seront transportés dans un monde et une époque très très loin de l'époque dans laquelle ils vivent, mais en même temps ils peuvent s'identifier aux passions de ces personnes d'il y  a des siècles, qui sont finalement comme nous le sommes maintenant, pleins d'ambition, de rage et très pieux. J'espère qu'on aura permis au public de s'y identifier. En ce qui concerne ma carrière et mon travail, je souhaite que le public ne me reconnaisse pas dans la peau de personnage mais qu'ils voient le personnage avant de me voir moi. C'était mon but ultime.

     

    AM : Richard Armitage, merci beaucoup 

     


    Ndlt:

    (1) Période du Moyen-âge au cours de laquelle le duc de Normandie Guillaume le Conquérant envahit le royaume d'Angleterre. Cette invasion a pour événement marquant la bataille de Hastings en 1066 qui se solde par une victoire des normands et est la source du rayonnement du duché de Normandie sur l'Europe.

    (2) Odd Nerdrum est un peintre contemporain norvégien autoproclamé kitsch dont les œuvres sont très controversées de par leur violence et leur connotation sexuelle ou dérangeante.

    (3) Joselyn Pook est une compositrice de musiques de films. Elle a travaillé notamment sur Eyes Wide Shut ou Gangs of New-York.

    (4) A-Level est en quelque sorte l'équivalent du bac en France.

     

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  • Traduction du message de Noël de Richard

    https://twitter.com/RCArmitage/status/943477810131296257

     

    Voeux 2017

    Je voulais saisir cette occasion alors que l'année touche à sa fin pour vous remercier de votre soutien en 2017. Encore une fois, le niveau de ce soutien des supporters a été incroyable : c'est quelque chose qui continue de m'émouvoir. Je ne le prendrai jamais comme acquis. 

    A bien des égards, ce fut une année géniale mais aussi pleine de défis. Je pense que la plupart d'entre nous sentons un grand changement dans le monde, l'essentiel nous en est transmis à travers les médias sociaux. Ce furent d'excellents outils pour que les gens se rassemblent afin de partager des expériences et de communier, mais ils furent également des lieux où l'on trouve des relations qui tentent de diviser et abuser.

    Merci d'être les précurseurs d'un comportement gentil et décent, merci d'avoir apprécié certaines des lois absurdes que j'ai définies pour nous, ici, à propos d'un mauvais langage (pour le bien des suiveurs les plus jeunes). 

    Comme vous le savez, j'essaye de me battre pour certaines causes : Cybersmile : https://cybersmile.org/ et Young Minds : https://youngminds.org.uk/, deux associations qui soutiennent des idées que nous partageons tous ici : être sûrs que nous pouvons nous protéger les uns les autres et nos jeunes membres confrontés aux aspects les plus violents des activités en ligne qui touchent la vie quotidienne des adultes autant que celle des enfants.

    C'est très important pour moi, je suis très sensible à toutes ces choses moi-même, même à 46 ans, je le ressens encore intensément et nous ne devons jamais sous-estimer leurs pouvoirs. 

    Alors que notre paysage politique et nos médias captent notre attention à travers des reportages négatifs et des techniques de division, il dépend de nous de nous rassembler et de nous débarrasser de cette haine que l'on attend de notre part. Notre seule défense face à la division c'est l'Unité, qui vient avec (et rime avec) Communauté. A notre petite échelle, en fait, avec le plus petit des gestes, nous pouvons défier ceux qui comptent sur nous pour diffuser la haine afin de contrôler et diviser la société. Nous savons que ces petits gestes sont la gentillesse, la considération, l'attention, l'humilité, la gratitude, la courtoisie. Cela semble très vieux jeu… Et bien, je suis très vieux jeu. 

    J'essaie de contrebalancer toute cette négativité, ici, avec quelques mots positifs. Je dépends de vous pour m'aider. J'essaye d'être un gentleman envers tout le monde. J'essaye de traiter tout le monde de la manière dont j'aimerais être traité, avec respect et égalité. J'essaye de ne rien prendre pour acquis, je reconnais combien j'ai été chanceux dans ma vie, mais je n'ai jamais perdu de vue d'où je viens et combien mes parents ont travaillé dur pour nous soutenir, mon frère et moi.

    J'ai récemment posté un article de Shelter qui m'a vraiment troublé sur le nombre de jeunes gens qui n'auraient pas de maisons où aller pour Noël. Merci pour votre incroyable générosité. Chaque don qui a été fait, est signalé sur mon téléphone…. Ça a sonné 7 jours sur 7 depuis le post et vous avez recueilli beaucoup d'argent, fait des donations personnelles, créé des groupes qui ont organisé des ventes aux enchères et donné les recettes... Toutes sortes de gestes incroyables. Je prends le temps de lire les messages de chacun et Shelter m'a contacté pour dire merci; alors je vous transmets leurs remerciements avec tout mon coeur. Merci. 

    J'ai aussi reçu des cartes individuelles et des notifications de présents aux œuvres de charité, de donations, de chèques et d'argent pour différentes causes. Je promets que tous ces dons arrivent au bon endroit et merci beaucoup pour chaque centime. Je sais que, parfois, nous avons le sentiment de toujours fouiller dans nos poches pour donner aux oeuvres de charité, mais n'est-ce pas ce que nous faisons dans une société qui se soucie les uns des autres ?

    Je viens d'un pays avec un fort sentiment de bien-être, qui est sûrement érodé, et dans d'autres pays les normes et les croyances diffèrent grandement, ce qui est toujours un choc pour moi, mais personnellement, je crois en cela. Il y a plus qu'assez de choses à faire, il suffit de les partager équitablement. Encore une fois, à notre niveau, le don le plus modeste défie l'inégalité financière dans ce monde, et la législation qui protège la cupidité. En fait, cela me rend toujours humble quand je vois des gens qui semblent ne rien posséder et qui mettent quelques pièces de monnaie dans les mains de quelqu'un qui vit dans la rue. Plus que l'argent, c'est votre temps, votre attention, votre considération, même un sourire de soutien (je le sais pour en avoir reçu un) qui peuvent faire la différence et faire sentir à quelqu'un qu'il n'est pas seul même juste pour une seconde. Alors tendez la main. 

    Je veux souhaiter joyeux Noël à tout le monde en célébrant ces fêtes, joyeuses vacances, si vous en prenez, joyeuse année alors que nous passons tous en 2018. Je suis rempli d'attente, d'espoir et de motivation pour une année 2018 géniale.

    Encore une fois, merci d'être tous là, de soutenir mon travail, mais plus important de vous soutenir les uns les autres et de partager vos expériences.

    Avec amour et bonne humeur.

    RA

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